vendredi 30 novembre 2007

Cergy, Cergie, Cergy-Pontoise et Cergipontin, du neuf cinq

Photo prise le 19.04.06 à 07H31. Canon PowerShot A80.
Publiée le 19.04.06 à 9H50 sur le 2ème message de Cergipontin:

Cergy-Saint-Christophe : l'Axe Majeur


CERGY-PONTOISE, Cergipontain, CERGIPONTIN

CERGY, CERGIE




Retour au printemps, à la genèse. Oui, aux débuts de ce blog dont c’est aujourd’hui la cinq centième parution. Un blog voulu pour parler de ma ville... et de moi.
Un blog parle toujours de son auteur. Cergipontin regarde autour et en dedans de moi, tout en ayant les yeux ailleurs, au loin.
J’ai démarré avec quatre messages, le 19 avril 2006, après avoir choisi en deux minutes le nom du blog et ce surnom qui à présent me collent à la peau.
Ce matin là, assez tôt, je suis allée à l’Axe Majeur et ai photographié les Douze Colonnes qui en sont le plus beau fleuron. J’aime les Douze Colonnes. De leur esplanade elles offrent un magnifique point de vue jusqu’à Paris la Défense. L'on s’y sent en paix.
J’ai aussi pris cette photo qui dit beaucoup de Cergy. Le regard se promène de la rambarde de l’ancienne voie ferrée, aux étangs de Cergy Neuville, en passant par la boucle de l'Oise et les maisons du vieux village.
J’ai retrouvé cette photo avec plaisir. Je l’ai préparée comme je prépare mes photos aujourd’hui.
Elle est l'une de mes toutes premières photos numériques. Elle a été prise avec l’A80 prêté par Patrick, lorsqu’il n’en avait pas besoin, en automatique, ne sachant rien des réglages. Et bien, j'en suis malgré tout contente. Je me dis que ce n’est ni la technique ni l’appareil qui font la photo, même si cela aide.
Mais surtout le sujet, la lumière, l'oeil et le désir du photographe.
Pourvu que le désir, je l'aie longtemps...



Returning to spring, to the genesis. Yes, at the beginnings of this blog. Today, it is its five hundredth post. A blog desired to speak about my town... and about me. Of course. A blog ever speaks about its author.
I started with four messages, on April 19, 2006, after having chosen in two minutes the name of the blog and the nickname which now I carryaround with me. This rather early morning, I went to l’Axe Majeur, a place in Cergy and photographed the Twelve Pilars which are its most beautiful fleuron. I like these Twelve Pilars. From their esplanade they offer a splendid point of view to Paris la Defense. One can feel in peace.
I also took this photograph which says much about Cergy. The glance walks from the old railway, to the Cergy Neuville’s ponds, while passing by the Oise River’s meander and the houses in the old Cergy’s village. I found this photograph with pleasure. I prepared it as I prepare my photographs now.
It is one of my very first numerical photographs. I used Canon A80 lent by Patrick, when he did not need it. Automatically, knowing no adjustments. Well, I am in spite of that glad of it. I think that it is neither the technique nor the camera which makes the photograph, even if that helps. But especially the subject, the light, and mainly the eye and the desire of the photographer.
Let's hope I have a desire still a long time...


500
Ce jaune, puis ce vert, ont longtemps habillé Cergipontin

mercredi 28 novembre 2007

Cergy-Préfecture (95) : le bus 18 pour Roissy

Le 22.11.07 à 7H20

Depuis la gare de Cergy Préfecture, il est possible de prendre le bus 18. De 6H00 à 20H00, il vous mène en une heure à Roissy-Gare-TGV. Certaines personnes, employées là bas, sont à l'arrêt à l'attendre tous les jours. D’autres, les voyageurs, parfois.
Ce matin là, mon amie Li Chun et sa valise rouge devaient décoller de l’Aéroport International Roissy Charles de Gaulle pour Taiwan, via Kaohsiung et Honk Kong.
Attente dans le froid et l'obscurité de la nuit. Soulagement lorsque le bus se présente. L’on se presse à la porte. Il est réconfortant de pouvoir compter sur une personne. Elle s'est sans doute levée beaucoup plus tôt que vous. Elle vous accueille à votre montée dans le bus d’un regard, d’un sourire...



At the Cergy Prefecture’s bus, railway and RER station, it is possible to take bus 18. From 6;00AM to 8;00PM, it needs one hour towards Roissy-TGV-Station. Some people, employed there, wait for it every day at the bus stop. Some travellers wait sometimes.
That morning, my friend Li Chun and her red bag, had to take off from the International Airport Roissy Charles of Gaulle for Taiwan, via Kaohsiung and Honk Kong. Standing in the cold and the darkness of the night. Feeling better when the bus comes. Then pushing at the door.
It comforts to be able to count on a person. Undoubtedly, he rose much earlier than you. As you are climbing into the bus, he gives you a glance, a smile...


[499]

lundi 26 novembre 2007

Roissy-en-France (95) : L'heure bleue

Le 24.11.07 à 7H52

Aéroport International Charles de Gaulle. Vol en provenance de Sydney (Australie) via Abu Dhabi (Emirats Unis).
A l'heure...

Roissy-en-France. Vers la Francilienne pour Cergy.
L'HEURE BLEUE...

Banquette arrière de la Kangoo. Etienne, le fils aîné.
Blues à la full moon...

(En Australie, il y a 3 millions de "backpakers". Ces personnes sillonnent le pays en allant à l'aventure. La PLEINE LUNE était le 24.11.2007 à 15H30).



"On the road again
Just can't wait to get on the road again"...


-CANNED HEAT-



Aéroport International Charles de Gaulle. Vol en provenance de Sydney (Australie) via Abu Dhabi (Emirats Unis).
At time...

Roissy-en-France. Towards la Francilienne Road and Cergy.
BLUE Hour...

Back seat de la Renault Kangoo. Stephen, the elder son.
Blues à la pleine lune...


(There are 3 millions backpakers in Australia. In France, the FULL MOON was at 03:30PM on saturday 11.24,07).

[498]

vendredi 23 novembre 2007

Cergy-le-Haut (95) : le bois Lapelotte

Le 10.11.07 à 10H50

Certains P’tits Faons de la Région Parisienne ont bien de la chance de pouvoir s’enfoncer dans certains petits bois, sans risquer de se perdre ni de rencontrer de meute. Ce sentier du Bois Lapelotte est, montre en main, à 3mn à pied de la porte de notre domicile. Il suffit de sortir, de longer deux maisons avant d’arriver à la coulée verte dite "Promenade des Deux Bois" que nous appelons aussi "la plaine". La plaine traversée, l’on arrive au Bois Lapelotte qui la borde sur toute sa longueur.
Les souvenirs se gardent précieusement. Cependant, lorsqu’on les partage, ils se ravivent. L’un de mes plus beaux souvenirs est lié au Bois Lapelotte.
J’ai cherché et retrouvé dans ma boîte à trésors en carton, ce message griffonné sur post-it. Il a été dicté par Pierre, notre plus jeune fils, à Annabelle, la grande sœur, après que nous ayons emménagé à Cergy et avant qu'il ne sache écrire.

"Chère Maman
Je pars à jamais dans la forêt
Pourquoi n’as-tu pas planté de petits pois dans mon jardin ?
Adieu"


Nous avions attribué un carré de jardin à chacun des enfants. Oh pas bien grand, à peine 1m2. Suffisant pour que Pierre y sème des salades et des betteraves rouges, qui ont bien donné. Son frère aîné était beaucoup moins assidu au jardinage et j’avais fait quelques semis dans son carré. Telle était l'origine du mécontentement du bon petit ouvrier bafoué.
Pierre a donc rassemblé quelques affaires dans un sac, son doudou, de quoi se changer plusieurs jours, avait dicté son mot et était parti dans le bois Lapelotte. Patrick et moi avons chargé les deux grands de jeter un œil de temps en temps. Pierre est resté dans le bois tout l’après midi. Le soir tombant, il s’est glissé subrepticement dans la maison, puis à table, comme si de rien n’était...



Some Little Fawns in Paris Area are much lucky being able to sink in some little woods, without risking likely to get lost nor to meet pack. This path in Lapelotte Wood is located 3mn on foot from our home door.
One of my most beautiful memories is linked to Lapelotte Wood. I looked for and found in my treasure carton box, a message written on a post-it. It was dictated by Pierre, our younger son, to his big sister Annabelle. It was after we moved in Cergy and before he can write.

"Dear Maman
I’m leaving in the forest for ever.
Why didn't you plant peas in my garden?
Goodbye"

We had allotted a little patch of garden to each kid. It was sufficient so that Pierre sowed there some salads and beets with success. His elder brother was a less assiduous gardener and I had made some sowings in his garden. Such was the origin of the dissatisfaction of the tiny ridiculed good worker.
Pierre thus gathered in a bag his security blanket, enough things for several days, dictated these words and left in Lapelotte wood. Patrick and I asked the two elder ones having a glimpse from time to time at him. Pierre remained in the wood during the all afternoon. When evening came, he slipped surreptitiously into our house, then at table, as if nothing had happened...

mercredi 21 novembre 2007

Paris 4ème : la terrasse de café


Le 28.08.07 à 10H50

Partout souffle un vent glacial sur les blogs qui se couvrent de givre, et l’on semble avoir oublié qu’il y a quinze jours encore, tiens le jour où j’ai photographié le bassin du Palais de Tokyo, nous pouvions avoir la tentation de déjeuner en terrasse au café Branly... De toute façon, même au plus fort de l'hiver, les parisiens n'ont jamais froid. Ils adorent manger dehors, sous le couvert d'un vague plastic les jambes aux courants d'air, le crâne rôti par un parasol chauffant.
Lorsque nous avons fait notre safari-photo dans divers coin de Paris, Reflex et moi, il faisait beau et chaud. Nous sommes allés à Beaubourg. Place Igor Stravinsky, nous avons vu la fontaine animée par Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Cela nous a donné soif. Nous avons vu cette terrasse de café.
Ben oui. Il faut cultiver toutes les formes d’art. Reflex et moi avons cultivé l’art de vivre et avons écumé pas mal les bistroquets...



Everywhere in France, a freezing wind blows on the blogs which are covered with frost. Everyone seems to have forgotten that still two weeks ago, for instance the day when I photographed the Modern Art Museum’s pound, we were tempted to have our lunch outside the Café Branly... Even in the depths of winter, the Parisians are actually never cold. They do love being seated outside, in the shelter of a kind of draughty plastic tent, roasted under a heating parasol.
When Reflex and I went on our photographic safari here and there in Paris, it was sunny and warm. We were in Place Igor Stravinsky closed to Beaubourg Museum, we saw the fountain animated by the artists Niki de Saint Phalle and Jean Tinguely. That made us thirsty.
We saw this café’s terrace. It is necessary to be interested in culture and monuments, of course. Reflex and I visited alternately Paris and the bistros (cafés)...

lundi 19 novembre 2007

Paris 16ème : le Palais de Tokyo *** Paris Modern Art Museum

Le 07.11.07 à 12H50. Canon EOS 400D

Le Palais de Tokyo abrite le Musée d'Art Moderne de la ville de Paris. Si le froid n'a pas réussi à rhabiller toutes les "belles filles", il a chassé les "amoureux" des marches et vidé le bassin.
Cette précaution est indispensable. Peu profond, le bassin pourrait subir de graves préjudices du gel.
Avez vous déjà songé, en contemplant le ballet romantique des barques, des canards, des cygnes à la surface des lacs et des canaux, à tout ce que les plans d'eau recèlent en leurs fonds ? Il n'est qu'à voir l'invraisemblable bric-à-brac qui est retrouvé dans le canal Saint Martin lorsqu'il est périodiquement vidé pour inspection et réfection. Voitures (parfois occupées), machines à laver, vélos...

Les pierres demeurent. Le tag a été effacé. Les saisons, les heures de la journée, la lumière, les usagers changent... Les appareils photos numériques également...



This building, the Tokyo’s Palace, shelters the Paris Modern Art Museum. According to the weather, in winter or in autumn there are not the same visitors on its steps. However, although the cold drove the skateboarders away, the naked statues are still there.
The shallow pound was emptied in forecast of freezing. Spotting the rubbish on it, you can imagine all that channels, lakes conceal in their funds. Beyond the trunk line, you can glimpse of the green Alma Bridge’s roadway.


Le 29.08.07 à 18H20. Canon PowerShot S3IS

Aux marches du palais
Aux marches du palais
Y a tant belles filles lonla,
Y a tant belles filles.

Elles ont tant d'amoureux
Qu'elles ne savent lequel prendre.

La belle si tu voulais
Nous nous mirerions ensemble.

Dans un bassin carré
Orné de pierre blanche

Tous les chevaux du roi
Pourraient y boire ensemble.

Et nous nous y mirerions
Jusqu'à la fin du monde...


(Adaptation libre d'une vieille chanson du répertoire traditionnel français)



On the palace’s stairs
There is such a beautiful gal
Having so many guys in love
That she cannot choose which of them.


(A few from an old French popular song for kids.)

vendredi 16 novembre 2007

Cergy-le-Haut (95) : le bois du Hazay

Le 11.11.07 à 10H00

Cette fûtaie de hêtres se dresse à trois minutes à pied de la maison. Comment imaginer que cette somptueuse allée de grenat mène aux pavillons de la ville nouvelle ?
Les enfants traversaient ce bois pour aller à l'école maternelle et primaire du Hazay. Jamais, au grand jamais, ils n'y rencontrèrent le loup...



These high beech boles rise only three minutes on foot from home. How to imagine that this gorgeous garnet path leads to the houses of the new town?
Our children used to pass through this wood to go to Hazay School and they never ever met the devil...

mercredi 14 novembre 2007

Les feuilles d'automne...

Le 11.11.07 à 10H10

Lundi après-midi, nous sommes allées nous promener, mon amie Geneviève et moi, dans le bois de Lieu à Vauréal. Je me suis aperçue que le sol de l’allée forestière n’était plus jonché de châtaignes, ni même de bogues. Dans ce bois, j’ai photographié des châtaignes l’année dernière en octobre. J’ai photographié des jacinthes sauvages l’année dernière et même cette année en mai. A présent, il n’y est plus ni le bleu des jacinthes sauvages (Endymion penché), ni le blanc des anémones Sylvie (Anemone nemorosa), ni celui des sceaux de Salomon (Polygonatum officinale). Mais il y a encore les ors des feuilles d’arbres.

Bien sûr, la nature avance à son pas sans attendre. La nature obéit à une horloge inéluctable. Maintenant, elle écrit dans les feuilles des arbres. Maintenant, il faut les lire les yeux levés, avant que le vent ne les emporte. Maintenant, on peut lire la forêt les yeux baissés dans les feuilles, avant qu’elles ne se délitent.
Dimanche dernier, j’ai photographié une page qui dit le bois du Hazay, l’un des deux bois qui jouxtent notre maison. On y lit châtaignier, bouleau, hêtre et chêne, le roi de la forêt en Région Parisienne...



On last Monday afternoon, my friend Genevieve and I went for a walk in Vauréal’s wood. I realized that the lane was no more strewn neither with chestnuts, nor even with bugs. Last year, in October, I photographed there some ones. There, I photographed wild hyacinth last year and even that year in May. At present, there is no more neither blue colour of wild hyacinth (bluebell), neither the white colour of wood anemone, nor the one Solomon’s seal. And yet, there are still leave’s brown, red and golden colours.

Of course, Nature moves step by step without waiting. Nature obeys an inescapable clock. Now, she’s writing on the leaves (sheets) of the trees. Now, one must have raised eyes to read them, before the wind carries them. Now, one must have lowered eyes to read the fallen leaves, before they are decomposed.
On last Sunday, I photographed a page telling Hazay’s Wood, which is one of both woods near our home. One can read on it chestnut, birch, beech and oak, the king of the forest in the Paris Area...

lundi 12 novembre 2007

Cergy-Saint-Christophe (95) : le Parc du Chat Perché

Le 06.11.07 à 12H15

Bien des chemins mènent de notre quartier de Cergy-le-Haut (rebaptisé les "Hauts-de-Cergy") à celui de Cergy-Saint-Christophe. Les marchés forains des mercredi et samedi matin sont un bon motif de se rendre à Cergy-Saint-Christophe. Il faut 20mn à pieds. Alors, il est possible de traverser le Parc du Chat Perché qui est à mi-chemin. Le parc est piétonnier. Il s'étend sur 5ha. Inauguré en 1985, il est doté d’un beau plateau de sports et d’une butte artificielle. Cette dernière est le point culminant de Cergy. Elle offre une très belle vue sur le Vexin, le Parisis et la Défense.
Cette photo, prise d’un parking en périphérie, est intéressante. Elle illustre la séparation des circulations automobile et piétonne qui, autrefois plus que de nos jours, était une constante priorité des villes nouvelles.
Encore une frontière, imperméable cette fois uniquement aux véhicules à quatre roues...



This park is located halfway between the district of Cergy-le-Haut where we live, and the one of Cergy-Saint-Christophe where sometimes I go by feet to the market. The Parc du Chat Perché (Perched Cat Park) is a vast and pedestrian space. The automobile vehicles cannot enter, so it is quite pleasant to have a walk there...

vendredi 9 novembre 2007

La station de métro La Motte-Picquet-Grenelle (Paris 15ème)

Le 02.10.07 à 14H50

La station de métro La Motte Picquet Grenelle dans le 15ème, sur les lignes de métro 6, 8 et 10, est à la fois aérienne et souterraine. Elle est magnifique

Un départ peut se faire d’un quai de métro, de gare, de port. D’un tarmac d’aéroport
Notre fille vit et travaille près de Lyon.
Nos deux fils sont pour quelques temps en Australie...



The subway station La Motte-Picquet-Grenelle, in 15th arrondissement is splendid. It is at the same time an air and an underground station, on the subway lines 6, 8 and 10.

It is possible to leave from the quay of a subway, a railway station or a harbour. From an airport runway.
Our daughter lives and works close to Lyon.
Our two sons are, for a while, in Australia...

mercredi 7 novembre 2007

Eragny-sur-Oise (95) : la maison et le tilleul de Bernardin de Saint Pierre

Le 31.10.07 à 10H00

Deux ans en ville nouvelle d’Eragny avant de nous éloigner encore un peu de Paris. Nous avons alors déménagé à Cergy qui touche à la fois Eragny-sur-Oise et le Vexin français. Nous aimons Eragny et son vieux village.
Le botaniste et écrivain Bernardin de Saint Pierre (Le Hâvre 19 janvier 1737 - Eragny-sur-Oise 21 janvier 1814) a habité le vieux village d’Eragny durant ses dix dernières années. Il y a vécu, il y est décédé dans cet ancien prieuré du XVIIème siècle.
Le prieuré est en rénovation. Le jardin est un parc aménagé de jeux pour enfants.
J’ai toujours aimé les tilleuls. Ces arbres dociles se prêtent si bien à la taille et, malgré leur bois fragile utilisé pour faire des allumettes, font de beaux et vénérables vieillards. La feuille en cœur rappelle le port de l’arbre entier.
Devant le prieuré est un tilleul séculaire. Je l’ai photographié en toutes saisons, mais c’est à l’automne qu’il est le plus beau. L’année dernière, les tilleuls ne sont restés parés d’or que très peu de temps et le vent a emporté mes velléités de photographie. Cette année j’y suis enfin parvenue.
C’est pour cet arbre que j’ai ouvert et lu pour la première fois le roman "Paul et Virginie". Ce livre, tant aimé par mon arrière grand'mère, dormait dans notre bibliothèque.



We lived during two years in Eragny-sur-Oise’s new town before moving a little farer from Paris. Then, we moved in Cergy which is just between Eragny-sur-Oise and a natural area called French Vexin. We do like Eragny and his old village.
The botanist and writer Bernardin de Saint Pierre (Le Hâvre January 19, 1737 - Eragny-sur-Oise January 21, 1814) lived in Eragny’s old village during his ten last years. He lived there, he died there, in this ancient priory (XVIIth century).
At the present, the priory is being restorated. The garden is a park now, equipped for children. For ever, I like lime tree. This flexible tree is so easy to prune and, despite his tender wood used to make matches, he can become a beautiful and worthy old guy. His heart shaped leaf features his general bearing.
There is an ancient lime in front of the priory. I photographed him in all seasons, in autumn he is particularly gorgeous. Last year, lime remained bedecked in gold only during very few time and the wind carried away my photography inclinations. Finally, this year I managed.
Because of this singular tree, I opened and read for the first time the novel "Paul and Virginia". This book, which my great grandmother liked so much, was sleeping in our bookcase.


Le 04.11.07 à 12H25

So... It’s time now to shut the keepsake box...



Et voilà... Il est temps à présent de refermer la boîte aux souvenirs...

lundi 5 novembre 2007

Book Cover Tag : "Paul et Virginie" (Bernardin de Saint Pierre)

Le 03.11.07 à 15H40

"The more I scream that I don't want to be tagged, the more I get tagged. This time I'm the hpy victim of HPY.

Rule:
Go to the advanced book search on Amazon, type your first name into the Title field, and post the most interesting/amusing cover that shows up".

I preferred to photograph and thus show objects which I do not have difficulties to get. These ones belonged to my great grandmother. I took out the doll of its carton and the books of our bookcase.
"Paul et Virginie" was a best seller on my great grandmother’s time. It was written by Bernardin de Saint Pierre (1735-1814). It’s a dramatic novel as famous in France than William Shakespeare’s "Romeo and Juliet" in the world.
My copy of this book was published on 1842.

(To be continued)




Plus je proclame que je ne veux pas être tagguée, plus HPY, notamment, me taggue ! Sous toutes mes identités et sur tous mes blogs que cela soit Marguerite (Jardin de Marguerite) ou Cergie (Cergipontin ou Passerelle). Je fais comme si je n’avais rien compris aux règles édictées en anglais, pour les interpréter à ma façon. Cela m’arrange.

A notre époque, l'on commande tout sur internet. L'on souscrit sur internet pour pouvoir lire des livres qui ne sont pas même encore écrits. Un ami m'a prêté un livre. C'est la meilleure manière, à mon sens, de s'en procurer un bon. Je viens de commencer avec délectation "Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen" (2007) chez "Denoël et d’ailleurs" du finlandais Arto Pasilinna, auteur également de "Le Lièvre de Vatanen "(2006).
Ce n'est pas de ce livre que je vais parler. Il n'est entré dans ma vie que trop récemment.

Une autre façon de se procurer un objet est de l'avoir depuis toujours en sa possession.
De sa boîte en carton, j’ai sorti la poupée de mon arrière-grand'mère...
De notre bibliothèque, j’ai tiré des livres qui lui ont appartenu. Les jeunes filles de son époque lisaient "Paul et Virginie" de Bernardin de Saint Pierre (1735-1814). Cet exemplaire a été édité dans la "Petite collection Guillaume" par E. Dentu, en M DCCC XCII. Cela ne me rajeunit guère...

(A suivre)

vendredi 2 novembre 2007

Revenir sur mes pas *** To retrace my steps

Blois, le 27.07.07 à 15H30. Photo : Cergie

Revenir sur mes pas

Lorsque qu’elle était enfant, Maman lui achetait des chaussures de multiples couleurs et petite fille, elle gambadait à travers la vie, sans soucis du lendemain, sauf ceux des devoirs et des leçons de son âge, chaussée de tous ses rêves et parcourant la route de l’enfance en chantant joyeusement.

Espadrilles, sandales, ballerines. Des rouges, des bleues, des blanches.

Avec ses crayons de couleur magiques, elle façonnait le monde à sa manière, quelques coups par-ci, un peu de couleurs par-là et ses chefs-d’oeuvre naïfs lui renvoyaient l’image d’une famille heureuse et unie. Papa était fort comme un roc, Maman tendre comme la goutte d’eau qui roule pour enlever toutes les poussières des ennuis d’enfant.

Ses rêves partaient au-delà des montagnes pour y trouver la pureté de l’univers. La terre était ronde et où qu’elle se trouvait, elle n’avait qu’à tendre les mains pour rencontrer le bonheur.
Depuis son balcon, elle pouvait toucher des doigts les montagnes, saisir délicatement les flocons de neige qui tombaient et rêver à une terre blanche et ouatée dans laquelle plonger voluptueusement. Lorsque l’été rougeoyait, elle s’imaginait son village endormi sous la neige. Alors que l’hiver s’étendait, elle revoyait le chaud soleil lécher doucement les chères parois rocheuses lors des crépuscules étincelants. Le monde, c’était elle qui le construisait, avec ses songes d’enfant, simples et colorés, célébrant la douceur de vivre. Et elle imaginait son prince l’enlever par-dessus les nuages pour atteindre le sommet inaccessible de sa montagne adorée.
Même quand les cieux ouvraient leurs écluses, avec ses bottines colorées, elle réinventait la lumière de l’astre de feu et elle faisait chantonner les oiseaux en sautant allègrement dans les flaques sur les chemins de l’école.

C’était simplement l’enfance
Temps de l’éternelle innocence, temps de la transparence, temps de l’insouciance


Et puis elle a grandi et ses chaussures colorées sont devenues bien trop étroites pour franchir les obstacles semés tout au long du chemin de l’existence.
Espadrilles, sandales, ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.

Brusquement, sans s’y attendre, elle avait atteint l’âge de la déraison, ramassant en pleine face les éclats de ce monde de fous. Le temps n’a plus débordé de la coupe de ses songes. Et les draps frais qui sentaient bon les comptines chatoyantes se sont transformés peu à peu en un linceul gris qui enveloppa secrètement ses espérances enfantines.

Les rêves qu’elle avait encore se bornaient à se heurter aux parois de son incompréhension. Depuis la fenêtre de son cœur, elle essayait encore de tendre la main pour retrouver le bonheur enfoui dans ses souvenirs, la chaleur du foyer mais le temps filait entre ses doigts et les cailloux dévalaient les montagnes en une avalanche d’interrogations infinies. Il n’y avait plus de printemps, rien qu’un hiver froid et sans fin qui encerclait toute vie et la rendait fugace et ténébreuse. Le monde n’était plus rien, qu’un bateau ivre qui prenait l’eau sur les rivages de l’univers, dans une atmosphère d’apocalypse et de turpitudes. Et le prince n’était qu’un guide fou dans un désert rempli de mirages orgueilleux.
Même quand le soleil réchauffait l’atmosphère chargée de poussière de plomb, elle n’arrivait plus à se souvenir de sa caresse sur sa peau et elle parcourait le chemin de la vie comme un automate déjanté gesticulant dans la foule des anonymes.

Ce n’est plus le temps de l’enfance
Tout est devenu lourd et opaque à porter


Espadrilles, sandales, ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.
Elles sont devenues maintenant minuscules ces chaussures dans lesquelles elles voudraient à nouveau gambader, parcourir les sentiers pour retrouver tous ses amis perdus, tous ces gens partis, dit-on, dans un paradis auquel elle ne croit plus. Elles n’existent même plus, juste peut-être dans des souvenirs émus ou sur des photos de vacances jaunies qui racontent tant de moments de bonheur envolé.

J’ai une requête, simple et pourtant irréelle. J’aimerais retrouver mes espadrilles, mes sandales, mes ballerines. Les rouges, les bleues, les blanches.

J’aimerais être vêtue de rêves et de couleurs pour que, où que j’aille, les chemins pris se transforment en cascades de joyaux infinis et chatoyants.
J’aimerais que mon prince me saisisse délicatement dans ses bras pour me transporter au-dessus de la couche des nuages sombres afin de me montrer que le monde est encore lumineux.
J’aimerais sauter dans les flaques et rire aux éclats et que les gouttelettes d’eau roulent et fassent disparaître toutes les poussières accumulées sur ces visages d’enfants.
J’aimerais avoir assez de crayons de couleur pour dessiner toutes les personnes chéries et les mettre côte à côte près de moi afin de les avoir toujours dans mon cœur.
J’aimerais colorier les bulles des songes des gens que j’aime pour leur dire, aimons-nous, rions, avant qu’il ne soit trop tard.
J’aimerais que mes pieds, chaussés d’étincelles de vie délirante, transfigurent mes pas, malaxent la tourbe triste de nos existences et la transforme en poussière d’étoile et d’arc-en-ciel déposée délicatement dans les tréfonds de mon cœur.

J’aimerais simplement

Revenir sur mes pas

©
Delphinium Novembre 2007





Blois, le 27.07.07 à 15H20. Photo : Cergie

J’ai pris la photo des petites chaussures à Blois en bord de la Loire. Il m’a semblé que seule Delphinium pourrait en tirer quelque chose et je la lui ai soumise dès que je suis rentrée à Cergy.
Lorsque j’ai reçu son texte, j’ai été ahurie. Ce texte collait étroitement à ce que nous avions ressenti Patrick et moi ce jour là, à cet endroit là...

Nous étions au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, ce dimanche là. Nous avions couché à Blois, le samedi soir, et y sommes repassés en repartant sur Paris. Tout ce temps Patrick a eu les yeux tournés vers le fleuve. Il me serinait sans arrêt : "c’est incroyable, la Loire n’est jamais si haute en été"... Il me faut préciser que toute son enfance et adolescence s’est passée à Saint-Sébastien-sur-Loire, dans la banlieue nantaise (44). Et de ci, de là, nous descendions sur une berge. Nous regardions un pont, un barrage de régulation de débit, des gabares.
Ces deux photos ont été prises à Blois près du pont. Cet homme nous a interpellés. Il nous a proposé de traverser à bord de cette antique charretière. Patrick a refusé. Cet homme et moi avons beaucoup insisté. Rien à faire. J’ai alors pris la mesure de sa nostalgie. Il était en bord de Loire. Il avait besoin de recueillement et de se retrouver seul avec lui-même et le fleuve.
La charretière est partie en travers du courant. Nous sommes remontés vers la voiture, j’ai vu les chaussures oubliées sur une table de pique-nique. Un rayon de soleil, je les ai photographiées. Nous sommes partis en direction de Paris. Patrick alors a dit : "j’aurais dû"...
Il le dit, encore aujourd’hui. Mais il ne pouvait ni ne peut plus retourner sur ses pas...

Merci à Delphinium. Sans que nous en ayons parlé, elle a soupesé le poids de ces petites chaussures à l’aulne d’une mélancolique et tendre nostalgie.
Merci Delphinium, tu as offert, comme un baume, ce texte consolateur à ces petites chaussures surgies du passé au bord d’un fleuve.

Cergie



I’ll not translate this entire message but just give some explanations.
On last summer, I sent a photograph to Delphinium and here at the top, is the text she wrote. A bit nostalgic and a lot poetic. It speaks about a person who regrets the time of her childhood and would like to retrace her steps.
How weird it is. My husband and I felt this nostalgia too when I took this photograph.
We were close of Blois, one town where is a royal castle, alongside Loire River, during a weekend. I must say that my husband lived as kid and teenager near Loire River. We were looking at the river when this man on the second picture offered us to go up on this "charretière", which is an ancient boat to carry carts. Patrick said "no thank you". I know why. He needed only to look at the river. I saw the small shoes on a picnic table and photogaphied them. When we were in our car, my husband regretted not to have accepted. He would have liked to retrace his steps. At the same time in the past and on the ancient boat...

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