C'est un restaurant que nous fréquentons souvent car nous y retrouvons notre fille qui travaille à deux pas, à Dardilly dans la banlieue de Lyon. Et puis l'accueil y est agréable, on y mange bien et rapidement. Cette fois là, nous étions 5, avec notre fille et nos petites-filles. On nous avait attribué une table ronde à l'intérieur, à proximité de cette desserte que j'ai prise en photo car elle m'a rappelé les voyages que nous faisions en famille pour aller et venir de France (la maison familiale) en Côte d'Ivoire où nous résidions dans la réserve forestière du Banco à proximité d'Abidjan. Nous préférions voyager en bateau plutôt qu'en avion. Cela nous faisait une croisière agréable. On prenait le temps à l'époque, pour passer d'un monde à l'autre.
Parce que nous avons vidé un box où étaient entreposées des affaires de ma tante décédée il y a presque 20 ans, j'ai retrouvé un carton avec des photos et des courriers. Ma tante était très conservatrice. Ce sont des lettres de mon père et de nous, les enfants. Nous prenions le temps à l'époque de donner des nouvelles. J'ai une assez bonne mémoire, ces courriers me confortent dans mes souvenirs mais je découvre aussi des faits, des sentiments, des réflexions de mon père, ses regards portés sur nous. Et nos courriers d'enfants sont attendrissants.
écureuil bleu a proposé un défi à ses visiteurs : "que mettriez vous dans votre "sac de secours" à préparer en cas d'évacuation". Je lui avais glissé que j'emmènerais mon disque dur externe pour les photos qui y sont stockées ainsi que les courriers que je viens de découvrir, qui dormaient depuis des décennies dans une capsule temporelle conservée dans un box. En les lisant, j'ai l'impression que des êtres chers, aujourd'hui disparus, me parlent à l'oreille et me confient leur mémoire... Je n'attends pas le 2 septembre pour publier ce message, car à ce moment là je ne serai pas chez moi pour le faire.
Dakar 22 juillet
Ma chère Ginette
Notre voyage se poursuit dans de bonnes conditions. Pas grand monde dans les trains où à deux reprises nous nous sommes trouvés seuls dans le compartiment de Nancy à Paris et de Paris à Bordeaux. Agréable déjeuner annamite le lendemain de notre arrivée à Bordeaux chez la marraine de Lucie. Puis formalités et embarquement sur le Leclerc où nous avons 4 cabines avec 4 cabinets de toilette wc etc. Nous sommes au large ! Les trois derniers mangent 1 heure avant nous. Marie peut les faire manger ce qui fait que nous sommes ensuite tranquilles avec René et Marie pour apprécier les repas dont un exemplaire ci-contre. René se tient à la perfection : on l'obligerait à porter l'habit de soirée pour le dîner que cela ne le dérangerait pas.
Il y a une nurse pour les enfants avec des jeux. Lucie et Maurice y vont en général volontiers mais Georges se fait tirer l'oreille : toujours sa crainte de ce qui ressemble à l'école.
Promenade très agréable au Portugal à l'escale de Lisbonne 4h30 avec trajet en autobus.
Maintenant le voyage est pratiquement terminé. Nous ne verrons pas grand chose de Dakar où on arrive dans la soirée puis dimanche prochain c'est l'arrivée à Abidjan où ça commencera à être moins drôle car je vais être obligé de résoudre le problème de notre installation.
Bien des choses de notre part à Mademoiselle N.
Nous t'embrassons de tout cœur
- Etienne -
Je me souviens des voyages en train, des arrêts à Paris puis à Bordeaux ou à Marseille à l'hôtel avant d'embarquer. Je me souviens de la cabine individuelle qui m'avait été attribuée cette fois-là, dont le hublot donnait sur un pont où s'entassaient des passagers moins confortablement installés que nous (ce n'était pas tout à fait comme dans la BD de Tintin "Coke en Stock" mais ce n'en était pas loin). Je préférais manger au service des enfants ; je me souviens surtout des odeurs de potage et des immenses corbeilles de fruits avec notamment des pommes d'un rouge luisant (nous avions plutôt l'habitude des ananas, des bananes, des goyaves et des mangues). La piscine d'eau de mer. La garderie des enfants où j'aimais aller. Les excursions lors des escales...
Abidjan le 24 janvier
... je risquerais fort de ne plus t'écrire avant le mois d'aout - date des vacances de mon école et surtout date à laquelle je me suis inscrit sur un bateau quittant Abidjan le 31 août - donc à Epinal le 15 septembre...


Cergie:
RépondreSupprimerdécouvrir de tels trésors fait du bien. Vous l'exprimez très bien en disant que c'est comme si ces êtres chers nous parlent aux oreilles.
Moi je sauverais aussi mon disqure dur!
Salu2.
Nous sommes sur la même longueur d'onde, Dyhego. Mais il ne faut pas s'appesantir sur ce qui est perdu (un de mes frères, sous prétexte de ranger, a jeté toutes les lettres que j'avais envoyées à mon père quand je vivais au Maroc et qu'il avait gardées :'-)
SupprimerCoucou Lucie..
RépondreSupprimerTu as voyagé dans le temps !
Il y avait de bonnes bouteilles est des verres , le séjour fut donc agréable !
Très bonne semaine, A +
Je continue mais moins loin et autrement
SupprimerBonjour Lucie
RépondreSupprimerUn vrai menu de première classe!
Je suis allée voyager du côté de chez Ecureuil bleu.
J'ai lu toutes les réponses, j'ai même mis un commentaire .
La tienne, et celle que tu évoques ici est très belle, à l'image des souvenirs que tu égrènes je la classerais dans les réponses poétiques, littéraires, et non dans les réponses réalistes ! (ex: "Pas eu le temps de prendre quoi que ce soit", ou j"uste ma carte d'identité et mon chat")
Nou voyagions toujours en première ! Il fallait bien que l'administration chouchoute ses serviteurs
SupprimerRien de matériel n'est si important mais un être vivant, comme ton Cachou fut un temps...
Bonsoir Lucie! Blogger n’annonce plus (dans la liste de lecture) les articles que je publié, ni ceux des blogs amis . Missyves
SupprimerA tout à l'heure, Lucie ! J'ai du retard ce matin et le "peuple" a faim :-)
RépondreSupprimerHeureusement que Pat a plus faim que moi alors il cuisine (mais je mets mon grain de sel, je mets la table, vais chercher les pommes de terre qu'il faut etc...),
SupprimerChance !!
SupprimerQuelle précieuse découverte : "j'ai retrouvé un carton avec des photos et des courriers. Ma tante était très conservatrice. Ce sont des lettres de mon père et de nous, les enfants...." ♥♥♥
RépondreSupprimerIl s'agit pour le moment de réunir les écrits avec tes souvenirs. Avec l'âge, je trouve ces retrouvailles visuelles, photos ou écrits, à la fois d'une grande richesse émotive et d'une tristesse accablante, vu le temps et les êtres qui ont passé.
Je lis, je relis et surtout je partage avec la famille, cela prend du temps
SupprimerPas triste mais on se dit "si j'avais su" ou "si j'avais pu"
Et quelle prestigieuse traversée !!!
RépondreSupprimerEh oui, quelle chance mais il y avait des inconvénients à être expatriés. Par exemple dans ma brousse au milieu de trois frères je me sentais bien seule
SupprimerQuant au ""sac de secours" à préparer en cas d'évacuation", un choix qui est effectivement à prévoir, comme la petite valisette si séjour à l’hôpital.
RépondreSupprimerDans l'urgence, je pense qu'on peut saisir son sac à main qui contient nos documents et une bouteille d'eau pour chacun ?
En fait je ne sais pas vraiment. Mais nos affections humaines, familiales, amicales...je crois qu'elles font partie intégrante de nos pensées et logent définitivement dans notre coeur. Ça ne prend pas de place, c'est intégré :-)
Tout à fait, mais disons que le contenu de ces lettres n'a pas encore eu le temps d'être digéré
SupprimerPour le menu, mon choix :
RépondreSupprimer"Caviar de la Volga" (je n'en ai jamais mangé:)
"Saumon du Gave en Belle Vue
et
"Bombe Tutti Frutti
Et à quatre (ou cinq) heure nous avions le thé avec des tranches de cake (entre autres) au bar
Supprimermon diner :-)
RépondreSupprimerC'était une autre époque, Fifi ! Bises
SupprimerBonjour Cergie. Retrouver ces courriers a dû te faire bien plaisir, en te rappelant les souvenirs de ces voyages en bateau. Bonne soirée
RépondreSupprimerMême la première lettre envoyée de Côte d'Ivoire par mon père m'a rappelé des souvenirs alors qu'alors je n'avais que trois ans et demi
SupprimerBonsoir Lucie
RépondreSupprimerJe t'écris des Vosges dans lesquelles je suis en cure. C'est super, je fais de l'exercice.
J'espère que tu vas bien
Je te souhaite une belle soirée
Gros bisous
Contrexéville ou Vittel, @lain ? Nous serons dans l'est en octobre et ferons un petit tour dans les Vosges
SupprimerBises !
De suite votre défi me fait penser à un sketche vanté par une amie.
RépondreSupprimerQue mettre dans la capsule temporelle, ou dans le sac à dos des choses indispensables.
L'humour de l'histoire tournait autour de la pile plate ....
Celle de la lampe de mon enfance.
3 piles de 1,5 V mises en série.
Faut pas que je loupe ton article.
Pour votre menu, grande classe.
Je suis tombé sur un des menus servi dans le Titanic.
Pas acheté. Mais on y montrait un dessert pêches en gelée de Chartreuse.
Chartreuse de Voiron, je suppose.
https://ibb.co/5xXSyqTz
On trouve ce menu en puces brocantes.
Je ne sais pas combien de fois il a été servi.
Vu le triste sort du paquebot.
Nous c'était en haut de la bastille à Grenoble, une tarte tiède aux myrtilles,
et sa glace à la chartreuse.
J'apprécie les lettres envoyées à nos familles.
Qui ne partaient peut-être pas en vacances.
Souvenir partagé.
Pour les 10 tapisseries elles étaient dans le chœur de Saint Antoine l'abbaye.
Provisoirement .... À plus. ✅ Yann
Ah les glaces de l'auberge de Malatras à Tullins pour accompagner les plats ! Je n'ai pas raffolé de celle au Saint Marcellin
SupprimerBonjour Lucie, voilà une bien touchante archive que cette lettre provenant de Dakar. Le document du paquebot Général Leclerc aussi. J'ai très envie de découvrir "l’Entre-Nous" à Dardilly , vu que je réside à Lyon, çà mérite un petit détour dont je te causerai par le menu.
RépondreSupprimerIl y a tant de bonnes tables à Lyons et ses environs ! Celle-ci est à cinq minutes à pied pour notre fille de son lieu de travail
Supprimerah ! fort bien et bien, je retiens cette bonne adresse.
SupprimerJe t'envie, j'aurais tellement aimé retrouver du courrier de mon père écrit il y
RépondreSupprimerJe me souviens avoir retrouvé une lettre de ma grand-mère au moment du décès de ma tante et de l'avoir amenée à ma plus jeune tante. Celel-ci était religieuse et en dehors des biens matériels, mais elle a eu un grand moment d'émotion en revoyant l'écriture de sa maman
Supprimera quelques années mais il écrivait peu. Je dois me contenter des souvenirs qu'il me reste de lui.
RépondreSupprimerC'était l'occasion parce que nous habitions au delà des mers. Puis quand nous sommes revenus près de chez ma tante nous n'avons plus écrit. Ensuite il y a eu le téléphone. Mon père m'appelait tous les jeudis
SupprimerGrand merci à toi Lucie de nous faire partager ces souvenirs de courriers et de voyages.
RépondreSupprimerJ'aime bien le menu et ta photo de la desserte du restaurant.
Dans mon enfance je n'ai voyagé qu'en train pour aller dans le Berry en vacances.
Philippe et moi devions faire une croisière que nous avions été obligés d'annuler pour des questions de santé.
Nous n'avions pas regretté cette annulation en voyant un jour à la télé un reportage sur une croisière
sur un paquebot énorme.
Belle journée et bises !
Claude
Ce n'était pas un paquebot énorme mais un paquebot de ligne. Un palace flottant pour ceux qui voyageaient en première. Les voyageurs sur le pont ne payaient pas le même tarif. Ils étaient abrités sous des bâches mais au moins ils voyageaient en sécurité
SupprimerPour répondre à ton commentaire chez moi, effectivement la citadelle de Port Louis et celle de Mont Louis se ressemblent beaucoup, elles doivent être cousines germaines. HIHI
RépondreSupprimerLa main de Vauban derrière ces deux citadelles !
SupprimerBonjour Cergie
RépondreSupprimerC'est toujours très touchant de découvrir ainsi ces instants de vie passées ...
J'ai retrouvée du courrier de mes grands-parents ...toute une vie ..
Bonne journée à toi
Bises
J'ai retrouvé quelques cartes dont une de ma grand-mère et une de mon grand-père depuis les tranchées en 1916... Ma tante était alors toute petite (je réalise qu'elle avait quatre ans en 1916)
SupprimerJe rebondis sur ta glace au Saint Marcellin.
RépondreSupprimerSouvenir de celle à la choucroute.
Un spécialiste de la glace.
Un goût qui ne s'est pas effacé dans la bouche,
même après un litre d'eau à bulles :-((
Même impression à Tallard, glace à la lavande.
On s'est mis à plusieurs pour la finir.
C'était du concentré. ✅ Yann
C'était du brutal !
SupprimerBonjour, le menu est tentant; je ne sais pas ce que je mettrais dans mon sac en cas d'évacuation, mes chats en priorité ! je te souhaite un bon dimanche, bisous
RépondreSupprimerBisous
RépondreSupprimerBonne balade, nous aussi sommes en promenade depuis ce matin pour 2 semaines.
RépondreSupprimerJ'adore
RépondreSupprimerBonjour 👋 👋 👋 👋
Je songe aux messages de vedettes des années 50 et 60 à la Closerie des Lilas de Paris après un déjeuner succulent .
RépondreSupprimer