vendredi 7 décembre 2007

Cergy-le-Haut (95) : La tempête du deux décembre 2007

Le 03.12.07 à 11H05

Hier, le temps a été maussade. Lorsque les éléments se déchaînent, j’aime bien être tranquillement à la maison, et me laisser bercer gentiment toute la journée par le crépitement lourd de la pluie et le grondement sourd du vent.

Le week-end dernier, il a plu, il a venté, beaucoup plus violemment. A mon bureau, sous la soupente du toit, j’ai préparé le 501ème message de Cergipontin et j’ai pensé qu’il me faudrait attendre encore toute une journée pour le publier. Et Patrick m’a dit que l’on était le dimanche soir.
Je suis sortie alors d’un espace temps qui m’avait donné deux samedis et gommé un dimanche.

Le lendemain, lundi matin, je suis allée faire un tour au bois du Hazay. J’y ai découvert un paysage d’apocalypse, des branches, des troncs jonchant le sol. Je n'avais pas réalisé à quel point la tempête avait été brutale.
Lors de la première vague de la tempête meurtrière de décembre 1999, nous étions à Épinal. Le vent avait vrombi toute la nuit dans le conduit de cheminée de la chambre, mais il était passé au dessus des toits sans faire de dégât sur le centre ville. Là aussi nous n’avions pas pris conscience de la violence des éléments.

C’est ainsi parfois. L’on peut être au milieu de la tourmente qui bouleverse le monde et ne se rendre compte de rien.
Cela peut être pour la météo. Cela peut être pour tout...



Last weekend was windy and rainy. I prepared Cergipontin's 501st post quietly sheltered under the loft, and I thought I’d post it two days later. My husband told me then that we were Sunday evening.
I lived two Saturdays and I lost one Sunday. As if I was in another space-time continuum.

The following day was Monday, I went through the wood Hazay and I discovered a scene of total devastation.
It may happen that tempest surrounds us, and that we are not aware how much it is serious. As well for the weather than for anything else...


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mercredi 5 décembre 2007

Sarcey (69) : l'Avent

Le 18.08.07 à 20H35

Hier, le facteur a amené pour moi, une grosse enveloppe postée la veille à Tarare dans le Rhône. Tarare, ce n’est pas loin de Lyon, et ce n’est pas loin de Sarcey, où se trouve l’excellent hôtel-restaurant LE CHATARD (Logis de France, Logis du Rhône et du Beaujolais).
Nous y avions dîné cet été. A Sarcey, les décorations de Noël sont présentes bien avant l’Avent. Un peu comme chez nous : une guirlande lumineuse est restée autour du miroir qui est au dessus de la cheminée de notre salle de séjour.

Cette année, je ne pense pas faire le sapin de Noël. La crèche aux santons de Provence, non plus. Peut-être, la couronne de l’Avent ? A Noël, Pierre sera encore en Australie. Anna et son compagnon Anton seront dans le Finistère. Heureusement, nous aurons Etienne, c’est bien.

Hier j’ai eu cette petite surprise qui s’est transformée en grand bonheur en ouvrant l’enveloppe. J’y ai trouvé, confié par notre fille Annabelle à la corbeille à courrier de son entreprise et à la Poste, un Saint Nicolas en pain d’épice...


This year, I don’t feel too much adorning home for Christmas. In Sarcey, which is close to the town where our daughter works, Christmas decorations remain during all the year. It is less work, indeed.
Yesterday, I received a big envelope which gave me a big pleasure. Inside, Annabelle had slipped one Santa Claus gingerbread...


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lundi 3 décembre 2007

Cergy-Saint-Christophe (95) : Axe Majeur 501

Le 25.08.07 à 20H00. Canon PowerShot S3IS

Après ce matin de printemps 2006, un soir d’été 2007...
Toujours, encore, ces Douze Colonnes de l'Axe Majeur de Cergy qui furent sur le premier message de Cergipontin l’affiche, la bande annonce de ce blog.

Chaque fois que je photographie les Douze Colonnes, je songe au film "2001: l'odyssée de l’espace" de Stanley Kubrick (1968).
A ce monolithe du début de l’humanité sur fond de "Ainsi parlait Zarathoustra" de Richard Strauss (1896).
A cette personne se déplaçant mécaniquement dans un vaisseau spatial et changeant de niveau via des cylindres, tel un hamster faisant fi de la pesanteur.
Au final grandiose et glaçant. Cet homme dans le vide intersidéral aux prises avec l’ordinateur Hal 9000.
Le passé et le futur de l’humanité. 2001. Nous sommes en 2007, bientôt en 2008. Comment se projeter dans le futur, alors que l’on a déjà tant de mal à comprendre le passé ?

J’aime aussi photographier cet endroit toujours sous le même angle. Je me réfère ainsi à Auggie (Harvey Keitel), le propriétaire du débit de tabac "Brooklyn Cigar Company". Dans le film "Smoke" (1995), écrit et réalisé par Paul Auster. Auggie prend en photo sa rue du coin de sa boutique, tous les jours à la même heure. Avec ces témoignages, il est possible de revenir sur ces moments et événements enfuis, dont sur l’instant l’on n’a pas forcément bien évalué la portée...

Nous sommes allés samedi soir voir "My Blueberry Nights" le dernier film du cinéaste Wong Kar-wai. J’y ai beaucoup appris. Il me faudra vous en parler un jour. Plus tard. J’ai une image pour illustrer mon propos qu’il me faudra reprendre.
Ben, la photographe amatrice que je suis, a encore fait une erreur de manip, et cette photo ne fait que 640 pixels de largeur !



After one spring morning, 2006, one summer evening, 2007...
Always, one more time, these Twelve Pillars of Cergy’s Axe Majeur which were, on the Cergipontin’s first message, the poster, the trailer for this blog.

Each time I photograph the Twelve Pillars, I think of the film "2001: A Space Odyssey" from Stanley Kubrick (1968).
Of this monolith from the beginning of humankind on Richard Strauss’s "Also sprach Zarathustra" (1896) musical background.
Of this person moving mechanically in a spaceship and changing level via cylinders, such as a hamster despising for gravity.
Of the imposing and freezing final. This man in the intersidereal void battling with Hal 9000, the computer.
Past and future of humankind. 2001. We are in 2007, soon in 2008. How to project oneself in the future, whereas one has so much difficulty to understand the past, actually ?

I also like to ever photograph this place from the same angle. I refer thus to Auggie (Harvey Keitel), the owner of the tobacco shop "Brooklyn Cigar Company". In the film "Smoke" (1995), written and directed by Paul Auster. Auggie photographs his street from the corner of his shop, every day, at the same hour. With these accounts, it is possible to reconsider these fled moments and events.

On last Saturday evening, we went and look at "My Blueberry Nights", the last film from the movie director Wong Kar-wai. I learned much. I’ll need to speak one day about that. Later. I have an image to illustrate my matter that it will be necessary for me to take again. Well. I’m an amateur photographer, and still made an error of manipulation. This photograph is too small, only 640 pixels wide!



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