lundi 30 novembre 2009

Ile St Joseph (Guyane) : le Cimetiere Du Personnel Du Bagne

Ile St Joseph, le 11.11.09 à 12H35

La Guyane est juste au dessus de l’Equateur. En une journée, 24 heures de rotation de la Terre, elle parcourt une plus longue distance que la Finlande ou la Suède par exemple (cela est l'un des intérêts majeurs de l’implantation à Kourou de la base spatiale dont je devrais parler un peu plus tard).
Alors peut-être y vieillit-on plus vite ? Les choses y évoluent-elles plus vite ?

Toujours est-il que bien que Cayenne se trouve à la même latitude qu’Abidjan où j’ai passé une partie de mon enfance (de 3 à 14 ans), bien que l’Amérique du Sud soit la sœur siamoise de l’Afrique dont elle s’est éloignée à la faveur de la dérive des continents, je leur ai trouvé bien des différences. Sans doute, depuis tout ce temps ai-je changé de regard. L’adulte et l’enfant ne remarquent pas les mêmes choses.
Tout de même...

J’ai été étonnée de ne pas être assaillie d’insectes les soirs à la veillée. Les moustiques ne se sont rués sur nous qu’à l’embouchure du fleuve Maroni, à l’extrême Nord-Est, au-delà de la commune d’Awala-Yalimapo peuplée d’Amérindiens. Nous avons dormi dans un carbet flottant sans moustiquaire dans le marais de Kaw.
Et, laissant le bateau à la dérive, nous nous sommes baignés au large de l’île du Diable dans l’anse de Bora-Bora sans craindre les "dents de la mer"...

Ile St Joseph, le 11.11.09 à 13H10

Autrefois, les îles du Salut étaient nommées "îles du Diable", à cause des courants meurtriers. Leur nouveau nom leur vient de leur climat, plus sain que sur la côte, qui a sauvé certains rescapés de la désastreuse expédition de Kourou (1763-1765. Celle-ci avait comme ambition de peupler la Guyane. 7000 sur 12 000 ont péri).
Quant à la Guyane, elle a pris alors le surnom d’"enfer vert" dont, encore aujourd’hui, elle a du mal à se défaire.

A l'époque du bagne il n’y avait pas tous ces cocotiers qui auraient pu servir à construire des radeaux...
La couche de terre à la surface de l’île est peu épaisse. Aussi, est-il difficile de creuser des tombes. Les corps des bagnards décédés étaient donc jetés à la mer dans des cercueils légers percés de trous et souvent rejetés par les flots.
Le Cimetière Du Personnel Du Bagne est bien entretenu, peut-être par la Légion Etrangère qui a un poste sur l’île St Joseph.


vendredi 27 novembre 2009

Iles du Salut (Guyane) : une carte postale *** a postcard

L'île du Diable vue depuis la toute petite plage de coquillages de l'île St Joseph, le 11.11.09 à 13H35

"Sometimes called "Green hell", French Guiana shelters a treasure, a piece of paradise."


De la Pointe de la Roche à Kourou, les Iles du Salut se profilent à l’horizon.

Le 11 novembre, jour férié comme partout en France, nos cousins nous y ont menés sur leur Sea Ray 200, bateau à moteur de 6m15 de long.
Ces îles d’origine volcanique sont aujourd’hui un lieu paradisiaque. Elles furent un enfer pour des milliers de bagnards.
De nos jours, plus de ces requins qui se repaissaient des corps jetés à la mer. Et heureusement, car pour aborder l’île Saint Joseph, à moins de disposer d’un zodiaque, il n’est d’autre possibilité que de le faire à la nage.
Saint Joseph offre la seule vraie plage du site. Celle-ci est située juste en dessous du cimetière marin des surveillants. Elle fait face à l’île du Diable qui ne se visite pas et où fut retenu le capitaine Dreyfus. Elle est ombragée de cocotiers auxquels il est possible de suspendre des hamacs pour y passer une nuit paisible bercée par le bruit des vagues... Si on sait occulter la sinistre mémoire de ces lieux...


mercredi 25 novembre 2009

Kourou (Guyane) : la tour Dreyfus *** the Dreyfus Tower

Le 10.11.09 à 16H35

Sur la côte Est de l’Atlantique, la Guyane est proche de l’Equateur. Aussi le soleil ne se couche pas sur l’océan et la nuit tombe vite, tôt, toute l'année, ce qui n’est pas le cas en France métropolitaine.

Pour voir la mer, le deuxième soir nous avons marché jusqu’à la pointe des Roches près de l’embouchure du fleuve Kourou.
Cette petite tour nous est apparue, grillagée, assez délabrée ou plutôt dégradée, désarmée comme l’avait été le capitaine Dreyfus avant sa déportation (pendant 5 ans sur l’île du Diable -1895 à 1899- puis réhabilité).
La Tour Dreyfus (nom actuel) est le vestige de l’ancien sémaphore du bagne qui recevait, par temps clair, les signaux lumineux de celui de l’île Royale.

[Notre séjour en Guyane fut brodé avec le fil de telles rencontres impromptues. Pour en parler, respecter la chronologie devrait m’aider...]

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