Le 14.11.09 à 12H15
Ces personnes vont passer le portail en sens inverse et quitter le camp de la transportation. Le bâtiment à leur droite (entrée gauche) a été rénové et aménagé en bibliothèque municipale. Celui à leur gauche menace ruine. Défense d'y pénétrer...
Pour accéder aux cases de la photo 4, on va tout droit en entrant dans le camp. Certaines d'entre elles ont été reconverties en locaux associatifs. C’est dans l'une de celles restées en l'état que j’ai trouvé le "corps blanc" de Jérôme Mesnager.
La photo 1 montre le quartier des libérés qui donne sur la chapelle que l’on aperçoit également à droite de la photo du portail.
Avec les photos 1 et 2, on peut imaginer les hommes lors de leurs moments libres, lavant leur effets ou nettoyant les cours de tout élément végétal > éviter les insectes et les maladies. Les manguiers ont poussés depuis la fermeture du bagne.
Dans la troisième zone dont j'ai parlé au message précédent, il y a douze cellules pour les condamnés à mort en attente de la confirmation de leur condamnation venant de la métropole. Le lendemain de l'arrivée du bateau, l'éxécution se déroulait suivant un rituel immuable. Dans le greffe (photo 3) était servi un dernier repas au condamné qui devait ensuite signer le registre de levée d’écrou avant d’être exécuté...
vendredi 5 février 2010
Camp de la transportation (Saint-Laurent-du-Maroni) : la sortie
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Cergie
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mercredi 3 février 2010
Camp de la transportation (Saint-Laurent-du-Maroni) : un guide
Le 14.11.09 à 11H00
Nous allons entrer mais nous ne serons pas seuls.
Cette partie du camp de la transportation se visite en groupe sous la houlette d'un guide.
Je lui ai demandé, question idiote sans doute, si d'anciens bagnards étaient restés en Guyane et y avaient fondé une famille. Il m'a répondu avoir été lui-même en classe avec des descendants d'anciens bagnards...
Les nouveaux contingents de bagnards débarquaient tous à Saint-Laurent-du-Maroni et étaient répartis ensuite entre les différents camps de Guyane. Ceux que l’on soupçonnait d’être tentés de s’évader étaient envoyés aux îles du Salut. Très peu de condamnés restaient à Saint-Laurent. Certains pouvaient y travailler dans l’administration, comme domestiques, comme infirmiers et avoir des conditions de vie relativement agréables, être assez libres de leurs mouvement dans le camp ou même en sortir.
A l'arrivée, on enregistrait tout le monde en notant les savoir-faire de chacun. On les passait à la baignoire (photo 1) pour enlever les parasites, on prenait des mesures pour tenter d'établir s’il existait un profil morphologique de la criminalité.
Tout le monde n'était pas logé à la même enseigne :
- A gauche de l’entrée, une première zone, le quartier des libérés avec deux cours symétriques séparées par un haut mur et bordées de cellules individuelles (photo 2 ; la religion était censée amender les âmes > la chapelle avec une porte "RELEGUES"). Les libérés devaient rester en Guyane le temps équivalent à celui de leur peine. Ils subissaient donc une double peine. Ils devaient financer leur billet de retour. Ils avaient du mal à trouver un travail rémunéré car les condamnés occupaient les emplois à bon compte. La nécessité de se loger et se nourrir qu’ils n’avaient pas lorsqu’ils accomplissaient leur peine, les poussait alors à la délinquance et à la récidive. C’était un terrible cercle vicieux.
- A droite de l’entrée, une deuxième zone avec une salle de dortoir commun (le long du mur duquel passe ce jardinier : photo 4) où les hommes passaient leur journée dans la promiscuité, attachés à cette barre de force (photo 3). Il y avait des cellules individuelles dont celle-ci, qui a été rénovée, pour un prisonnier condamné à la peine de la double boucle.
- Au-delà de la grille (photo 6) est une troisième zone...
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Cergie
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lundi 1 février 2010
Saint-Laurent-du-Maroni : "l'echappee belle" de Jerome Mesnager
Le 16.11.09 à 8H35
Rive gauche du fleuve Maroni (en face) : le Surinam
Palmier bâche
Historique de Saint-Laurent-du-Maroni, sous-préfecture de la Guyane
Statue de Bertrand Piéchaud : la peine du bagnard.
Découvrir "Papillon" griffé dans le sol d’une cellule du camp de la transportation ne m'a pas surprise.
Par contre, rencontrer les "libres corps blancs" de Jérôme Mesnager [miens "pays" de Belleville ou Montmartre ; l'un tentant d'échapper au fleuve qui peu à peu le ronge, l'autre blotti dans un recoin du camp vers lequel je m’étais égarée seule], m’a stupéfiée...
Le 14.11.09 à 12H30
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