mardi 30 mars 2010

La Grande Galerie de l'Evolution (Paris 5eme) : la Vie

Niveau 3, Giraffa camelopardalis, le 30.03.08 à 15H10

Ces photos ont deux ans déjà. Que sont deux ans, en regard du temps qu’il a fallu à LA Vie pour devenir ce qu’elle est ? L’homme moderne cependant ne remonte qu'à 200.000 ans à peine. Une étude génétique de 2008 a démontré qu’il y a 70.000 ans l’humanité a frôlé l’extinction, avec seulement 2000 individus, ce qui est moins que l'actuelle population de grands singes pourtant menacés (45.000 gorilles, 120.000 orangs-outans, 100.000 chimpanzés, de 10.000 à 20.000 bonobos)...

La Grande Galerie de L’Evolution du Jardin des plantes à Paris s’est elle-même métamorphosée, de la galerie de Zoologie, construite en 1889 en même temps que la tour Eiffel, en ce qu’elle est depuis 1994.
Le niveau 2 de la Grande Galerie est consacré à l’impact de l’homme et de ses activités sur le vivant et une salle en particulier aux espèces disparues et menacées.

Depuis le 25 janvier 2010 et jusqu’au 05 avril 2010, une exposition sur les espèces disparues et menacées tient également place au Cabinet d'histoire du Jardin des plantes...

Niveau 1, Homo sapiens sapiens de tous âges et animaux de la savane africaine, le 30.03.08 à 14H25



Hpy m’a décerné le BEAUTIFUL BLOGGER AWARD. J’en suis particulièrement touchée d’autant plus qu’elle l’a présenté en parlant de filiation, d’histoire personnelle, ainsi que de liens et de ponts entre les êtres. En remontant le fil, de Simpukka en passant par Famu falsetissa puis Tuuluska jusqu’à Harakka, j’ai supputé (ayant découvert grâce à Hpy la malice des finlandais et leur goût pour le jeu et l’amitié) qu’Harakka a peut-être créé et lancé cet award. Je le reçois avec beaucoup d’émotion, comme un honneur et le pont d'amitié entre la patrie d’origine de Hpy, la Finlande, et sa patrie d’adoption, la France.
Merci Hpy, humaine et citoyenne du monde...

Que dire de la "sous-espèce des bloggueurs" récemment apparue ? Que ses individus ont une durée de vie courte que je pourrais comparer à celle des chats. Les liens se créent vite, ils peuvent être très forts et cependant cesser brutalement, cela n’enlèvant rien de ce qui a été vécu et partagé...

Hélène et Olivier m’accompagnent depuis 2006. Ils sont mes plus anciens et plus fidèles visiteurs. Leur soutien sans faille et sans chichi sur mes trois blogs m'aide à avancer.

Deux ans. Je n’aime pas les anniversaires fussent-ils au printemps. Personne n’aime les disparitions et personne n’y échappe. Mais ce qui compte et console au bout du compte, ce n’est pas UNE vie mais LA Vie...

 

jeudi 25 mars 2010

Cassique cul-jaune (Cacicus cela) *** Yellow-rumped Cacique

Marais de Kaw (Guyane), le 19.11.09 à 11H50. "Tchou jonn"

  Nous savons (presque) tous que les hirondelles mâles arrivent les premières au printemps pour s’attacher un territoire et construire des nids confortables qui séduiront les femelles.
Que les rouges-gorges sont territoriaux et ne se voient qu’en solitaires hors la période de reproduction.
Que les grues ne font que passer dans un couloir aérien étroit et immuable au dessus de nos têtes deux fois par an, volant à l’automne vers l’Espagne où elles s’engraissent et au printemps vers la Suède ou la Norvège où elles croissent et se multiplient.
Que les merles sédentaires nichent à hauteur de regard dans les haies...

  Mais la majorité d’entre nous ignore tout du Cassique cul-jaune, si commun dans le département français de la Guyane.
Le Cassique cul-jaune vit en colonies bruyantes (il met à son répertoire le chant d’un tas d’autres espèces) en lisière. Il s’installe près de nids de guêpes en prévention des prédateurs. Il lui arrive d'élever des petits Vachers géants comme les siens, ce qui est bien normal puisqu'ils sont tous deux des passereaux de la même famille : les ictéridés.
La femelle est plus petite que le mâle et a parfois les yeux gris. C’est elle qui tisse à tout moment de l’année le nid à ouverture sommitale, incube les œufs et élève seule les petits...
(Sur la photo je crois bien qu’ils sont deux...)

 

lundi 22 mars 2010

Grande Briere : le Chene Candelabre et un chene tetard

Herbignac (Loire Atlantique), le 04.07.07 à 10H40

Le Chêne Candélabre dans le bas-fond du parc du Château de Coetcaret (Grande Brière) étire ses branches sur l’étang. Au fil des saisons, des ans, des siècles, les oiseaux, les écureuils et les enfants se sont perchés dans sa ramure. Peut-être même celle-ci a-t-elle abrité un preux chevalier de la Table Ronde abreuvant sa fringante monture ?
(Brocéliande serait localisée dans la voisine forêt de Paimpont...)
Le journal à publication aléatoire "la Hulotte" explique dans l’un de ses numéros dont il faut que je retrouve la référence, qu’un tronc d’arbre ne grandit que par le haut. Les branches demeurent à la hauteur du bourgeon originel et continuent, si Dieu leur prête vie, à pousser jusqu’à s’étendre à l’horizontale sur des longueurs effarantes. Le bois de chêne ne plie pas s’il lui arrive de se rompre (cf la fable du Chêne et du Roseau, de Jean de la Fontaine).
Le Chêne Candélabre n’a ni rompu ni ployé. Le gland dont il est issu a été oublié par un geai ou par un muscardin dans ce lieu à l’écart. Le jeune arbre a été épargné par la main de l’homme et les éléments. Ses racines ont puisé à l’étang l’eau nécessaire et abondante qui l'a épargné de jamais souffrir de la soif...

Le 03.07.07 à 16H00

Ce chêne têtard se dresse avec quelques congénères, en bordure du jardin d’ornement d’un château dont j’ai oublié le nom (en Grande Brière aussi, pas loin non plus de la Forêt de Brocéliande). Cela fait long feu que ses branches n’ont plus été coupées pour la chauffe. Il fut taillé régulièrement dès sa prime jeunesse et a ainsi développé une résilience qui l’a préservé des maladies et de la souffrance. Une belle fourche pour se percher aussi, n’est ce pas ? Ou construire une cabane...



Claude m’a transmis le flambeau du "Sunshine Award".
("Candélabre" me fait penser à "ombre au flambeau" opposée à "ombre au soleil" que j’ai étudiées en géométrie descriptive dans des temps immémoriaux oubliés de tous sauf de moi.)
Merci chère Claude, tu aimes le soleil de Guyane ; tu aimeras aussi la Grande Brière car tu aimes les arbres pour tout ce qu’ils donnent aux hommes...

Herbert pour sa fidélité, son talent pour la poésie et pour l’explication de textes des autres. (Comme tu es modeste et as tant d’amis, tu es dispensé de donner suite, Herbert).
Marguerite-marie est voisine de Brocéliande. Comme toute bretonne elle rit dans la tempête qui fait trouver l’eau trop froide aux oies et patiner les mouettes.
Nanou... Ah ! Nanou ! Nanou est le soleil de Guyane !
Olivia est une toute nouvelle venue très prometteuse en qui je formule beaucoup d'espoir. Et elle aime les chênes.
Olivier, est le vétéran. Ceci n'est pas un "Sunshine Award d'honneur pour l'ensemble de son oeuvre" cependant ; car Olivier est toujours un preux chevalier et une fringante monture à la fois. Il lui reste encore tant à nous expliquer des règles du football américain.


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