lundi 10 mai 2010

Cergy Village (95) : sur la place *** on the village square

Le 30.04.10 à 17H10

Il y a toujours, sur la place de l'Eglise, un véhicule stationné devant cette maison de village...



"Ces pierres qui racontent,
savent-elles nos coeurs,
suivent-elles nos pas
quand ils passent tout contre ?
Disent-elles nos peurs,
sentent-elles pourquoi ?

Et ces portes antiques,
sur quelles vies d'antan
ferment-elles les yeux ?
Sur quels refus tragiques,
quels secrets d'autres temps,
quels sourires trop vieux ?"


-Bifane-

mercredi 5 mai 2010

Rue de Belleville (Paris) : le tissu urbain *** urban infrastructure

Le 04.05.10 à 10H20

"Il faut se méfier des mots" (Ben 93) et se fier à ses impressions. En matière de blog suivre son envie. Je montrerai plus tard deux photos de Giverny que je souhaite partager et quelques images de Guyane également. Je dois structurer et formuler le message qui les accompagnera. Mais d’abord, avant d’oublier, je voudrais parler à chaud de ce que j’ai découvert hier, en allant à Belleville.

Environs une heure trente minutes de porte à porte séparent Cergy-le-Haut de Belleville. Je me mets en "mode automatique", comme beaucoup de personnes font pour un trajet routinier ; ce qui est dangereux lorsqu’on est en voiture et qu’il vaut mieux varier les itinéraires. Lorsqu’on est à pied, on longe un mur ici, on coupe un virage là en prenant de la gîte, on enfile une rue à l’aller et une autre au retour qui vous parait plus courte dans ce sens. Ce sont des itinéraires prétendument "rusés". En arrivant à Belleville, je descends à la station Pyrénées en haut de la rue de Belleville. En repartant, je descends à la station Belleville en bas de la rue. Ainsi je descends toujours. C’est juste psychologique, car la station Pyrénées est très profonde.

Avant et depuis Belleville, il y a un changement à Châtelet-les Halles qui est une station de métro et de RER tentaculaire. La partie station de RER est un grand rond point pour piétons, style celui de l’Etoile pour les voitures, avec des flèches, des poteaux et des sens aller et retour. Lorsque vous allez ou arrivez quelque part, il y a toujours des gens qui en viennent ou en partent au même moment. Ce matin, il y avait particulièrement foule. J’ai physiquement senti que cela faisait comme des navettes qui se croisent sans se regarder, sans se heurter, à toute vitesse. Comme pour tisser une nappe invisible de chemins parcourus. Pour tisser une immense nappe invisible qui relierait toutes nos petites vies...

dimanche 2 mai 2010

Vaureal (95) : le temps des jacinthes des bois *** wild hyacinth time

Le 27.04.10 à 11H00

Lorsqu’il revient le temps du muguet, je chausse mes souliers de marche et vais inspecter les couleurs du bois de Vauréal (dont je sais le nom mais je le tais). Je n’ai pas très loin à marcher. Je pars à droite, tournant le dos à la gare terminus du RER. Je descends la coulée verte qui mène au village. Je monte la grande tranchée herbue qui sépare le bois des pavillons de la ville nouvelle implantés sur les anciennes terres agricoles des hauts. Un sentier souple du pas des promeneurs s’y est tracé. De nombreuses sentes récentes en partent se perdre dans les taillis, menant sans doute à des camps retranchés de petits loups à deux pattes comme ces trois là que j’avais autrefois dans ma meute. Enfin, je m’enfonce dans le bois par le chemin bien aménagé qui le traverse. Ouf ! Une grande nappe bleue est là où je la trouve chaque année. Dans une clairière éloignée des orées et encerclée de ronces, des troncs moussus sont couchés. Pas de cabane de charbonnier, juste les fleurs de jacinthe, les feuilles des sceaux de Salomon et des fûts.
Le temps du muguet ramènera le bleu des jacinthes tant que les arbres les cerneront à distance et tamiseront la lumière. Mais combien de temps encore ? Cette espèce est protégée. D’ailleurs, lorsqu’on la cueille et l’emmène loin des bois, dans la main ou même dans un vase, très vite elle se fane...


"Passant, arrête-toi un instant, lave-toi le regard des beautés qui t'entourent, assieds-toi si tu veux sur cette racine affleurante, fais taire tes pensées du monde, et goûte ce bonheur simple et gratuit d'une beauté offerte. Elle est pour toi, si tu la veux, si tu sais la contempler et l'aimer..."

-Bifane-

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► la sente de p'tit loup


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