lundi 24 août 2026

toute une Expédition - una Spedizione seria

Au restaurant italien "l’Entre-Nous" à Dardilly (Rhône), le 14.04.2026 à 11h58

C'est un restaurant que nous fréquentons souvent car nous y retrouvons notre fille qui travaille à deux pas, à Dardilly dans la banlieue de Lyon. Et puis l'accueil y est agréable, on y mange bien et rapidement. Cette fois là, nous étions 5, avec notre fille et nos petites-filles. On nous avait attribué une table ronde à l'intérieur, à proximité de cette desserte que j'ai prise en photo car elle m'a rappelé les voyages que nous faisions en famille pour aller et venir de France (la maison familiale) en Côte d'Ivoire où nous résidions dans la réserve forestière du Banco à proximité d'Abidjan. Nous préférions voyager en bateau plutôt qu'en avion. Cela nous faisait une croisière agréable. On prenait le temps à l'époque, pour passer d'un monde à l'autre.

Parce que nous avons vidé un box où étaient entreposées des affaires de ma tante décédée il y a presque 20 ans, j'ai retrouvé un carton avec des photos et des courriers. Ma tante était très conservatrice. Ce sont des lettres de mon père et de nous, les enfants. Nous prenions le temps à l'époque de donner des nouvelles. J'ai une assez bonne mémoire, ces courriers me confortent dans mes souvenirs mais je découvre aussi des faits, des sentiments, des réflexions de mon père, ses regards portés sur nous. Et nos courriers d'enfants sont attendrissants.

écureuil bleu a proposé un défi à ses visiteurs : "que mettriez vous dans votre "sac de secours" à préparer en cas d'évacuation". Je lui avais glissé que j'emmènerais mon disque dur externe pour les photos qui y sont stockées ainsi que les courriers que je viens de découvrir, qui dormaient depuis des décennies dans une capsule temporelle conservée dans un box. En les lisant, j'ai l'impression que des êtres chers, aujourd'hui disparus, me parlent à l'oreille et me confient leur mémoire... Je n'attends pas le 2 septembre pour publier ce message, car à ce moment là je ne serai pas chez moi pour le faire.




                                                                                                            Dakar 22 juillet

                                          Ma chère Ginette

Notre voyage se poursuit dans de bonnes conditions. Pas grand monde dans les trains où à deux reprises nous nous sommes trouvés seuls dans le compartiment de Nancy à Paris et de Paris à Bordeaux. Agréable déjeuner annamite le lendemain de notre arrivée à Bordeaux chez la marraine de Lucie. Puis formalités et embarquement sur le Leclerc où nous avons 4 cabines avec 4 cabinets de toilette wc etc. Nous sommes au large ! Les trois derniers mangent 1 heure avant nous. Marie peut les faire manger ce qui fait que nous sommes ensuite tranquilles avec René et Marie pour apprécier les repas dont un exemplaire ci-contre. René se tient à la perfection : on l'obligerait à porter l'habit de soirée pour le dîner que cela ne le dérangerait pas.
Il y a une nurse pour les enfants avec des jeux. Lucie et Maurice y vont en général volontiers mais Georges se fait tirer l'oreille : toujours sa crainte de ce qui ressemble à l'école.
Promenade très agréable au Portugal à l'escale de Lisbonne 4h30 avec trajet en autobus.
Maintenant le voyage est pratiquement terminé. Nous ne verrons pas grand chose de Dakar où on arrive dans la soirée puis dimanche prochain c'est l'arrivée à Abidjan où ça commencera à être moins drôle car je vais être obligé de résoudre le problème de notre installation. Bien des choses de notre part à Mademoiselle N.
Nous t'embrassons de tout cœur

                                          - Etienne -



Je me souviens des voyages en train, des arrêts à Paris puis à Bordeaux ou à Marseille à l'hôtel avant d'embarquer. Je me souviens de la cabine individuelle qui m'avait été attribuée cette fois-là, dont le hublot donnait sur un pont où s'entassaient des passagers moins confortablement installés que nous (ce n'était pas tout à fait comme dans la BD de Tintin "Coke en Stock" mais ce n'en était pas loin). Je préférais manger au service des enfants ; je me souviens surtout des odeurs de potage et des immenses corbeilles de fruits avec notamment des pommes d'un rouge luisant (nous avions plutôt l'habitude des ananas, des bananes, des goyaves et des mangues). La piscine d'eau de mer. La garderie des enfants où j'aimais aller. Les excursions lors des escales...




                                                                                        Abidjan le 24 janvier

... je risquerais fort de ne plus t'écrire avant le mois d'aout - date des vacances de mon école et surtout date à laquelle je me suis inscrit sur un bateau quittant Abidjan le 31 août - donc à Epinal le 15 septembre...


lundi 10 août 2026

les Moutons - le Pecore

Le Muy (Var), le 13.07.2026 à 20h08

Lorsque les journées sont longues, les moutons rentrent à la bergerie seuls (et de leur plein gré). Ils savent qu'ils vont avoir de l'eau et quelques compléments alimentaires. En hiver, il faut aller les chercher.
Les agneaux de la bastide naissent toute l'année. Les béliers sont toujours prêts à se reproduire et vivent avec les brebis. Certaines mères ont deux petits et pas assez de lait pour les nourrir tous les deux et l'un en pâtit et s'affaiblit. Certaines n'ont pas la fibre maternelle et ne nourrissent pas leurs bébés

"Ronde, rectangulaire ou verticale: pourquoi les pupilles des animaux ont des formes si différentes". Voir ICI

Les moutons sont des proies, comme les chèvres ou les chevaux, c'est pourquoi leurs pupilles sont horizontales afin de pouvoir scruter l'horizon. Les moutons ont même les pupilles rectangulaires.  Les petits prédateurs, comme les chats, ont les pupilles verticales afin de mieux viser. Les grands prédateurs peuvent se permettre d'avoir des pupilles rondes (lions tigres ou LOUPS)




Cergy-le-Haut (Val d'Oise), le 07.08.2026

Fifi a publié une photo d'équilibriste hier. L'occasion de publier en écho celle-ci prise vendredi dernier... Nos voisins font de gros travaux chez eux, maintenant que leurs enfants sont partis. De voir ces artisans a rappelé à mon mari l'époque où il avait travaillé à la réfection de la toiture du château de Nantes lors d'un job d'été. On ne lui avait pas confié la tâche dangereuse d'être sur le toit. Il avait à manipuler les tuiles dans la cour (qui ont été jetées dans la foulée ; "quel dommage" dit-il). Par contre il avait eu l'occasion de poser des tôles sur un bâtiment industriel qui devait ête aussi haut que cette maison. Heureusement qu'il n'a pas le vertige ! On peut admirer la dextérité de ces deux artisans tout en constatant leur témérité de ne pas s'harnacher.

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons Licence 3.0 France - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.

Archives