Le 22.03.2026 à 10h18, Belleville, Paris 20ème
Notre fils aîné nous a convié à bruncher chez lui dimanche dernier. Il aime nous voir, à Paris ou à Cergy, lorsque sa compagne (en WE à Nantes avec des amies) est absente ; et que nous passions du temps avec ses fils. Il nous attendait pour 11 heures, à seulement une demi heure de marche de notre appartement de la rue de Belleville. Nous avions le temps pour un crème et un croissant à "la Vielleuse" qui fait l'angle de la rue et de l'avenue de Belleville. Nous ne nous y étions jamais posés, ce qui n'était pas faute de passer devant. Ce bistrot est moins branché que son voisin "Aux Folies" (que j'ai montré ICI, et qui a droit à deux belles pages sur le net ICI et LÀ) ce qui ne l'empêche pas d'être tout aussi authentique et fréquenté par les habitants du quartier.
Je n'ai pas trouvé d'aussi généreuses sources sur "la Vielleuse" que sur "Aux Folies". Toutefois je savais que cet établissement avait été bombardé (le 9 juin 1918) par la "Grosse Bertha". VOICI une photo qui en atteste. ICI le témoignage de lorsque "le plus vieux café de Belleville" a failli disparaitre afin de laisser place à des logements. Et LÀ ce qui est dit sur "les Pariser Kanonen (c'est-à-dire les « canons parisiens »)... surnommés la « Grosse Bertha » par les Français".
"Armes de la guerre psychologique destinées à terroriser la population, ces canons ont envoyé un total de 367 obus sur Paris et les communes environnantes, entre le 23 mars et le 9 août 1918, causant la mort de 256 personnes... Entre la fin mars et le début du mois d’avril 1918, un demi-million de Parisiens, sur une population de trois millions, quittent la capitale."
Les obus étaient lancés de Crépy dans l'Aine (à 144kms de Paris). Par temps couvert pour ne pas être repérés du ciel et concomitamment à des tirs de batteries pour éviter le repérage par le son.
... rue de Vaucouleurs (Paris 11ème), à 10h30
Après avoir traversé le capharnaüm de l'avenue de Belleville, nous avons cheminé tranquillement, paisiblement et presque en ligne droite jusque chez nos enfants. Un peu plus tard, lorsque je suis sortie avec notre fils faire quelques emplettes pour le brunch, il m'a vanté la qualité des rues de son quartier et montré tous les signes de végétalisation que nous rencontrions, parterres et cimiers fleuris par le printemps. Oui, mais la rue de Belleville, pourtant désignée "l'une des plus cool au monde" ne l'est pas tant que cela tant elle est bruyante. Un vrai goulot d'étranglement, surtout depuis que les sens de circulation des rues qui y donnent ont été changés. On s'y croirait dans le sketch de Raymond Devos sur le SENS GIRATOIRE.
... à 10h46 (Paris 11ème)
Lorsque nous avons terminé nos courses, nous sommes remontés mon fils, un voisin et moi par l'ascenceur "historique" ; celui qui est plus moderne, et plus grand étant indisponible pour le moment. Le voisin est descendu au 5ème. Nous avons fini par l'escalier.
Précédemment, mon mari m'avait laissée le prendre seule. Ce qui m'avait rappelé lorsque nous allions chez notre autre fils qui logeait dans une chambre de bonne dans le 15ème. Cet ascenceur là était vraiment vétuste, il couinait, balançait, pendu à l'extérieur sans cage. Mon mari grimpait les sept étages à pied...
Dimanche dernier était jour d'élections municipales ; après le brunch, nous sommes rentrés chez nous et avons eu tout loisir de voter dans l'après-midi
vendredi 27 mars 2026
Dimanche dernier - Domenica scorsa
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Cergie
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Libellés : ascenceur, Belleville, bistrot, fresque, Grosse Bertha, histoire, La Vielleuse, Paris 11ème, Paris 20ème, rue de Vaucouleurs, store
jeudi 19 mars 2026
un Voyage au Japon - andiamo in Giappone
Jardin d'Acclimatation (Paris 16ème), le 14.02.2026 à 14h18
Le Japon en Lumières
Émilie Tran Nguyen a fait hier soir du Hanami le sujet de sa rubrique "Oh My pop" dans "C à vous la suite" sur la 5... Le Hanami est le thème récurrent abordé en ce moment. Cela change de l'offensive en Iran et du deuxième tour des élections municipales en France.
Le Japon en Lumières
Émilie Tran Nguyen a fait hier soir du Hanami le sujet de sa rubrique "Oh My pop" dans "C à vous la suite" sur la 5... Le Hanami est le thème récurrent abordé en ce moment. Cela change de l'offensive en Iran et du deuxième tour des élections municipales en France.
"Hanami, tradition japonaise séculaire, peut se traduire par « contempler les fleurs ». Comme chaque année, la floraison des cerisiers japonais du Domaine de Sceaux est attendue en avril." (Voir ICI)
"Le Grand Parisien" notamment, du jeudi 12 mars en a parlé. Il titre "Pour rêver sous les cerisiers du Parc (de Sceaux), il faudra réserver". Je fais un petit aparté : ma chère maman à qui je ramenais des fleurs de notre jardin de famille disait qu'elle aimait beaucoup "chơi hoa", littéralement "jouer avec les fleurs" et donc cela équivaut au "Hanami" japonais.
La floraison des 144 cerisiers du Japon du parc de Sceaux "est espérée entre le 4 et le 19 avril". Pourquoi donc devra-t-on réserver ? Afin que le piétinement des visiteurs ne soit pas trop intense pour les racines et la santé des arbres (ce n'est pas une nouveauté mondiale, dans le Yosemite Park en Californie où nous nous sommes rendus en 2008, il est défendu de marcher près des troncs de séquoias. En forêt de Paimpont où se trouve Brocéliande avec notamment la fontaine de Barenton, en 2019 nous avons été canalisés sur les sentiers. Il en est souvent ainsi de nombreux lieux à haute fréquentation.
Au jardin d'Acclimatation à Paris, le Hanami avait commencé dès le 10 décembre 2025. Ce soir là où nous y étions, il faisait très beau et aussi très froid.
Nous avons suivi le flot des visiteurs sous les torī...
Chaque fois que je déambule au milieu des idéogrammes je pense à la nouvelle de Pierre Péju parue pour la première fois en 2005 : "LA CONFUSION DES CARACTÈRES ou l'idiot de Shanghaï" qui commence ainsi :
"Quand j'ai débarqué à l'aéroport de Shanghaï, je savais encore lire. L'incroyable n'était pas encore arrivé. Lire ? Mais tout le monde sait lire ! C'est du moins ce que je croyais."
(Sans le faire exprès, j'ai capturé un "Space Invader")
Les cosplayers étaient en prime : des visiteuses qui adorent se faire voir et photographier...
Au pied du mont Fuji étaient des bancs ; nous avons déballé les sandwichs pour nos petits-enfants impatients. Nous ne craignions pas la "Grande Vague de Kanagawa". En fond : le musée Louis Vuitton...
La nuit était devenue totalement noire. Le temps que je photographie les macaques des sources chaudes de Jigokudani, j'étais seule, perdue au milieu de la foule. J'ai retrouvé le reste de notre troupe à la sortie.
Nous étions venus en voiture. Pour le plaîsir de nos petits provinciaux nous avons poussé jusqu'à la tour Eiffel. P'tit Loup avait dormi à l'aller, il n'a rien perdu du spectacle. Sur la place de l'Étoile, il a dit : "beaucoup de voitures, beaucoup de lumières !" Juste avant que nous nous engoufrions dans la sombre avenue d'Iéna
"Le Grand Parisien" notamment, du jeudi 12 mars en a parlé. Il titre "Pour rêver sous les cerisiers du Parc (de Sceaux), il faudra réserver". Je fais un petit aparté : ma chère maman à qui je ramenais des fleurs de notre jardin de famille disait qu'elle aimait beaucoup "chơi hoa", littéralement "jouer avec les fleurs" et donc cela équivaut au "Hanami" japonais.
La floraison des 144 cerisiers du Japon du parc de Sceaux "est espérée entre le 4 et le 19 avril". Pourquoi donc devra-t-on réserver ? Afin que le piétinement des visiteurs ne soit pas trop intense pour les racines et la santé des arbres (ce n'est pas une nouveauté mondiale, dans le Yosemite Park en Californie où nous nous sommes rendus en 2008, il est défendu de marcher près des troncs de séquoias. En forêt de Paimpont où se trouve Brocéliande avec notamment la fontaine de Barenton, en 2019 nous avons été canalisés sur les sentiers. Il en est souvent ainsi de nombreux lieux à haute fréquentation.
Au jardin d'Acclimatation à Paris, le Hanami avait commencé dès le 10 décembre 2025. Ce soir là où nous y étions, il faisait très beau et aussi très froid.
Nous avons suivi le flot des visiteurs sous les torī...
Pas de commentaires...
Chaque fois que je déambule au milieu des idéogrammes je pense à la nouvelle de Pierre Péju parue pour la première fois en 2005 : "LA CONFUSION DES CARACTÈRES ou l'idiot de Shanghaï" qui commence ainsi :
"Quand j'ai débarqué à l'aéroport de Shanghaï, je savais encore lire. L'incroyable n'était pas encore arrivé. Lire ? Mais tout le monde sait lire ! C'est du moins ce que je croyais."
(Sans le faire exprès, j'ai capturé un "Space Invader")
Les cosplayers étaient en prime : des visiteuses qui adorent se faire voir et photographier...
Au pied du mont Fuji étaient des bancs ; nous avons déballé les sandwichs pour nos petits-enfants impatients. Nous ne craignions pas la "Grande Vague de Kanagawa". En fond : le musée Louis Vuitton...
La nuit était devenue totalement noire. Le temps que je photographie les macaques des sources chaudes de Jigokudani, j'étais seule, perdue au milieu de la foule. J'ai retrouvé le reste de notre troupe à la sortie.
Nous étions venus en voiture. Pour le plaîsir de nos petits provinciaux nous avons poussé jusqu'à la tour Eiffel. P'tit Loup avait dormi à l'aller, il n'a rien perdu du spectacle. Sur la place de l'Étoile, il a dit : "beaucoup de voitures, beaucoup de lumières !" Juste avant que nous nous engoufrions dans la sombre avenue d'Iéna
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