Pourquoi prend-on une photo en général ? Parce qu’une scène nous interpelle dans son ensemble ou l'un de ses détails. Ensuite on l’examine et la voit autrement. Je me suis demandé ce qu’était ce petit arbre, ma belle-sœur m’a répondu : "un micocoulier". Alors je me suis souvenu de celui, solitaire, qui dominait à une vingtaine de mètres cette aile de la bastide. Je me suis souvenue de son dépérissement et de sa mort après la canicule de 2003.
Le micocoulier, ai-je appris par Wikipedia, est du bois dont on fait les fourches... Par le site "Les arbres" qu'il pousse en pleine lumière et apprécie les sols profonds.
J’ai cherché et retrouvé un livre que j’avais lu avec délectation quand nous l’avions reçu. Je le recommande à ceux qui aiment les arbres : "Face aux arbres, apprendre à les observer pour les comprendre", Christophe DRENOU - Georges FETERMAN, Editions ULMER (voir ICI).
Le beau micocoulier dans la force de l’âge poussant en milieu ouvert est mort du stress de la sécheresse car l’épaisseur de la terre arable au dessus du socle rocheux n’était pas très importante, mais ses racines demeurées vivantes, ont drageonné plus loin et plus bas en rencontrant l’obstacle des fondations. Malheureusement, le petit micocoulier n’est pas promis à une longue vie car il en a bien mal choisi le lieu...
Lasure et ferrures
comme bras tendus les branches
du micocoulier
Ocre et camaïeu
de bleu où le vert s'impose
cherchant à renaître
Si le mur s'écaille
le micocoulier drageonne
S'écoule le temps
-Miss_Yves-





