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mardi 29 mai 2018

Le Fleuve - Seine River

Paris, le 21 mai 2018 à 11H54

Nos deux petites-filles du Rhône et leur maman nous ont rendu visite lors du week-end de la Pentecôte. Nous leur avons fait plaisir en marchant beaucoup (le Grand-Père faisant office de porte-enfant lorsque la Petite P était fatiguée) près de la Seine pour la pyramide du Louvre, les colonnes de Buren, la cathédrale et aussi les glaces Grom rue de Seine ou Berthillon rue Saint Louis en l'Ile. Nous avons beaucoup aussi trainé dans les couloirs et les rames du métro.
La Maman a souhaité que nous fassions la visite en bateau-mouche qui relie tous les lieux que nous avions vus.

Lorsque le bateau-mouche passe l'Institut du Monde Arabe et amorce le tour de l'Ile Saint-Louis pour le retour de la promenade, la vue à la fois sur les deux îles, la cathédrale Notre-Dame, ses deux tours et sa flèche, le pont de Sully, le pont de la Tournelle surplombé par la statue de Sainte Geneviève patronne de Paris, mérite que l'on se lève de son siège pour prendre une photo souvenir. De la terrasse panoramique de l'IMA, on a la même vue, mais pas au même niveau, bien sûr. Et tout son temps pour appuyer sur la gâchette...

Avant de retrouver la station de métro Alma-Marceau, nous avons regardé le Zouave. Les pieds au sec, il nous tournait le dos. De retour à Cergy avec la Petite P qui a joué les prolongations (la maternelle n'est pas encore obligatoire et elle a pu se lever tous les matins à 10h), j'ai lu dans "le Parisien" du surlendemain mercredi 23 mai 2018 un article titré "Paris sous les eaux, les transports perturbés" (pour cause de trombes d'eau et de grêle). Des stations de métro avaient dû être fermées. L'article était illustré par la photo d'un policier les pieds dans l'eau, à la station Alma-Marceau...


lundi 1 mars 2010

Ile Saint Louis (Paris 4eme) : un instant d'eternite *** eternal instant

Le 28.08.07 à 13H00
Jeudi dernier, je suis allée voir "Izis, le photographe rêvé de Paris" [Exposition gratuite à l'Hôtel de Ville (Paris 4ème), jusqu'au 29 mai].
L'attente n'a pas été bien longue, cependant le vent était glacial et un petit crachin a fait s’épanouir les pépins dans la file.
Je suis ressortie abasourdie, retenant d’une main mon pébroque et portant de l'autre le livre de l’expo dans un sac de plastique transparent. La pluie était à présent battante. Plutôt que de rester en plein air pour cheminer vers la station de RER Châtelet-Les-Halles, je me suis engouffrée dans la bouche de métro la plus proche et ai beaucoup marché en souterrain pour avoir ma correspondance.

Israëlis Bidermanas (Marijampolė en Lituanie 1911-Paris 1980) dit "Izis" arrive à Paris en 1930 à 19 ans avec 7 francs en poche sans parler un mot de français. Un solide bagage acquis en apprentissage depuis l’âge de 13 ans chez un excellent photographe va lui permettre de survivre à défaut de gagner décemment sa vie puis de trouver un emploi stable, d’épouser la fille du patron et de réussir comme portraitiste dans le 13ème.
De 1941 à 1944, pendant l’occupation, la famille se réfugie à Ambazac dans la Haute-Vienne. A la libération Izis est à Limoges et tâche d’oublier tous ses savoir-faire de studio pour une série de portraits de 70 maquisards.
[Tel est le destin. On le maîtrise parfois et à la fois il s’impose.]
Puis Izis retrouve Paris. Il travaille pour Paris Match, rencontre Colette, Chagall, Prévert et tant d’autres, va en Israël, à Londres, met en forme ses livres "photo-poème" et photographie Paris dont la Seine et les amoureux...




Avec beaucoup d'humilité, j’ai regardé les photos d'Izis. J'ai lu et aimé son explication :
"J’appuie sur le déclic quand je suis à l’unisson de ce que je vois."

Ma photo a attendu plus de deux ans et beaucoup d'eau du fleuve a coulé avant que je ne me décide à la montrer.
Qu'en est-il de ce couple aujourd'hui ?
Qu'importe. Ces deux là se sont aimés, ô combien, apparemment !
La photographie et la vie enfilent les instants d’éternité...

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