lundi 12 avril 2010

Fort du Roulon (Uzemain - 88) : la mémoire des fossés *** ditches

Le 05.04.10 à 9H30
Glossaire.


Il me souvient de m’être laissée entraîner par Patrick à jeter un oeil au fort de Dogneville. Il fut l’un des premiers construits à Epinal et appartient à la commune de Dogneville. L’accès en est interdit. L’était-il déjà ? Le savions nous ? Moi, en tout cas, je ne le savais pas. C’était au milieu des années 70 du siècle dernier, trente ans après la fin de la deuxième guerre mondiale. Encore aujourd’hui j’entends le silence qui régnait sur les lieux, j’ai la sensation que pas un oiseau, pas une âme n’y vivait. La végétation était de broussaille et d’arbre de reconquête.
Lors de la modernisation du fort de Dogneville, les trois caponnières qui surveillaient les fossés avaient été remplacées par des coffres de contrescarpe. C'est-à-dire que les défenseurs des fossés étaient en position en face du fort, sous les pieds des assaillants, là où nous nous tenions. Patrick est descendu dans le fossé. Il est allé voir autant qu’il pouvait car nous n’avions pas de lampe de poche et je suis restée seule, un long moment. Peureuse et impressionnable comme je suis, je n’en mène jamais bien large dans ces situations auxquelles je suis assez souvent confrontées.

Au fort du Roulon, il y a des caponnières simples ou doubles mais pas de coffre de contrescarpe. Au premier tir sur le pont-levis l’assaillant a pris le fort. Le fossé a été comblé en face de l’entrée car le propriétaire actuel des lieux y a fait déverser la terre de déblai de sa maison afin d’accéder aisément aux fossés avec un engin motorisé.
En 2002, s’est déroulée une Soirée estivale musicale au fort du Roulon. Organisée par "le Bilboquet", association forte de cinquante membres, elle avait nom "FORST'STIVAL" (voir article de L'Est Républicain du 01.09.2002). Le FORST'STIVAL est revenu en 2003, avec des scènes un peu partout dans le fort. Et puis fini. C’était une grosse organisation. Après une franche réussite, peut-être est-ce bien d’arrêter afin de ne garder que des super souvenirs ?

20 commentaires:

  1. youpie, quel beau fort et quel beau bus!!
    Si j'avais un fort comme celui-là, je pourrai me retrancher à l'intérieur, faire des bonnes bouffes avec les copains et faire la teuf jusqu'à pas d'heure la nuit. Allez hop, je lance l'invitation.
    "venez toutes et tous au fort delphinium, ce sera le gros delirium"!

    Bon, je finis mon café et go tout chez les fous. Bises

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  2. delphinium12/4/10 07:37

    mais promis, je ferai un installation électrique digne de ce nom et j'aménagerai la salle des banquets. :-))
    et peter apportera le champagne, HPY le camembert, Cergie et Claude apportera des bons plats et tous les autres pourront apporter des desserts et des bouteilles. !

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  3. Voilà un lieu qui a vécu, qui a vu la mort de près. Ton texte me fait des frisson dans le dos (à moins que ce ne soit l'absence de chauffage dans mon bureau).

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  4. Caponnière et Contrescarpe, de jolis mots pour désigner des ouvrages destinés aux massacres. Si le Forst'stival s'est arrété, c'est peut-être faute de subventions.

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  5. Je m'en vais lire l'Est Républicain ! Je reviens plus tard ! :-)

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  6. Delphinium, un lieu de rêve si on n'est pas seul, je passerais mon temps à regarder derrière mon épaule. J'ai pris des photos que je ne montrerai pas des aménagements de certaines salles avec des meubles récupérés de bric et de broc, des sièges de voiture. On en a une idée sur la photo floue précédente. Cela fait un peu "Annie la petite orpheline" et cabane dans les arbres qui serait sous les racines.

    Hpy, le fort de Dogneveille a connu le feu mais pas le Roulon. Par contre il y a eu des décés parmi les ouvriers en attestent des marques assez nombreuses de ci de là sur les pierres, alors qu'il n'y a eu qu'une mort d'ouvrier à déplorer pour la tour Eiffel (Source Wikipékia) et encore c'était en dehors du travail.

    Alain, c'était un fort d'observation. La défense passive. D'ailleurs il n'a jamais été armé véritablement. Il m'a semblé être une sorte de château de carte.

    Fifi, une bonne lecture ainsi que La Liberté de l'Est ! J'aime bien les journaux locaux.

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  7. Bonjour, Cergie.
    Et moi, je ne m'en sors pas...
    Enfin,il y a tout de même un arc de triomphe...Je le loue pour le sacre du printemps.
    Avec tes explications, je ne risque pas grand'chose...
    Merci beaucoup.
    Bonne journée.
    Je t'embrasse.

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  8. Une photo très atmosphèrique. Les ruines du fort à côté d'un camion aussi en ruines!

    FORST'STIVAL...pourquoi ce nom quasi impossible à dire!?

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  9. L’accès est interdit, tu es allé, Delphinium veut inviter les copains… Je me demande quel genre d’amis que j’ai ! :-)

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  10. Un petit côté "club des cinq", dans ton récit...Plaisanterie mise à part, c'est un site chargé d'histoire, et l'on retrouve ton goût pour ce genre de lieux dans ton compte-rendu sur le bagne...

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  11. T'oublies le Républicain Lorrain, quotidien que j'aime lire encore quand je vais chez mon frère.

    "Peureuse et impressionnable" tu te laisses "entraîner par Patrick", c'est pas une solution, dis-lui que t'as peur ! T'as peur qu'il se moque de toi ? Je suis de moins en moins courageuse, il parait que petite, je n'avais peur de rien ou presque :-)
    En fait chui une grande trouillarde, maintenant j'ose le dire:-)
    Bisous qui tremblent: clac clac clac

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  12. au Fort du Roulon , y en a une qui a trop roulé ;) mais elle finit en beauté

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  13. "Into the Roulon", version un peu cra cra avec les poubelles (mais bon, y'a moins d'espace qu'en Alaska).

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  14. Bonjour Lucie! Le mieux, ce sont toujours les memoires...
    Tu fais le tour des Forts? ;))

    Blogtrotter 2 t’attends en Turquie… ;) Amuse-toi et bonne semaine!!

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  15. Merci pour ce superbe reportage, tous les trois articles, de Roulon. Il faut jamais oublier les endroits comme celui-la. Au meme temps, donner un peu de bonheur au endroit, a ce temps, avec les amis, c'est comme donner un peu de bonheur et respet aux gens des autres temps, je crois. Et ca, c'est du bien. Bisous et bonne semaine a toi, chere Cergie, et merci pour tes commentaires en ce qui concerne les fetes de Paques chez mon blog.

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  16. Elle a mis une bonne dose de goutte dans son café Delphinium ou quoi !
    C'est un peu fort de café tous ces forts où des gens mouraient
    de se battre et d'autres de les construire.
    Le beau bus fait un peu désordre mais surtout les sacs poubelles.
    En fait cet endroit, tout du moins sur ta photoqui n'est pas si fort beau que cela, à part l'Arc de Triomhpe comme dit Herbert.

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  17. C'est fort sympathique la promenade dans les forts... lol
    Belle image!
    Bonne journée A +

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  18. c'est vrai que l'ambiance est assez faite pour des mystères a faire frémir des ados..
    J'aime bien l'ensemble pierre des temps anciens et camion coloré on s'attend à voir sortir de sous l'arc un ou deux hyppies en recherche d'une atmosphère.

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  19. C'est vrai que cela donne envie de remonter le temps et d'en savoir plus. De bonnes explications qui laissent imaginer pas mal d'histoires pas toujours roses.
    Une rave party organisée par Delphinium?

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  20. Herbert, des fois des explications empêchent de dormir : lorsque je lisais à Kourou des livres sur le bagne au lit le soir

    Adam, pas plus difficile à prononcer que "Alan Stivell" ou "Greame Allwright".

    Peter, le fort du Roulon n'est pas interdit lorsqu'on le visite avec son propriétaire.

    Miss_Yves, les lieux chargés d'histoire on en trouve partout même au milieu des fourrés (le maquis Bernard dans le Morvan)

    Fifi, j'ai un mari intrépide (heureusement que je l'ai) ! Mais je suis ravie qu'il ait toujours des bonnes idées, sans lui je verrais pas le quart de la moitié de ce que je découvre : une glacière perdue dans une sapinière dans le Vercors...

    lasiate, la camionnette m'a attirée et je l'ai mitraillée.

    Cieldequimper, ce ne sont pas des poubelles mais des sacs de gravats. Je n'ai pas compris l'allusion à "into the Roulon" en Alaska.

    Gil, se souvenir toujours : de son propre passé et du passé collectif

    Marylin, merci d'avoir saisi tout ce qu'est le fort du Roulon, celui d'hier comme celui d'aujourd'hui qui ne doit pas mourir

    Claude, c'était une autre époque et pourtant pas si lointaine, plus proche de l'époque des pharaons que de la notre ? Les ouvriers étaient pour la plupart des immigrés d'Italie. Même réponse qu'à Ciel : ce ne sont pas des poubelles mais des gravats

    Daniel, certains forts se visitent accompagnés de bénévoles : l'année dernière pour nous celui de Mutzig en Alsace qui ne se visitait pas encore la dernière fois que nous y étions passés (en 2006). Ils sont toujours dans des sites remarquables.

    Marguerite-marie, j'imagine très bien ces hippies depuis ton commentaire

    Thérèse,n'oublions pas que je suis d'une région frontalière de France du coté de mon père et d'un pays en guerre > pas si longtemps du coté de ma mère. (Delphinium est une désespérée qui adore se marrer.)

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