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mercredi 4 octobre 2017

Un Village français - A French Village

Mons (Var), place Frédéric Mistral, le 22.08.2017 à 10H45
Bar - Restaurant - Tapas "Le Petit Bonheur"



Fin août j'aurais pu intituler ce message "le Monde perdu" ou "le Promontoire" pour ce qui n'est pas sur la photo et qui était encore frais dans mon souvenir...

Nous avions dîné la veille et dormi chez des amis qui ont acquis une résidence secondaire sur une commune proche de Mons : Seillans où grâce à internet ils font de longs séjours loin de Clichy, parmi les chênes verts. Lassés de la visite bruyante des sangliers le long de leur terrasse, ils ont ceint leur vaste terrain pentu d'un filet électrique. Ils y ont fait creuser une piscine. C'est une agréable propriété. Nos amis ont dix ans de moins que nous, leurs filles sont encore adolescentes et ni eux ni elles ne se plaignent encore de l'isolement. "Le Monde perdu" c'est un peu le leur. Nous y avons couché car il était inenvisageable que nous fassions les 30 kilomètres du retour après le dîner ; la route est vallonnée, étroite, sans bas-coté et (ce qui est pire qu'en Grande-Bretagne) bordée de forts dénivellements. Nous avions amené une bouteille de rouge et une de rosée de notre beau-frère qui ont été fort appréciées par le maître de maison qui ne s'en est pas tenu là et a sorti les siennes... A la fin du repas, il n'était plus audible même s'il parlait beaucoup, de plus en plus bas et en articulant de moins en moins... Au petit déjeuner, il a proposé de nous mener à Mons. Nous avons préféré le laisser travailler et finir de reprendre ses esprits...

Mons est un village perché au bout d'une route qui grimpe, qui tourne comme une route de montagne. Il est situé à l'altitude de 811 mètres (La Bresse, dans les Vosges, n'est qu'à 635 mètres) et pourtant, depuis l'esplanade où nous nous sommes garés la vue est superbe sur la Méditerranée et nous avons aperçu Saint Honorat l'une des deux îles de Lérins située dans la baie de Cannes. Alors "le Promontoire", pourquoi pas ? Seulement, nous sommes depuis allés au cinéma chez nos petites-filles dans le Rhône et nous avons vu le film d'animation franco-belge "Le Grand Méchant Renard et autres contes..." qui nous a fait passer un excellent moment et dont nous pouvons dire grand bien. Les histoires, les morales nous ont plu et les décors aussi. Surtout, pour moi, ceux du dernier volet qui se passe en ville (Petit extrait ICI) et dont les accessoires urbains (boîtes aux lettres, poubelles, lampadaires, tube citroën et autres véhicules) sont typiquement français...

vendredi 17 avril 2015

L'endroit où il faut être - The Place to be

Terrasse photographiée depuis le boulevard Raspail, le 18.09.2012 à 12H07

Les premières lignes des "Mémoires d'une jeune fille rangée" (1958) de SIMONE de BEAUVOIR sont : "Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 2008, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail."
Plus loin, elle écrit : "Au dessous de notre appartement, face au paisible Dôme où M. Dardelle jouait aux Dominos, venait de s’ouvrir un café bruyant, la Rotonde."

VASSILIS ALEXAKIS écrit à sa mère, décédée dix années plus tôt, dans son roman "Je t'oublierai tous les jours" (2005) : "Nous habitions encore boulevard Raspail, le petit deux-pièces sous les combles dont tu te souviens sans doute. Non loin de là, sur le terre-plein qui séparait la chaussée, se dressait une imposante statue de Balzac œuvre de Rodin. Quand j’écrivais Le Sandwich je croisais Balzac tous les jours mais il ne m’impressionnait pas outre mesure."
Et beaucoup plus loin, presque à la fin du roman : "La statue de Balzac n’est plus sur le boulevard Raspail. Je m’en suis aperçu par hasard il y a quelques mois. Aurait-elle déménagé au musée de son créateur ?"

LA ROTONDE et le BALZAC de RODIN sont idéalement placés près de la sortie de la station Vavin, dans le mythique quartier du Montparnasse. Le pied de la statue est un point de rendez-vous parfait entre deux personnes qui ne se connaissent pas de vue (des blogueurs par exemple). " BALZAC trône dans les jardins du musée Rodin, sur le boulevard Raspail et dans les collections du MoMA, à New York." En effet. Je l’ai croisé à Berlin en 2004, dans le hall de l’EXPOSITION des œuvres prêtées par le MoMA de New-York... Quel étrange monument doté d’ubiquité et citoyen du Monde !
(Fin Août 2007, il était bien revenu boulevard Raspail).

mardi 15 janvier 2013

Le garçon - the waiter

Le 11 janvier 2013
Une jeune-femme, serveuse à "la Rotonde", m'a dit, en septembre dernier, que sur sa fiche de paie figurait l’appellation "garçon". On dit bien "sage-femme" pour un homme exerçant ce métier. Le garçon du "FELIXIO" a une longue pratique qui se voit dans sa posture, le poignet bien cassé pour tenir le plateau qui fait corps avec lui, calé par le petit chiffon pour essuyer les tables, glissé entre deux doigts de la main...


Si vous regardez bien les baies vitrées du "FELIXIO CAFE", vous noterez, juste à coté de celui du garçon, les deux reflets de la fontaine Wallace de la place du Docteur Félix Lobligeois... On ne peut voir, par contre, que le filet d’eau potable a été coupé. Il a été coupé aussi à la même fontaine qui trône en face de la mairie du XVIIème. C’est la première chose que j’ai remarquée, en arrivant rue des Batignolles vendredi dernier. La crainte du gel sans doute.
Les décorations de Noël sont posées traditionnellement le premier dimanche de décembre, celui de l’Avent, et enlevées après l’Épiphanie et le passage des Rois Mages. Alors, mi-janvier on devrait passer à autre chose, du moins dans les rues de la capitale où le blanc est de mise depuis cette nuit avec l’arrivée d’une neige timide...

vendredi 23 novembre 2012

Passent les saisons - the seasons go by

Prise place Richard Baret (Paris 17ème), le 21 novembre 2012 à 13H32

Fin juin, les tilleuls se devinaient dans les rues, les parcs et sur les places de Paris à leur odeur entêtante. A présent, leurs feuilles dorées volètent et se posent. Elles annoncent l’hiver qui vient. Parfois, quelque consommateur fait paraître les terrasses encore plus désertées...

lundi 31 octobre 2011

Place de la Nation (Paris 12ème) : la brasserie "Le Dalou"

Le 27.10.11 à 13H33
Le café sera toujours moins cher au comptoir après la hausse de la TVA...
Dalou était un sculpteur contemporain de Rodin dont les oeuvres émaillent la capitale (le gisant de Victor Noir au Père Lachaise et beaucoup d’autres statues, notamment au jardin du Luxembourg ou place de la Nation...)


La rencontre fortuite d’une horloge, de deux chaises hautes cannées et d’un piano bastringue est à l’origine de cette photo. Le béret basque et la mosaïque ont été donnés par surcroît. Mais auparavant, il a fallu que nous nous donnions rendez-vous pour déjeuner, Patrick qui revenait d’un déplacement à Tours et moi qui étais à Cergy, dans la brasserie parisienne "Le Dalou".

Il parait qu’aujourd'hui, 31 octobre 2011, est né le 7 milliardième être humain...
Oscar, le bébé d'Etienne, notre fils aîné, et de Johanna, est né le 27 octobre à l’hôpital Trousseau (dans le 12ème). Notre petit-fils est un vrai petit parisien. Toutefois, il est bien aussi enfant du monde : son arrière-grand-mère paternelle est venue du Nord-Vietnam, ses arrière-grands-parents maternels de Pologne et de Hongrie...

lundi 24 décembre 2007

Cergy-Préfecture (95) : le bar le Columbia d'Eric Rohmer

Le 19.12.07 à 12H20

Eric Rohmer a tourné "l’ami de mon amie" en 1987, à Cergy. J'avais vu ce film à sa sortie. Je l’ai revu hier. "L’ami de mon amie" se déroule à Cergy-Préfecture, Cergy-St-Christophe et à la base de loisir de Cergy-Neuville. Nous avons emménagé en 1988 à Cergy-le-Haut, nous y étions pionniers.
J’ai été émue de revoir ces lieux qui en 20 ans ont mûri. L’architecture n’a pas bougé. Toujours aussi sobre, sculpturale, photogénique. Au début du film, la prise de connaissance des deux héroïnes se déroule sur les marches devant le Conservatoire de Musique, sur lesquelles j’ai tant traîné mes guêtres en attendant les enfants.
Le gazon a poussé. Les arbres ont poussés. Certains commerces ont changé d’enseigne. Certains commerçants ont vendu leur pas de porte.
Ainsi va la ville, ainsi va la vie. Foin de la nostalgie, les choses évoluent au fil des ans, sinon elles sont mortes.

Le café-restaurant "Le Columbia", ce lieu privilégié des rendez-vous du film, est toujours là au 14, Grand Place, au dessus de la station de RER Cergy-Préfecture. Il n’a pas changé. Cependant, cette image en 1987 je n’aurais pu la faire. Le monde est plus petit depuis. Depuis, il a bien changé...

Joyeuses fêtes à tous !




Eric Rohmer made the movie "l’ami de mon amie" (1987. Also known as "My Girlfriend's Boyfriend" and "Boyfriends and Girlfriends") at Cergy-Préfecture, Cergy-St-Christophe and Cergy-Neuville's pounds. We arrived in 1988 at Cergy-le-Haut. Since 1987, the town changed much. Yesterday, I viewed again "l'ami de mon amie". The architecture is identical and yet Cergy is so different. The lawns and trees have grown. Some shops have changed.

"Le Columbia" café was an actor haunt of the movie. It is exactly the same. Except that I could not have taken this picture then. The world is smaller now, and it has changed a lot...

Merry Christmas & New Year Holidays !

vendredi 14 décembre 2007

Paris 4ème et 3ème : Rues des Francs-Bourgeois et Rambuteau

Le 08.12.07 à 14H45

Coté Nosimpairs dans le quatrième, coté Nospairs dans le troisième. Tasse vide sur table luisante de bistrot...
Paris est un paradoxe. Certaines de ses rues se prolongent et changent de nom. Leurs deux cotés sont dans deux arrondissements différents. Et malgré le froid, la pluie diluvienne et une circulation trépidante, ses habitants prennent un café en terrasse...

Depuis le 4 décembre 2007 et jusqu’au 31 mars 2008, l’Hôtel de Ville de Paris 4ème propose, en entrée libre, l’exposition "Paris en couleurs des frères Lumière à Martin Parr".
J’y ai passé deux heures samedi, une heure mardi.
Cent clichés épatants d'un Paris qui exulte. Des photographes du début du siècle qui étaient avant tout des peintres. Doisneau. Willy Ronis. Et tant d’autres.
Les affiches habillent les murs et les pignons dégagés par les travaux haussmanniens. Elles sont les tags, les fresques et pochoirs d’hier. Les enseignes déclinent les petits commerces. Les parisiens et leurs chats posent pour la postérité. Les carrioles, les autobus à plate-forme, les véhicules aujourd’hui de collection, disent le mouvement, la vie d’un Paris qui n’est pas seulement en noir et blanc...

mercredi 21 novembre 2007

Paris 4ème : la terrasse de café


Le 28.08.07 à 10H50

Partout souffle un vent glacial sur les blogs qui se couvrent de givre, et l’on semble avoir oublié qu’il y a quinze jours encore, tiens le jour où j’ai photographié le bassin du Palais de Tokyo, nous pouvions avoir la tentation de déjeuner en terrasse au café Branly... De toute façon, même au plus fort de l'hiver, les parisiens n'ont jamais froid. Ils adorent manger dehors, sous le couvert d'un vague plastic les jambes aux courants d'air, le crâne rôti par un parasol chauffant.
Lorsque nous avons fait notre safari-photo dans divers coin de Paris, Reflex et moi, il faisait beau et chaud. Nous sommes allés à Beaubourg. Place Igor Stravinsky, nous avons vu la fontaine animée par Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Cela nous a donné soif. Nous avons vu cette terrasse de café.
Ben oui. Il faut cultiver toutes les formes d’art. Reflex et moi avons cultivé l’art de vivre et avons écumé pas mal les bistroquets...



Everywhere in France, a freezing wind blows on the blogs which are covered with frost. Everyone seems to have forgotten that still two weeks ago, for instance the day when I photographed the Modern Art Museum’s pound, we were tempted to have our lunch outside the Café Branly... Even in the depths of winter, the Parisians are actually never cold. They do love being seated outside, in the shelter of a kind of draughty plastic tent, roasted under a heating parasol.
When Reflex and I went on our photographic safari here and there in Paris, it was sunny and warm. We were in Place Igor Stravinsky closed to Beaubourg Museum, we saw the fountain animated by the artists Niki de Saint Phalle and Jean Tinguely. That made us thirsty.
We saw this café’s terrace. It is necessary to be interested in culture and monuments, of course. Reflex and I visited alternately Paris and the bistros (cafés)...

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