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mardi 22 décembre 2020

Un Village rural - a rural Village

Boisemont (Val d'Oise), le 20.12.2020 à 15h44

Boisemont est une commune rurale limitrophe à Courdimanche. "Bois" et "mont", il n'est pas loin à chercher pour avoir la toponymie de "Boisemont". En 2019 ses habitants étaient 761. La majorité de ses terres est constituée de bois (plan ICI) qui appartiennent au massif forestier de l'Hautil. La forêt de l'Hautil, comme le village, culmine à 191 mètres. Elle est un des points les plus hauts de l'Île-de-France.
Elle est belle cette forêt, sauvage et même un peu inquiétante surtout à la tombée du jour. Là, c'était un arbre à trois troncs en bordure de l'allée cavalière qui sépare les bois des terres de la ferme pédagogique d'Écancourt (à Jouy-le-Moutier).



À proximité d'une plate-forme sur pilotis en bois d'où l'on a une belle vue panoramique sur la région parisienne et même la tour Eiffel, proche de 27 kilomètres, un rouge-gorge voletait. Ces passereaux sont effrontés et familiers. J'ai pu photographier celui-là sans téléobjectif, simplement avec mon objectif fixe 50mm. Il m'a fait penser au lièvre variable du reportage que j'avais vu la veille sur France 2 ("le photographe des neiges"), consacré à Jérémy Villet qui, à partir de la 20ème minute, déclare que le lièvre l'a vu mais qu'il a confiance dans son camouflage.
Il est vrai qu'il n'était guère évident de suivre des yeux l'oiseau dans le fourré.



Il est assez facile de s'orienter. Nous étions partis de la ferme pédagogique d'Écancourt à Jouy-le-Moutier, là nous nous dirigions vers la Ferme Rose de Boisemont et ses pâtures.



L'abreuvoir est du même type que celui de Courdimanche. Il est mieux entretenu : il est toujours utilisé.



La grange...



Les tracteurs Renault ne risquent pas de reprendre du service. La Ferme Rose se loue.



Le chemin du retour n'est guère aisé. En certains endroits le sable affleure, en d'autres c'est l'argile grasse et glissante. La végétation (les fougères) témoigne de la variété des sols. Le massif de l'Hautil a autrefois été très exploité pour son sous-sol d'où a été extrait le gypse pour le plâtre laissant de nombreux fontis contraignant à condamner certaines parties de la forêt

Prise à l'entrée de la ferme pédagogique d'Écancourt, Jouy-le-Moutier (Val d'Oise), le 20.12.2020 à 17h00

Je n'ai pas retenu le nom de cet être étrange qui vit au bord de la mare...

mercredi 13 mars 2013

Une photo de famille - Group Photography

Cergy-le-Haut, le 12.03.2013 à 10H55

Pour cause de 4ème épisode neigeux de cet hiver, notre jardin était très embouteillé hier. Du moins sous le liquidambar où les Mésanges avaient dispersé les graines qu’elles avaient triées du distributeur à la branche pendu. Ainsi que dans le pot où nous disposons de délicieuses friandises enrobées de graisse.
Si certains (les Mésanges donc) sont des as de la galipette et du funambulisme, d’autres préfèrent s’alimenter au sol (tous les autres). Elles sont fortes les Mésanges. Elles ont trouvé le moyen d’être les vedettes de la photo, alors que je ne les ai vues hier que par intermittence.
Les Bouvreuils se sont révélés être sept alors que je n'en ai jamais vus jusqu'à hier que deux au maximum ensemble. Dur de faire la différence entre un bouvreuil et un autre. Ils savent être si discrets que sur l’image il est difficile d’en deviner un demi.
La troupe des étourneaux n’est pas au complet. Chez eux, ça vient et ça va, c’est du chacun pour soi.
Monsieur Merle était venu sans Madame que je n’ai revue que ce matin. Il est vrai que je ne suis pas restée toute la journée à la fenêtre.
Si je n’ai pas vu non plus la Palombe esseulée ni la Grive musicienne, j’ai assisté aux envolées de panique provoquées par la Pie.
Le Rouge-Gorge, petit passereau solitaire et territorial, était toujours là, dans un coin ou dans un autre...

Dans le dernier numéro du magazine "Ça m’intéresse" (mars 2013, n°385), j’avais lu que les animaux ne "travaillent" que dans la limite de leurs besoins. Hier, le petit peuple ailé affairé avait vraiment peur et criait "famine" !...

mardi 14 février 2012

Une petite tête - bird-brained

Le 07.02.12 à 13H25

Le redoux est arrivé hier dans la nuit et au matin, par la fenêtre ouverte pour aérer, j’ai entendu les babillements des mésanges se pourchassant gaiement sur les toits...
Saint Matthieu VI, 26-27 dit ces paraboles :
"- Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
- Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?"


Lors d’un récent "Sur les épaules de Darwin" de France Inter parlant de la mémoire, j’ai pourtant appris que les mésanges (entre autres) étaient capables de stocker des provisions dans des caches différentes puis de les retrouver. Les stratégies de survie et de reproduction des oiseaux sont extraordinaires. Ils se donnent un mal fou pour s’adapter à des conditions difficiles. Ils défendent un territoire. Ils anticipent l’éclosion de leur progéniture afin qu’elle arrive lorsque la ressource sera suffisante. Les oiseaux ont une petite tête bien faite. Et ils savent qu’après l'hiver et avant le printemps c'est le temps de l'amour !!!


Après l'hiver et avant le printemps
les feuilles mortes disent au revoir
les mésanges parées de leur savoir
racontent si bien l'amour naissant.

- herbert -

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