lundi 3 août 2026
les Loups - i Lupi
Sur le rocher de Roquebrune je voulais bien grimper mais pas passer par la faille du Saint Trou ; je l'avais faite du temps où j'étais mince. J'avais eu l'impression de revivre ma naissance (se glisser, ramper, pivoter, lever la jambe, se hisser, tendre le bras pour s'extirper de l'autre coté à l'air libre). Alors, mon beau-frère m'a dit d'aller tout droit, de tourner à gauche à la chapelle puis à gauche puis à gauche et que l'on se retrouverait à l'ermitage dans le canyon. Il s'est engouffré avec nos deux cousins (dont l'un s'était auto-proclamé "serre-file", ce qui ne l'a pas empêché de me laisser seule) sous une arche de verdure. Je suis allée jusqu'à la chapelle, j'ai tourné, tourné, tourné, tourné... Et je suis arrivée au pied d'un chaos impénétrable après m'être fait lacérer le mollet par la salsepareille (quelle erreur d'être en short !).
Restée seule pendant une heure et demi, au sein de la forêt naturelle ("... Chêne liège, chêne vert, chêne blanc dit pubescent, micocoulier, platane, mimosa, châtaignier, pin maritime, houx, sorbier, genévrier cade, cyste cotonneux, myrte, bruyère arborescente etc..." - voir ICI, message sur Cergipontin), je tâchais de ne pas trop penser aux loups qui la fréquentent et qui en plein jour ont récemment croqué une brebis. Ma belle-soeur dit que l'on ne sait jamais s'ils sont là, car ils vont et viennent, à la suite des sangliers qui eux même ne restent pas en place. Je fus contente que le beau-frère et les cousins me retrouvent. Je me suis aperçue que grâce à mon sens de l'orientation proverbial j'étais descendue presqu'à l'orée de la forêt et que nous n'avions guère de chemin à faire pour rentrer déjeuner à la bastide. N'est-il pas connu que lorsque l'on tourne quatre fois dans le même sens l'on revient à son point de départ ?
... le 16.07 à 10h27
Thérèse a montré son magnifique coq de Provence. Celui-ci est un des quatre coqs de la Bastide, très métissé ; ce qui ne l'empêche pas d'être beau et vigoureux. Par curiosité j'ai cherché "race de poule de Provence" et ai trouvé "la Provençale" ou "cou pelé de la Sainte Beaume". Ma belle-soeur a eu des cous pelés à un moment. Elles ont sûrement des qualités mais ne sont réputées ni pour leur plumage ni pour leur beauté...
Lorsque le soir descend, les 4 coqs et les 22 poules se perchent dans les mûriers platanes, hors de portée des fouines, des renards et des loups. Les moutons sont rentrés à la bergerie ou parqués dans un enclos ceint d'une clôture électrifiée d'1m50 de haut. Lorsque nous allons nous coucher, le chien senior et le juvénile sont enfermés ensemble dans le poulailler pour une nuit paisible et sans responsabilité. La mère chienne est laissée libre tandis que son fils adulte est attaché au pigeonnier. Libres tous les deux, ils iraient courir le rocher. La bastide et les moutons ne seraient pas gardés
Depuis la RN7, la forêt de Fontainebeau à Achères-la-Forêt (Seine-et-Marne), le 18.07.2026 à 20h06
Notre beau-frère nous a expliqué que sans vent les risques d'un incendie étaient moindre. En cas de Mistral il est hypervigilant et ne s'éloigne pas. Le 1er juillet 2005, le rocher de Roquebrune avait brûlé (voir ICI) ; le feu s'était arrêté à la limite de la bergerie. Cependant, cette année après notre départ le feu s'est déclaré aux Arcs à 10 kms de chez lui, et il n'y avait pas de vent.
Nous avons pu traverser la forêt de Fontainebleau par la RN7 pour rentrer à Paris.
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jeudi 16 mars 2023
La Ligne de partage des eaux - the Watershed
Lorsque nous sommes chez nos petites-filles du Rhône, le samedi matin nous prenons sur 17 kilomètres la route de Feurs. Elle est pittoresque, boisée, vallonnée. J'avais remarqué à l'aller cette scène que j'ai photographiée au retour.
La Petite P habite aux confins du Rhône et fréquente un centre équetre aux confins de la Loire. Et donc, quelque part sur cette petite route, nous franchissons la ligne de partage des eaux entre Mer Méditerranée et Océan Athantique
"Le Nouvel Etrier Panissierois", Panissières (Loire), à 11h16
La Petite P aime que son grand-père l'accompagne à son activité car, même si elle se débrouille très bien pour préparer sa monture, il va à la sellerie, il sangle bien le poney qui malicieusement a gonflé le ventre.
Nous avons le temps d'aller faire quelques petites emplettes au centre du village tout proche. Un gâteau basque, des éclairs par exemple.
Le trompe-l'oeil de Vincent Ducaroy fait référence à l'activité textile de la ville (où se situe le musée de la cravatte et du textile)
Photo de droite, l'ancienne manufacture Bonnassieux Bauer dont les métiers à tisser ont de 1900 à 1960 produit surtout du linge de table.
Les lambrequins en fer forgé cachent les volets extérieurs
(A l'occasion d'une prochaine scéance d'équitation de la Petite P, peut-être me faudra-t-il m'intéresser au Monorail Feurs-Panissières)
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lundi 24 mai 2021
Les Hauts de l'Étang - Above the Pond
Nous devions quitter le pays des collines de nos petites-filles dans l'après-midi. Auparavant, il me fallait revoir l'étang communal. Je suis descendue avec la Petite P sans qu'elle m'autorise à l'accompagner jusqu'à la porte de son école ; puis j'ai continué vers l'étang dans le bas du village où j'ai de nombreux souvenirs en autant de promenades au fil du temps. C'est un paradis de fleurs et de papillons à la saison. Cette fois, je voulais explorer un nouveau chemin. La Petite P m'avait expliqué qu'il montait vers des cabanes en branches qu'elle avait construites avec ses camarades du centre aéré. Des ancolies peuplaient les talus de ci et de là. Les cabanes étaient au bout d'un embranchement en cul-de-sac très boueux vers la gauche. J'ai continué sur la droite. La boucle m'a ramenée en descendant vers l'étang. J'ai reconnu ce chemin. J'y avais promené Mlle A dans sa poussette et pris la photo de marguerite qui me sert d'avatar. Je me suis assise à une table en bois près du petit pont qui enjambe le ruisseau tributaire de l'étang. Le chant sporadique d'un coucou que je ne voyais pas ne couvrait pas celui perpétuel du cours d'eau...
J'ai déjà vu des Ancolies communes dans ces même collines, à un autre endroit de la commune. Je leur ai consacré un message sur mon blog Jardin de Marguerite. Les ancolies sont surnommée "colombines" car on dirait que cinq colombes sont perchées pour former la fleur. Tout le monde connaît les boutons d'or et les myosotis (ici Myosotis des bois ou Myosotis des forêts). J'ai eu du mal à trouver le nom des petites fleurs blanches. Ce sont des Saxifrages granulées.

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mardi 22 décembre 2020
Un Village rural - a rural Village
Boisemont est une commune rurale limitrophe à Courdimanche. "Bois" et "mont", il n'est pas loin à chercher pour avoir la toponymie de "Boisemont". En 2019 ses habitants étaient 761. La majorité de ses terres est constituée de bois (plan ICI) qui appartiennent au massif forestier de l'Hautil. La forêt de l'Hautil, comme le village, culmine à 191 mètres. Elle est un des points les plus hauts de l'Île-de-France.
Elle est belle cette forêt, sauvage et même un peu inquiétante surtout à la tombée du jour. Là, c'était un arbre à trois troncs en bordure de l'allée cavalière qui sépare les bois des terres de la ferme pédagogique d'Écancourt (à Jouy-le-Moutier).
À proximité d'une plate-forme sur pilotis en bois d'où l'on a une belle vue panoramique sur la région parisienne et même la tour Eiffel, proche de 27 kilomètres, un rouge-gorge voletait. Ces passereaux sont effrontés et familiers. J'ai pu photographier celui-là sans téléobjectif, simplement avec mon objectif fixe 50mm. Il m'a fait penser au lièvre variable du reportage que j'avais vu la veille sur France 2 ("le photographe des neiges"), consacré à Jérémy Villet qui, à partir de la 20ème minute, déclare que le lièvre l'a vu mais qu'il a confiance dans son camouflage.
Il est vrai qu'il n'était guère évident de suivre des yeux l'oiseau dans le fourré.
Il est assez facile de s'orienter. Nous étions partis de la ferme pédagogique d'Écancourt à Jouy-le-Moutier, là nous nous dirigions vers la Ferme Rose de Boisemont et ses pâtures.
L'abreuvoir est du même type que celui de Courdimanche. Il est mieux entretenu : il est toujours utilisé.
La grange...
Les tracteurs Renault ne risquent pas de reprendre du service. La Ferme Rose se loue.
Le chemin du retour n'est guère aisé. En certains endroits le sable affleure, en d'autres c'est l'argile grasse et glissante. La végétation (les fougères) témoigne de la variété des sols. Le massif de l'Hautil a autrefois été très exploité pour son sous-sol d'où a été extrait le gypse pour le plâtre laissant de nombreux fontis contraignant à condamner certaines parties de la forêt
Prise à l'entrée de la ferme pédagogique d'Écancourt, Jouy-le-Moutier (Val d'Oise), le 20.12.2020 à 17h00
Je n'ai pas retenu le nom de cet être étrange qui vit au bord de la mare...
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mardi 15 septembre 2020
Balises - Tags
Dans les nuages du Vercors Drômois ce matin là il ne faisait pas très chaud (9°Celsius). Depuis Léoncel jusqu'au Pas du Grand Echaillon (altitude 1192m) et la bergerie, il suffit de 30 minutes par le GR-93 balisé en rouge et blanc. Nous ne pouvions nous perdre.
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mercredi 23 février 2011
Violay (Loire) : la hêtraie - the beech grove
lundi 21 février 2011
Violay (Loire) : la sapinière - the fir plantation
Le 13.02.11 à 15H45
Quand le soleil s’en mêle, la sapinière semble s’ouvrir, comme la mer Rouge devant Moïse et son peuple ou comme le rocher des korrigans, pour ensuite se refermer, sombre et impénétrable sinon aux chimères : centaures et autres licornes...
Le fantastique n’est pas si farfelu au mont Boussuivre. Il se trouve qu’au dessus de cette forêt de sapins de Douglas est une forêt de mélèzes et qu'à la croisée des chemins entre les deux se tient la croix de Monsieur Jean.
La légende (source Wikipékia) veut que pendant que sonnent les douze coups dans la nuit de Noël la croix s’ouvre sur un trésor mais qu'elle se referme au dernier coup pour une année entière...
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mercredi 15 décembre 2010
Monts de Tarare : le chemin forestier *** Forest Road
Le 12.12.10 à 16H15
Partis pour le Lac des Sapins, nous n’y sommes jamais arrivés : il eût fallu descendre alors que le vent givrait les crêtes de cette vallée. Nous avons monté puis descendu la D56 vers le col des Cassettes au dessus de Tarare. Quelle chance d'avoir pu suivre la piste du vent !
Qui peut découvrir
Les chemins inexplorés
La piste du vent
Le givre posé
Sur les crêtes du vallon
Arrête nos pas
-Miss_Yves-
....................................
vendredi 14 mai 2010
Montagnes de Roura (Guyane) : la canopée *** the canopy
Le 18.11.09 à 16H00
Au loin : la rivière Oyak qui prolonge la rivière Comté et la région de Cacao.
Ici j’ai parlé de la forêt ripicole, là de la forêt de terre ferme.
J’ai eu la chance d'arriver à un point de vue à l'instant même où, bien à propos, cessait la pluie drue qui martelait et brouillait notre pare-brise depuis un petit moment... J’avais lu que la canopée couronnant la forêt tropicale ressemble, vue du dessus, à un champ de brocolis. Et c’est vrai. J’avais lu aussi quelque part : "timidité des cimes", et que les lianes relient les arbres entre eux et consolide la nappe des houppiers. La timidité des cimes a été mise en évidence par Francis Hallé.
Du coup, hier dans le jardin, lorsque j’ai noté que le beau buis de Patrick ayant bien poussé (grâce à la pluie et au compost de ce printemps) gênait les lavandes (que j’aime en boule et non déséquilibrées) et qu'ensuite j’ai entrepris de lui faire une petite taille, j’ai repensé à la timidité des cimes.
J’ai réalisé que la lavande est timide et que le buis ne l’est pas (c’est pourquoi il fait de belles bordures). Le rosier est timide, le choysia (oranger du Mexique) ne l’est pas. Ce matin, je me suis dit qu'en ce qui concerne les arbres de métropole, les chênes verts sont timides, ceux qui se taillent facilement, comme les charmes qui font de si jolies charmilles, ne le sont pas...
[Ces découvertes faites au jardin et au lit n'engagent que moi...]
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mercredi 24 février 2010
Les chutes Voltaire (Guyane) : l'eau vive *** running water
Le 15.11.09 à 12H10
Que devient le blanc de la neige lorsqu’elle fond ?
Que devient le blanc de la cascade lorsque le bouillonnement s’apaise ?
Le limon posé au fond du lit et sur les roches fait paraître marron l’eau limpide de la crique paresseuse. Gare à ne pas glisser avant d’atteindre le haut du toboggan ou le rocher qui sont de part et d’autre du bosquet dans lequel nichent les mouches à feu.
Après la marche à couvert, l’eau dans les marmites paraît à peine fraîche. Après le repas au soleil, malgré le couvre chef, l’ombre est bienvenue. Alors s’oublient le tumulte des chutes et les voix des compagnons. Le silence semble seulement rompu par le cri de l’oiseau sentinelle. De qui signale-t-il la présence ou la survenue ?
- Les mouches à feu : "les plus redoutables font leur nid sous les grandes feuilles comme celles des heliconia, ou faux bananiers. C'est le cas des petites mais redoutables 'mouches à feu' comme les appellent les Guyanais. Leur nom tient lieu de commentaire ! Si vous passez à côté sans toucher la feuille, pas de problème.
Si vous donnez un coup de machette malencontreux dedans, fuyez en arrière en faisant appel à votre plus belle pointe de vitesse !
La douleur est vive mais elle passe rapidement dans la plupart des cas." - Le jaguar (pantera onca) : "... Le jaguar est rusé et prudent, mais il est sûr de sa force et ne fuit pas devant l'homme. C'est ce qui m'a personnellement frappé chaque fois que j'ai eu la chance de l'apercevoir (pas si souvent, malheureusement !).L'animal est toujours resté calme, observant à distance, puis s'enfonçant tranquillement dans la forêt. C'est une rencontre à vous couper le souffle !..."
[Philippe Lesné]Chant de l'oiseau sentinelle (encore appelé oiseau gendarme, oiseau signal, paiapayo) à écouter ici.
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jeudi 11 février 2010
Chutes Voltaire (Guyane) : le layon dans la forêt *** the forest trail
Le 15.11.09 à 10H25
La forêt guyanaise de terre ferme est une forêt tropicale ombrophile et sempervirente. Le sol offre une faible (20cm) épaisseur d’humus. Les arbres développent donc un système racinaire traçant. Certains, comme le fromager, ont même des troncs à contreforts. La hauteur de la voûte oscille entre 20 à 40 mètres, avec quelques arbres émergeant > 50 mètres. La canopée, c’est 80% du feuillage sur quelques mètres d’épaisseur avec un écartement d’un mètre appelé "timidité des cimes".
Les arbres supportent des lianes qui les relient entre eux, colmatent les trouées et maintiennent le micro climat du sous bois. Lorsqu’un arbre tombe il en entraîne quelques autres dans sa chute, créant un chablis où de nouveaux plants pourront pousser profitant de la lumière ainsi amenée.
Les arbres supportent aussi des plantes épiphytes (orchidées, broméliacées, aracées).
Le sol où poussent des plantes herbacées ne reçoit que 20% de la lumière du soleil et 30% des précipitations.
(D’après les notes prises en lisant les livres prêtés par nos cousins)
La nuit vient vite dans la forêt. Aussi faudra-t-il songer dès 15H à prendre le chemin du retour. Mais avant d'en revenir, il faudra y arriver après deux heures de marche sur le sentier bien tracé et aménagé, aux chutes Voltaire.
Au-delà des chutes Voltaire, il serait possible de poursuivre sur un layon non balisé jusqu’aux chutes du Vieux Broussard (quatre heures depuis l’auberge). Ce serait alors une autre aventure qui ne peut être qualifiée de "familiale". Il serait possible d’y passer la nuit en tendant son hamac entre deux arbres et en prenant la précaution de l’abriter d’une bâche. Aux chutes du Vieux Broussard, si tentantes à la baignade, il y a un siphon de cinq mètres de profondeur où deux frères jumeaux se sont noyés en 2006.
Pour l'instant, nous ne sommes pas encore arrivés aux chutes Voltaire et plus tard nous n’irons pas aux chutes du Vieux Broussard.
Les nonchalants papillons bleus iridescents Morpho, tels des elfes indifférents, volètent autour de nous en longeant la crique. Le petit lutin blond décidé est un bon éclaireur. Il nous précède sur le chemin, que surtout nous ne nous perdions pas. Il nous signale la moindre grenouille ou la plus minuscule fourmi.
Le chemin du retour sera beaucoup plus rapide que celui de l’aller. Comme toujours...
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lundi 27 juillet 2009
Cheissoux (87) : dans la foret profonde *** deep in the forest
Le 16.07.09 à 10H15
J’aime m’enfoncer dans la forêt où qu’elle soit, en Côte d’Ivoire, dans le centre ou l’est de la France ou en tout autre endroit du monde où elle serait dense, épaisse et sombre. J’aime y marcher solitaire à l'arrière pour l’entendre bruisser. Mais il ne faut pas que j'y sois seule ; il faut qu’aux embranchements l’on m’attende, sinon je m’y perdrais.
I do enjoy plunging into the forest wherever it is, in Ivory Coast, in central or eastern part of France or in quite another place of the world where it would be thick and dark.
And yet, even if I like walking lonely, I must not go alone there, otherwise I would get lost and never come back...
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jeudi 18 décembre 2008
Epinal (88) : la sapiniere *** the fir forest
Fate decreed that fir trees are exploited...
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mercredi 14 novembre 2007
Les feuilles d'automne...
Le 11.11.07 à 10H10
Lundi après-midi, nous sommes allées nous promener, mon amie Geneviève et moi, dans le bois de Lieu à Vauréal. Je me suis aperçue que le sol de l’allée forestière n’était plus jonché de châtaignes, ni même de bogues. Dans ce bois, j’ai photographié des châtaignes l’année dernière en octobre. J’ai photographié des jacinthes sauvages l’année dernière et même cette année en mai. A présent, il n’y est plus ni le bleu des jacinthes sauvages (Endymion penché), ni le blanc des anémones Sylvie (Anemone nemorosa), ni celui des sceaux de Salomon (Polygonatum officinale). Mais il y a encore les ors des feuilles d’arbres.
Bien sûr, la nature avance à son pas sans attendre. La nature obéit à une horloge inéluctable. Maintenant, elle écrit dans les feuilles des arbres. Maintenant, il faut les lire les yeux levés, avant que le vent ne les emporte. Maintenant, on peut lire la forêt les yeux baissés dans les feuilles, avant qu’elles ne se délitent.
Dimanche dernier, j’ai photographié une page qui dit le bois du Hazay, l’un des deux bois qui jouxtent notre maison. On y lit châtaignier, bouleau, hêtre et chêne, le roi de la forêt en Région Parisienne...
On last Monday afternoon, my friend Genevieve and I went for a walk in Vauréal’s wood. I realized that the lane was no more strewn neither with chestnuts, nor even with bugs. Last year, in October, I photographed there some ones. There, I photographed wild hyacinth last year and even that year in May. At present, there is no more neither blue colour of wild hyacinth (bluebell), neither the white colour of wood anemone, nor the one Solomon’s seal. And yet, there are still leave’s brown, red and golden colours.
Of course, Nature moves step by step without waiting. Nature obeys an inescapable clock. Now, she’s writing on the leaves (sheets) of the trees. Now, one must have raised eyes to read them, before the wind carries them. Now, one must have lowered eyes to read the fallen leaves, before they are decomposed.
On last Sunday, I photographed a page telling Hazay’s Wood, which is one of both woods near our home. One can read on it chestnut, birch, beech and oak, the king of the forest in the Paris Area...
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mercredi 2 mai 2007
Vercors : l'école de la Forêt des Coulmes (2) *** the scool in the forest (2)
Le 07;04.07 à 17h05 (5;05PM)
C’est un tout autre sujet que je voulais aborder aujourd’hui, mais deux commentaires du message précédent m’ont interpellée.
Maxime : "Ancienne école, sans doute. Mais il a l'air bien inquiétant, ce bâtiment sombre, comme éclairé de l'intérieur. Et les barreaux aux fenêtres... Je n'aurais pas aimé y être écolier."
Vertige : "Ça sent la liberté tout partout autour de cette vieille école et de ses barreaux... Vive la liberté!"
Il me faut défendre l’honneur de cette école. Nous allons faire le chemin à l’envers. Je vais montrer des photos que je n’aurais pas publiées autrement et en profiter pour vous imposer un message assez long. Dériver sur quelque chose que j’ai envie de dire depuis un moment.
Cette école était éclairée sur le pignon, le soleil rasant tout juste sa façade arrière. Cela m’a permis de prendre le même type de photo de ses deux façades. Il m’a plu d’obtenir cette impression étrange de bâtiment dans la nuit au milieu d’un paysage lumineux. Je m’y suis imaginé Dom Balaguère et Garrigou redisant la troisième messe basse... La photo ne lui rend pas justice, de même que les photos d'identité anthropomètriques ne rendent pas justice aux présumés innocents, leur conférant des gueules d'assassins.
Les barreaux ont été posés ultérieurement à la fermeture de l'école, en prévention des incidents et du vandalisme.
Le 07;04.07 à 16h00 (4;00PM)
Pour arriver à cette école nous n’avons fait que monter. Après l’école nous n’avons fait que descendre...
Nous étions déjà bien montés pour arriver au village de Malleval. Ensuite nous avons fait la route à flanc de falaise. Nous nous sommes arrêtés au début de la forêt au Pas du Pré Coquet. On voit les arbres se jetant vers le ravin. Les enrochements. La forêt qui n'est pas encore très dense.
Le 07;04.07 à 16h40 (4;40PM)
Voici la route en rétro, juste avant d'arriver à l'école.
Il n’y a pas de construction autour d'elle. Elle est tout à fait isolée.
Il faut imaginer ce qu’était la vie autrefois dans cette forêt. Les familles y travaillant et habitant dans des huttes. Les enfants devaient y venir aléatoirement en fonction de leurs disponibilités. Du travail auquel ils devaient prendre leur part. Lorsque la forêt a été moins exploitée ou que les conditions d’exploitation ont changé, se sont mécanisées, il n’y a eu petit à petit plus d’enfant à scolariser...
La prière de la Forêt...
Ce bout de papier a été retrouvé par mon frère aîné dans les affaires de notre père. Papa avait changé deux mots de sa main pour adapter ce texte à l’Afrique : "pirogues" au lieu de "navires" et "daba" au lieu de "houe". Il avait rayé les "mentions inutiles"...
Au Vietnam puis en Côte d’Ivoire puis à Nancy, notre père a mis sa vie au service de la forêt. A Abidjan, nous habitions la réserve forestière du Banco à l’écart de la capitale. Nous y vivions dans une maison sur une colline. Derrière la maison, les singes se balançaient de branche en branche en hurlant. J’aurais beaucoup à raconter de notre vie d’enfants libres dans la brousse...
Sans doute, quelque part, cette école ressemble-t-elle à la maison sur la colline dans la forêt du Banco...
Cette magnifique forêt de hêtres des Coulmes, plus que nulle autre, mérite qu'on lui dédie cette prière.
Les mots de la fin seront pour Jean :
"Paix , énergie , Vérité !"
I posted yesterday a picture showing a school in a forest and today I’m explaining why this school closed. The children who were studying in this school were living with their parents in small huts because their parents were working in the forest. The school closed when there were less needs of wood and when working methods were different.
My eldest brother found this typed paper which belonged to my father. On it is written the prayer of the forest.
"Man I am the heat of your hearth during the cold nights of winter, the friendly shade when the sun of summer burns. I am the frame of your house, the board of your table. I am the bed in which you sleep and the wood of which you make your ship I am the handle of your hoe and the door of enclosed tone. I am the wood of your cradle and your coffin.
Listen to my prayer: do not destroy me..."
lundi 30 avril 2007
Vercors : l'école de la forêt des Coulmes (1) *** the scool in the forest (1)
Le 07.04 à 17h00 (5;00 PM)
En France, aujourd’hui est le dernier vrai jour des vacances de Pâques pour les élèves de la zone B qui sont partis les derniers et rentreront donc les derniers.
Mais dans cette école primaire publique, quand donc se fera la prochaine rentrée ?
Elle fut implantée au Pot de la Siva dans la forêt domaniale des Coulmes, aux magnifiques hêtres aux troncs argentés. Ouverte en 1911 pour remplacer une école mixte fondée en 1882 dans une ferme voisine. Et fermée pour cause de dépeuplement du massif à l’automne 1928.
Le 07.04 à 16h45 (4;45 PM)
This school was built in 1928 in the middle of a huge and gorgeous beech forest called "la forêt de Coulmes" near a Vercors mountain’s pass. In that time there were enough young kids living near it, in their family’s farms, to allowed having a teacher near their inhabitation. It is no more the case now and the school is closed since autumn 1928.
vendredi 5 janvier 2007
Nos ailes en des cendres
A force de faire le grand écart
On peut faire mine de marcher sur des œufs et de mettre les points sur les i
L’écart se creuse et les feuilles tombent
Les corps se bronzent sur les plages
Et là derrière, la dernière page se tourne
Tout le monde tire sur la couverture
Et nous allons finir par nous brûler les ailes
Nous allons finir, tout court
Tu cours, tu cries, mais quand tu passes ta main tes doigts sont gris
De poussières acides et de rayons ultra-violents
Nous brûlons les branches sur lesquelles nous sommes assis
Nous scions les planches qui font les lits des torrents de boue
Dehors l’air est vicié par nos agissements vicieux
On dort, on dîne comme si de rien
Mais c’est immense
Cette immense faiblesse nous perdra
Avec ou sans lumière, avec ou sans froid
Nous perdons le contrôle de tout ça
Et « ça », c’est tout
C’est tout ce qu’il nous faut
Et c’est beaucoup
Beaucoup d’attention qu’il faudrait
Nos intentions sont décevantes
Alors que nous amorçons la descente
Oui, nous allons finir par nous brûler les ailes
Car nos envies sont plus grandes que nos devoirs
Les ronronnements de nos machines couvrent les bruits du désespoir
L’environnement est un concept plutôt qu’un fait
Il faut qu’on s’aide et qu’on concède
Que l’on éteigne nos feux de joies
Que l’on allume les feux de détresse
Nous sommes en panne à l’intérieur
Nés sous les signes extérieurs
La maison mère est enflammée
Car cette vie là avec piscine
Détruit à petit feu ce qu’il nous reste
De mauvais plis en mauvais plans
Nous allons finir par nous brûler les ailes
Et pour notre dernier cadeau de Noël
Juste des cendres
Mais il sera trop tard pour se demander qu’en faire
Imparfait Présent
Imparfait Présent a écrit ce merveilleux poème, qu'il m'a donné à publier en même temps qu'il le publie. Vous pouvez découvrir d'autres textes sur son beau blog : "Je t'ai l'encre"
Photo : Cergie
Le Rocher a pris feu le 1er Juillet 2005 : incendie d'origine criminelle. Les deux enfants et leur cousin ont été envoyés dans les vignes qui sont en contrebas, les parents sont restés à la Bastide. Le feu s'est arrêté au dessus de la bergerie. Le Rocher est planté d'une forêt naturelle de toutes sortes d'essences. Chêne liège, chêne vert, chêne blanc dit pubescent, micocoulier, platane, mimosa, châtaignier, pin maritime, houx, sorbier, genévrier cade, cyste cotonneux, myrte, bruyère arborescente etc... Il faut imaginer le Rocher juste après l'incendie , l'odeur que je ne peux décrire puisque je n'y étais pas, les silhouettes calcinées. Certains arbres ont survécu et d'autres pas.
Imparfait Present wrote this wonderful poem. I'm publishing it here at the same time he's publishing it on his blog.The poem and the pictures I took on the Rock (where I was during my Christmas Time) are inspired by the problem of human nuisance on nature. The Rock was in fire the 1rst of July 2005, and it's still possible to see on it much scars of this tragedy...
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dimanche 30 avril 2006
VAUREAL: les jacinthes


Le 1er mai, les classes laborieuses profitaient des premiers beaux jours et du jour férié pour aller dans les bois chercher du muguet.
Cette année, le muguet n'est guère en avance, il n'est qu'à l'état de bouton.
Cependant, les bois autour de la maison regorgent de
jacinthes des bois , d'anémones, de sceaux de salomon. Je suis allée aujourd'hui voir si les jacinthes du bois de Vauréal étaient fleuries. Et bien, les sous-bois étaient tout bleus. J'ai eu la chance de voir UNE orchidée.
On May Day, picking some bunches of lily of the valley is a tradition in France. There is none in the surrounding woods. However, I have gone to admire the undergrowth of Vaureal, blue with wild hyacinths. There were also plenty of wild anemones. And I was lucky enough to meet an orchid.




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