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vendredi 10 juillet 2009

Le Treport (76) : Cliffhanger

Le 13.07.08 à 21H15

Cliffhanger, "fin ouverte" en français, littéralement "pendu à la falaise" et "moment d'angoisse" dans une fiction... J’ai découvert ce mot en écoutant, sur France Inter, l’émission "Micro fiction" du mardi 7 juillet 2009 : "L'écriture des séries télévisées". J’ai réalisé aussi, parce que cela y a été dit, que les séries policières mettent en scène dans des décors prosaïques (tel un commissariat) des situations humaines touchantes et variées, des personnes issues de toutes les couches de la société.

"Cergipontin", le nom de ce blog, fait référence à "Cergy-Pontoise" dont les habitants sont les "Cergy-pontains". Peu à peu, il s'est écarté de Cergy, tout simplement parce que ma vie est là où vont mes pas. Faire un blog sur là où je vais et non aller là pour faire un blog.
En ville nouvelle on y vit bien, on y élève ses enfants, on y a des souvenirs et des projets, aussi de temps en temps il est bon d'en parler et de la montrer...

[Ces photos du Tréport traînent dans mes cartons depuis bientôt une année. Celle du dessus offrirait un cadre parfait pour un film fantastique, il me semble...]

Le 13.07.08 à 21H25

Si vous n'avez pas d'ailes, le funiculaire vous mènera sur la falaise...

If you haven't got any wings, the funicular will take you on top of the cliff...



jeudi 29 mars 2007

Paris Vème : la Grande Mosquée *** Grand Mosque

Le 22.03.2007 à 18H

Michèle et moi avons terminé l'après midi au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris. Il faisait frais dehors malgré le léger soleil de mars. Moelleusement assises dans le bas-côté surélevé du salon de thé intérieur, nous avons bu des thés à la menthe que le serveur portait sur son grand plateau et servait aussitôt à la demande. Nous nous sommes partagé des gâteaux aux dattes, des loukoums à la rose et à la menthe. J'ai levé les yeux, remarqué nos reflets dans le miroir. J'ai appuyé sur le déclencheur. En visionnant la photo je me suis demandée pourquoi il n'y avait personne à coté de Michèle. Comment était-il possible que je sois absente de la photo ? Etais-je donc absente de ma propre vie ?


My cousin Michele and I were inside the Paris Grand Mosque tea room that afternoon. We drank mint teas and ate fig cakes and Turkish delights. In front of us was a mirror. I took a picture. When I looked at it, I was astonished not being on it. How could it be possible I was absent on the picture? I was maybe missing in my true life.

jeudi 16 novembre 2006

Boissy: la fenêtre ** the window

Cette simple fenêtre aux volets entravés m’a beaucoup posé question. Je ne l’ai remarquée que lorsqu’elle s’est mise à flamboyer. Elle a toujours été là, et je ne l’ai vue que lorsqu’elle s’est teinte en rousse. J’ai pensé à tout ce et tous ceux qu’on croise tous les jours sans y prêter attention jusqu’à ce qu’ils émettent un signal fort. Peut être cette personne âgée si discrète, à la petite vie rangée. Peut-être cette maisonnette avec jardinet, dissimulée derrière un pommier ou un tilleul immense.

Ces volets jamais fermés alors qu’en France on aime tant se barricader, à la différence de l’Allemagne et de l’Angleterre.
J’ai pensé alors à ce livre "la dimension cachée" d’Edward T. Hall (seuil 1971). Cet anthropologue y explique la dimension culturelle du territoire, propos étayé par des exemples. La porte de bureau ouverte ou fermée, la distance de la sphère intime (à quelle distance se tient on lorsqu’on se parle entre amoureux, amis, étrangers). Tout cela varie suivant les pays. Et même dans une famille. Chez nous, la porte de la chambre des parents est toujours grande ouverte, comme lorsque les enfants étaient petits et qu’il nous fallait tendre l’oreille dans la nuit. Les portes des enfants sont toujours fermées.

J’ai cherché à photographier cette fenêtre de façon à la mettre le mieux en valeur possible. J’ai changé mes habitudes : je suis allée chercher mon pain le soir à Boissy l’Aillerie. Nous avons donc eu du pain rassis au déjeuner. Les nuages sont taquins parfois, ils obscurcissent un ciel radieux d’une façon tout à fait inopinée. Cela a pris du temps, mais pour finir, j’ai obtenu cette photo.

Une petite fenêtre de rien peut vous donner beaucoup pour peu que vous lui prêtiez attention. Je sais maintenant où se cache la lune quand elle ne se montre pas. Oui, désormais, je sais qu'elle est là. Toujours, je regarderai la fenêtre, en allant chercher mon pain le matin.

That's just a window, its shutters are always opened.
That's not usual. In France, we like to close our home hermetically. The plant is a Virginia creeper, which becomes wonderfully red when autumn is coming. Birds like to do their nest between its leaves. I just noticed this window when its colour changed. Then I'd some difficulties to take a photo with a good sunny exposition. Finally, when I got this picture, I saw... the moon is hidden there when she is not in the sky (with diamonds). It's fine, now I know that...

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