mardi 4 juillet 2023
Les Enfants - i Figli
Jusqu'au 2 juillet 2023, le musée des Impressionnismes à Giverny présentait l'exposition "les Enfants de l'Impressionnisme". "Renoir à Guernesey, 1883" lui succéde, à dater du 14 juillet jusqu'au 10 septembre.
Claude Monet : La Maison de l'artiste à Argenteuil (1873)...
... et Un coin d'appartement (1875)
Jean et Camille à Argenteuil
"La Maison de l'artiste à Argenteuil" a fait le voyage depuis Chicago. "Un coin d'appartement" appartient au musée d'Orsay. Cette toile apparait dans l'épisode "Une ombre au tableau" de la série télévisée "L'Art du Crime"
Camille Pissaro, Femme étendant du linge (1887), Paul-Émile, le benjamin des 8 enfants de l'artiste, période pointilliste suite à sa rencontre avec Georges Seurat.
Berthe Morisot, Le Cerisier (1891), sa fille Julie et sa nièce. Cette toile est une ode que l'on rapproche du Printemps de Botticelli
Auguste Renoir, Coco écrivant (vers 1906)
Albert André, Renoir peignant en famille (1901)
Cette toile de Renoir nous a accueillis à l'entrée de l'exposition. Elle nous a sauté aux yeux car elle aurait pu être le portrait de notre dernier petit-fils qui a deux ans. Son père nous a confié qu'il se demandait ce que ses enfants deviendront. Quels adultes ils seront. C'était aussi le questionnement des peintres et ils guidaient leurs enfants.
J'ai bien aimé cette représentation de Renoir peignant sa famille. Derrière les toiles, il y avait les fastidieuses scéances de pose !
Paul Mathey, Enfant et femme dans un intérieur (vers 1800). Une composition forte, la représentation de trois âges de la vie. Jacques, le fils unique de l'artiste
Eugène Boudin, paysage avec personnages (vers 1880). Eugène Boudin a été le précurseur de l'impressionnisme, incitant Claude Monet à peindre à l'extérieur, "sur le motif"
Giverny, jardin de l'ancien Hôtel Baudy, le 13.06 à 15h04
Nous étions venus en voisin un mois plus tôt alors que les roses n'étaient pas encore écloses. Mi-juin elles étaient déjà pour la plupart fanées. Patrick s'est surtout intéressé aux buis, car les notres sont victimes des pyrales et des champignons... Mon mari et mes petits-enfants sont mes modèles favoris...
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lundi 7 novembre 2022
L'Île et la Basilique de Saint-Georges-Majeur - Isola e Basilica di San Giorgio Maggiore
Ne serait-ce que pour cette vue, il est bon de débarquer sur l'Île de San Giorgio Maggiore qui, quoique séparée d'elle par le Bassin de Saint-Marc (il Bacino di San Marco) appartient au même quartier que la place Saint-Marc : le sestiere San Marco. Il y a 6 sestieri à Venise. A présent les paquebots de croisière sont bannis de la lagune et c'est tant mieux. De gauche à droite l'on aperçoit le pont des Soupirs (il ponte dei Sospiri), le pont le plus fameux de Venise, accroché entre la prison et le palais des Doges ; le palais des doges ; la piazzetta San Marco, ses deux colonnes dont l'une est surmontée par le lion ailé emblème de Venise (le lion étant associé à l'évangéliste Saint Marc) ; la façade sud de la basilique Saint-Marc ; la tour de l'Horloge et les deux statues qui frappent les heures sur une grosse cloche ; le campanile (qui était en travaux).
C'était notre dernier après-midi à Venise. Nous étions bien amarinés après nos nombreux trajets en vaporeto. Heureusement car la houle était forte...
... San Giorgio Maggiore, prise en passant le 11.10.2022 à 16h28, de retour de l'Île de Murano
La basilique est dédiée à Saint Georges mais également à Saint Etienne dont elle posséde une relique depuis le 12ème siècle...
Les deux saints encadrent le portail.
Ai Weiwei était à l'honneur. Le profane et le sacré ne se côtoient pas toujours harmonieusement.
Les Noces de Cana (Véronèse), musée du Louvre (Paris), le 02.08.2021
Les églises, en Italie surtout, sont des musées libres d'entrée. La basilique San Giorgio abrite des oeuvres du Tintoret.
Véronèse a peint "les Noces de Cana" pour son réfectoire. Prise de guerre, la toile s'expose à présent au musée du Louvre à Paris. Face à la Joconde, elle rencontre bien moins de succès que Mona Lisa auprès des visiteurs du monde entier...
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jeudi 29 septembre 2022
Une Pantouflarde - Una Pantofolaia
Lorsque notre professeur d'italien nous demande de raconter ce que nous avons fait dans la semaine, je manque d'inspiration si je l'ai passée à Cergy. Je raconte que j'ai balayé les feuilles tombées devant la maison (c'était à l'automne dernier), que j'ai entendu le premier chant d'un oiseau par la fenêtre de toit ouverte (c'était au printemps)... Que je n'ai rien fait de spécial sinon. Alors, notre professeur dit que "pantofolaia", c'est à dire "pantouflarde", est un qualificatif qui me conviendrait parfaitement...
Il y a bientôt un an nous étions en Toscane, à Caprese Michelangelo. Ce nom rend hommage, par décret royal depuis 1913, à Michel-Ange (1475 - 1566) qui a été baptisé en cette petite église.
Nous avons grimpé pour atteindre sa maison natale, le palais du podestat (poste qu'occupait son père).
[Dans le magazine "Ca M'intéresse", numéro 490 de décembre 2021 je suis tombée sur ce petit jeu. Il faut donner le nom du propriétaire de ces chaussures (pantoufles ?), né à Caprese]
... à 15h05
Nous n'avons pas pu visiter la maison car, à l'époque, il fallait encore porter un masque et Pat n'avait pas pensé à s'en munir.
Alors nous avons repris la direction de Rome. C'était un vendredi. Nous ne pouvions attendre pour profiter de la fête de la châtaigne (la Festa del Marrone di Caprese) qui devait se dérouler le week-end suivant.
[Les châtaignes de Caprese sont réputées ; d'ailleurs nous en avions mangé à midi, grillées, en guise de dessert.]
"Sainte Famille avec Saint-Jean", mieux connue sous le nom du "Tondo Doni", Galerie des Offices, Forence Toscane (Italie), le 13.10.2021 à 11h03
A la galerie des Offices à Florence, nous avions pu admirer cette oeuvre de Michel-Ange. Il avait perdu sa mère à l'âge de six ans et avait été confié par son père à une nourrice femme et fille de tailleurs de pierre. Ainsi d'après lui serait née sa vocation de sculpteur. Derrière la Sainte Famille est un groupe musculeux qui aurait été inspiré par le groupe du Laocoon que Michel-Ange avait pu voir à Rome lorsqu'il fut découvert (voir ICI).
Voici la copie du groupe du Laocoon que j'ai photographiée à la galerie des Offices à Florence. A l'extérieur, on aperçoit le Duomo (Santa Maria del Fiore)
Musée du Vatican, le 06.02.2020 à 14h15
Ici un détail de l'original photographié au musée du Vatican à Rome. Portez attention au bras droit dans les deux groupes.
[Nous nous nous sommes concocté un périple en train de Paris à Milan, puis Venise, puis Rome puis Naples, retour à Rome puis à Paris via Milan et ce toujours en train. Enfin, trois semaines après, je renfilerai mes pantoufles !]
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lundi 17 janvier 2022
Entre Nous - among ourselves
Quelque soit notre ressenti, les moments que nous vivons à présent sont différents de ceux qui ont fait notre année passée et notamment le temps de Noël 2020 où la plupart d'entre nous sont sagement restés entre-soi ou plutôt sans les autres... En 2021, depuis avant l'Avent (c'est à dire fin novembre) nous avons filé dans le Rhône et la Drôme. Puis nos enfants du Rhône et de la Drôme sont venus fêter Noël chez nous. Ceux de Rome sont arrivés ensuite, amenant avec eux le sale virus qu'ils ont pu aller isoler à Paris puis dans le Perche en des logis prêtés par leur zio Micka. Dès que l'autotest a donné le feu vert nous avons récupéré les deux bambini tandis que leurs parents s'isolaient encore un peu à Paris. Alors nous avons été pas mal fatigués de toutes ces émotions qui nous ont pourtant amené beaucoup de joies. Des grandes et des petites comme ce bouquet d'artifice offert par notre clivia (une deuxième hampe prend la suite de celle ci qui se fane).
Madonna della pera (1526), Albrecht Dürer (1471 - 1528) Photo prise à la galerie des Offices, Florence (Italie), le 13 octobre 2021
Cette charmante Vierge à l'enfant je l'ai photographiée à la galerie des Offices à Florence en prévision d'un message de Noël sur Cergipontin. Simple, tendre, humaine, elle change des madones de la Renaissance italienne que nous y avons vues aussi. L'enfant tient une marguerite et la mère une poire qui symbolise le fruit défendu du paradis perdu...
Camellia sasanqua, dans le jardin, le 13.01.2022 à 11h13
Depuis fin octobre, le camélia d'automne nous enchante de ses fleurs parfumées. C'est la première fois qu'il nous gratifie d'autant. Je le chouchoute durant la belle saison, le nourris avec de la terre de bruyère, l'abreuve d'eau quand il a soif. A l'automne je paille son pied avec des feuilles mortes. Il est un temps pour tout et sa floraison touche à sa fin.
Il est encore temps des voeux de bonne nouvelle année. Souhaitons qu'elle sera rapidement moins compliquée à négocier et à vivre. Et pleine de petites et de grandes joies pour nous tous !
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jeudi 18 novembre 2021
la Sans Pareille - la San Par
Galerie des Offices (Florence, Toscane, Italie), le 13.10.2021 à 10h15
"Le Printemps" (SANDRO BOTTICELLI)
Combien d'automnes et combien de printemps depuis l'exécution de cette allégorie entre 1478 et 1482 ? Plus d'un demi millénaire et donc beaucoup plus que ne dure une vie humaine. Elle a échappé au Bûcher des Vanités qui fut allumé à Florence en 1492 à l'instigation du moine Savonarole et que Botticelli a nourri lui-même en y apportant certaines de ses oeuvres.
Il n'y avait pas grand monde dans les vastes salles. Les visiteurs semblaient s'insérer dans le tourbillon des saisons (ICI la description des personnages du tableau)
"La Naissance de Vénus" (Sandro Botticelli) a été peint vers 1484 - 1485. De gauche à droite Zéphyr (personnification du vent de l'ouest ou du nord-ouest), qui a enlevé Chloris (nymphe des fleurs et des plantes). Zéphyr et Chloris sont aussi sur le tableau du Printemps". Vénus est accueillie par une des Heures (déesses personnifiant les divisions du temps) sans doute ici celle du printemps...
Je ne m'attendais pas à pouvoir contempler "le Printemps" non plus que "la Naissance de Vénus" à Florence, car une exposition consacrée à Botticelli se déroule en ce moment au musée Jacquemart-André à Paris (voir ICI). Mais : "La riche collection d'art accumulée par la famille Médicis au cours des siècles fut léguée à la ville - à la condition qu'elle ne la quitte jamais - par Marie-Louise fille du dernier grand duc, Jean-Gaston... (les) peintures... furent partagées entre les Offices et le Palazzo Pitti." (source : le guide "florence et la toscane", NATIONAL GEOGRAPHIC, p 96)
"La Vierge à la grenade" (1487 env) a en commun avec les deux précédentes oeuvres le modèle, la muse de Botticelli, la somptueuse Simonetta Vespucci, la "Sans Pareille", immortalisée après sa mort à 23 ans en 1476.
Botticelli a été enterré à sa demande dans la même église (église Ognissanti) qu'elle. Cependant j'ai lu quelque part que là se trouvait le caveau des deux familles. En quittant Florence nous sommes passés au cimetière des Portes Saintes (cimitero delle Porte Sante) sur les hauteurs de la ville. Il s'y trouve aussi un caveau de la famille Vespucci, ce qui m'a fait tilter car Monsieur O lors d'un de ses séjours chez nous à Cergy devait travailler sur Amerigo Vespucci, oui celui qui a donné son nom à l'Amérique, un sien cousin par alliance de la belle Simonetta. Mort et inhumé à Séville, son corps fut transféré ultérieurement à l'église Ognissanti à Florence...
Cimetière des Portes Saintes, dans l'enceinte de la Basilique San Miniato al Monte, Florence le 14.10.2021 à 11h27
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lundi 28 décembre 2020
L'Année d'après - a belated Anniversary
Château du Clos Lucé, Amboise (Indre-et-Loire), le 22.07.2019 à 17h57
2019 a été l'année Léonard de Vinci. Peintre, ingénieur, inventeur etc italien, il est mort à Amboise en 1519 après trois année passées sous la protection du roi François 1er qui avait mis à sa disposition le château du Clos Lucé à proximité immédiate de celui d'Amboise. C'est au château du Clos Lucé qu'a été élevé François d'Angoulême alors qu'il était prétendant au trône de France. Il est devenu roi de France car la reine Anne de Bretagne n'a pas pu donner d'héritier mâle à ses deux époux successifs, Charles VIII et Louis XII, malgré ses nombreuses grossesses. Avant que le château de Blois ne soit construit et qu'elle ne s'y installe, Anne de Bretagne a vécu au Clos Lucé. L'élément le plus touchant du bâtiment est l'oratoire, une petite chapelle en pierres de tuffeau blanches qui tranche sur la façade. Charles VIII l'a fait bâtir pour elle afin qu'elle puisse s'y recueillir et prier pour les six enfants qu'elle lui avait donnés et qu'elle avait tous perdus en bas âge.
Il faisait une température caniculaire ces jours là. Nous étions contents de visiter l'intérieur du château puis de nous promener dans le parc, de pouvoir admirer la tapisserie reproduisant la Cène (fresque de Léonard de Vinci que Louis XII aurait souhaité ramener avec lui ce qui était impossible) et que François 1er avait fait tisser. François 1er l'avait offerte au pape Clément VII. Depuis lors la tapisserie n'avait jamais quitté les musées du Vatican. Toute photo était interdite. Cela se comprend.
... prise dans la rue qui descend au Clos Lucé, une façade de maison troglodytique à 14h17.
L'extraction des pierres de tuffeau pour la construction et la sculpture des châteaux de la Loire ont laissé des carrières utilisées comme caves à vin, comme champignonnières... Des endroits très agréables à visiter car de température constante et plutôt fraîche.
... Musée du Louvre (Paris 1er), le 28.09.2020 à partir de 15h01.
Cet automne, juste avant le second confinement nous avons pu nous rendre en toute intimité au musée du Louvre à Paris pour admirer les oeuvres auxquelles Léonard de Vinci était particulièremet attaché. Certaines ont traversé les Alpes avec lui. Saint Jean-Baptiste. La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne, une commande de Louis XII que le peintre n'a pas livrée. La Belle Ferronnière , une commande aussi dont la posture fait penser à la Joconde.
La Joconde qui n'a pas besoin d'être présentée et qu'il a été très facile d'approcher sans attente...
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jeudi 3 décembre 2020
Dans le Tableau - across the Painting
"Dans une des lettres destinées à son frère, Vincent écrivait :
« Je croirais presque que ces toiles vous diront ce que je ne sais dire en paroles, ce que je vois de sain et de fortifiant dans la campagne. »
Et dans sa poche, le jour de sa mort, on retrouva ce mot :
« Eh bien vraiment, nous ne pouvons faire parler que nos tableaux. »" (voir ICI)
La bride avait été lachée samedi. Sans toutefois aller au bout de la longe, nous avons poussé dimanche dernier jusqu'à Auvers-sur-Oise. Par Pontoise et en longeant l'Oise, il ne faut parcourir que 12,9 kms depuis notre domicile pour marcher sur les pas de Van Gogh.
La sente du Montier part du cimetière. Vincent Van Gogh y a posé son chevalet à la croisée de trois chemins. Elle ramène à la rue d'Aubigny dans le village, au débouché d'un petit bois. Le peintre n'a jamais vu les grosses mottes de terre d'après labour. A-t-il seulement vu le champ moissonné puisque ce tableau est une de ses dernières toiles ? Il n'a vêcu que 70 jours à Auvers-sur-Oise, de mai à juillet 1890.
Dans la rue d'Aubigny, nous avons pu entrevoir derrière la palissade qui les protège les racines récemment redécouvertes. Elles ont été le sujet du dernier tableau du peintre, éxécuté le jour de son suicide et laissé inachevé. Elles sont situées en bordure de voie sur un terrain appartenant à des particuliers. Il viendra un jour où un aménagement rendra possible de les admirer tout en les préservant. Me haussant de toute ma petite taille j'ai pu saisir (à droite) le muret de pierres blanches.
Ce n'est pas le premier messages de Cergipontin sur Auvers-sur-Oise. Il suffit de cliquer pour les retrouver ICI. L'église, qui en avait bien besoin, a été restaurée grâce à de généreux donateurs. Le mur du cimetière l'est à son tour actuellement, perdant au passage sa patine.
Un témoin de l'époque a raconté l'enterrement de Vincent Van Gogh
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jeudi 12 novembre 2020
Les Garçons - Ragazzi
Du Bernin, de droite à gauche, "Autoportrait en jeune homme" (1623 à 25 ans), "Autoportrait à l'âge mûr" (1630-1635), Portrait de garçon. Bustes : un de Paul V et deux de Scipione Borghèse, le premier des deux s'étant fendu à la réalisation
Revenons à Rome. À la Galerie Borghèse, l'on peut admirer des oeuvres antiques ou contemporaines de mécènes de la Renaissance ou de l'art baroque. Beaucoup de sculptures majeures notamment et quelques peintures de Gian Lorenzo Bernini (1598 - 1680), dit Le Bernin, sculpteur, peintre, architecte, surnommé aussi "le second Michel-Ange", fils de son père (le sculpteur Pietro Bernini) qui fut son premier maître. Ayant eu la chance d'avoir une longue vie et de nombreuses commandes, il a laissé une oeuvre considérable.
Les jeunes gens d'aujourd'hui, ceux qui ont une vocation artistique, peuvent étudier dans une école et parallèlement se former le regard en visitant des musées, sur internet ou dans des livres à la bibliothèque. Il y a un demi millénaire, ce n'était guère différent. Très jeune l'on gravissait les différents échelons dans un atelier et l'on prenait des leçons du passé en se tenant au courant de ce qui s'était fait. Les jeunes gens d'aujourd'hui et ceux d'autrefois se ressemblent. Et pas seulement par l'intérêt qu'ils portent à leur coiffure.
"Le Jeune Bacchus malade" (entre 1593 et 1594) serait un auto-portrait du Caravage frappé alors de malaria
Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571 - 1610), dit Caravage ou le Caravage, a eu une vie aventureuse, voyageuse et courte. Ce qui ne l'a pas empêché de ne jamais cesser de peindre et d'être à l'origine de l'école caravagesque qui fait la part belle au clair-obscur, aux effets de l'ombre et de la lumière.
"Jeune Garçon portant une corbeille de fruits" (1593) est aussi dans les premières oeuvres du Caravage.
Le jeune modèle serait Mario Minitti.
Le Caravage, "La Diseuse de bonne aventure" (entre 1594 et 1599). Prise le 28.09.2020 au Louvre à Paris
J'ai aussi rencontré Mario Minitti au musée du Louvre. Je l'ai reconnu tout de suite. Je l'avais déjà rencontré dans l'église Saint-Louis-des-Français à Rome, où se trouvent trois tableaux du Caravage illustrant la vie de Saint Matthieu. Avec son chapeau à plume et son air poupin il est très reconnaissable dans "la Vocation de saint Matthieu" très bien analysée et racontée en vidéo sur le lien par le Père Jean Paul Hernandez.
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