Affichage des articles dont le libellé est Exposition. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Exposition. Afficher tous les articles

mardi 4 juillet 2023

Les Enfants - i Figli

Giverny (Eure), le 13.06.2023 à 14h41

Jusqu'au 2 juillet 2023, le musée des Impressionnismes à Giverny présentait l'exposition "les Enfants de l'Impressionnisme". "Renoir à Guernesey, 1883" lui succéde, à dater du 14 juillet jusqu'au 10 septembre.

Claude Monet : La Maison de l'artiste à Argenteuil (1873)...
... et Un coin d'appartement (1875)

Jean et Camille à Argenteuil

"La Maison de l'artiste à Argenteuil" a fait le voyage depuis Chicago. "Un coin d'appartement" appartient au musée d'Orsay. Cette toile apparait dans l'épisode "Une ombre au tableau" de la série télévisée "L'Art du Crime"

Camille Pissaro, Femme étendant du linge (1887), Paul-Émile, le benjamin des 8 enfants de l'artiste, période pointilliste suite à sa rencontre avec Georges Seurat.
Berthe Morisot, Le Cerisier (1891), sa fille Julie et sa nièce. Cette toile est une ode que l'on rapproche du Printemps de Botticelli

Auguste Renoir, Coco écrivant (vers 1906)
Albert André, Renoir peignant en famille (1901)


Cette toile de Renoir nous a accueillis à l'entrée de l'exposition. Elle nous a sauté aux yeux car elle aurait pu être le portrait de notre dernier petit-fils qui a deux ans. Son père nous a confié qu'il se demandait ce que ses enfants deviendront. Quels adultes ils seront. C'était aussi le questionnement des peintres et ils guidaient leurs enfants.
J'ai bien aimé cette représentation de Renoir peignant sa famille. Derrière les toiles, il y avait les fastidieuses scéances de pose !



Paul Mathey, Enfant et femme dans un intérieur (vers 1800). Une composition forte, la représentation de trois âges de la vie. Jacques, le fils unique de l'artiste
Eugène Boudin, paysage avec personnages (vers 1880)
. Eugène Boudin a été le précurseur de l'impressionnisme, incitant Claude Monet à peindre à l'extérieur, "sur le motif"

Giverny, jardin de l'ancien Hôtel Baudy, le 13.06 à 15h04

Nous étions venus en voisin un mois plus tôt alors que les roses n'étaient pas encore écloses. Mi-juin elles étaient déjà pour la plupart fanées. Patrick s'est surtout intéressé aux buis, car les notres sont victimes des pyrales et des champignons... Mon mari et mes petits-enfants sont mes modèles favoris...

mercredi 22 avril 2020

Le Fleuve en Crue - The swollen River

Conflans-Sainte-Honorine, le 30.01.2018 à 11H07

Le 22 février dernier, nous avons longé la berge de l'Oise à Pontoise. Nous revenions des serres de Butry-sur-Oise, près d'Auvers-sur-Oise, où nous avions acheté quelques plants. Nous avons constaté que la rivière était bien haute. Cela augurait d'une nouvelle crue de la Seine. Cependant celle de cette année n'a pas égalé celle de 2018. Les eaux ont commencé à décroître dans la nuit du 8 au 9 mars (voir ICI) avec un pic de 4m19 mesuré au pont d’Austerlitz ; bien en deçà du pic de 5m88 (ou 5m84 selon les sources) mesuré au même endroit en 2018. En 2018 la décrue s'était amorcée doucement à partir du 29 janvier (voir ICI). Il est curieux que la Seine soit sortie de son lit mineur tous les deux ans. En 2016, elle était montée jusqu'à 6m10. A l'époque, "la préfecture de police avait organisé un exercice de gestion de crise de grande ampleur EU Sequana 2016" (voir ICI).
Sequana... Le nom d'une péniche qui est souvent amarrée dans le port de Conflans-Sainte-Honorine. La nymphe Sequana est à l'origine de la Seine (voir ICI sa légende.)

Le petit garçon assis sur le haut des marches avait deux ans et demi à l'époque. Il en a quatre et demi à présent. Qu'a-t-il retenu de cet épisode ?

... et à 11H15

Pour mémoire, "la péniche "Je Sers" est un bateau-chapelle"... "Le bateau ouvre ses portes aux plus démunis"... "Tous trouvent refuge sur la péniche le temps d'une discussion, d'un déjeuner ou de quelques nuits."(voir ICI). Ce furent des réfugiés tibétains jusqu'à ce que la crue de la Seine ne les chasse : pas très sécure d'aller et de venir sur des planches. Et aussi depuis fin 2018, parce que les conditions d’hébergement ne sont pas conformes "(voir ICI).



  • L'inondation à Port Marly (Alfred Sisley - 1876), photographiée au Musée d'Orsay. Collection permanente.
  • L'embâcle de la Seine entre Asnières et Courbevoie (Alexandre Nozal - 1891), photographiée à l'exposition temporaire tirée de sa collection "L'art du pastel de Degas à Redon" au Petit Palais.



Les photos soutiennent une mémoire oublieuse. Les toiles également.

mardi 14 avril 2020

La Solitude - Loneliness



Le Crotoy (Somme), le 10.07.2019 à 11h24

L'émission de "la Marche de l'Histoire" sur France Inter consacrée à Victor Hugo et Napoléon III a été rediffusée jeudi 9 avril dernier. L'invité, Frédéric Mitterand, a dit dans les deux dernières minutes que l'exil de l'écrivain à Guernesey avait été sa grande chance, loin des mondanités et de ses fils il y avait écrit certains de ses plus beaux poèmes et "Les Misérables".
Jules Vernes, auteur de romans d'aventures, a écrit au Crotoy dans la baie de Somme "Vingt mille lieues sous les mers.". De 1865 à 1870 il a résidé dans cette maison au joli nom de "La Solitude" même si Jules Vernes n'y vivait pas confiné et y recevait de nombreuses visites. L'endroit est privé et ne se visite pas mais il est aisé à trouver à deux pas du port.

Nous étions au Crotoy avec nos petits-garçons en juillet dernier. Nous envisagions d'y retourner avec nos petites-filles cette année. Ce sera partie remise.

Les lilas de Maurecourt - 1874, exposition temporaire Berthe Morisot au Musée d'Orsay, prise le 11.09.2019
Berthe Morisot à Maurecourt


La ville de Maurecourt, quoique située dans les Yvelines, appartient à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Un message de Cergipontin montrait la ferme de Belle Fontaine vue depuis Jouy-le-Moutier dans le Val d'Oise. Il est intitulé "la Frontière". Les frontières qui nous cernent sont plus proches encore en ces jours où nous n'allons plus dans les Yvelines.
Ce tableau m'avait touchée. Il m'a fait souvenir du jardin familial d’Épinal (Vosges) et de la double rangée de lilas sous laquelle, lorsque nous étions enfants, nous montions des spectacles pour le voisinage. Berthe Morisot séjournait parfois à Maurecourt chez les beaux-parents de sa soeur Edma. Ces petits sont attendrissants. Ils fixent l'artiste comme le font tous les enfants que l'on photographie car ils remarquent tout. Lorsque je photographie mes petits enfants ils m’oublient et sont naturels  car ils y sont habitués. Quand pourrai-je donc de nouveau photographier mes sujets favoris ? Et n'auront-ils pas trop changé ?


lundi 23 décembre 2019

Le Temps de Noël - Yuletide

Le Greco, L'adoration des bergers (vers 1579), photographié le 2.12.2019

Ayant ce matin là une correspondance à la station de métro Champs-Élysées - Clemenceau, j'ai saisi l'occasion de m'y arrêter et de visiter l'exposition temporaire "Greco", actuellement au Grand Palais et ce jusqu'au 10.02.2020. Elle tenait place dans une petite galerie inutilisée habituellement pour ce genre de manifestation. Ce n'était pas qu'il y avait tellement de monde, il est normal que les visiteurs affluent, mais les salles étant petites et beaucoup de toiles immenses, il était difficile d'avoir du recul. J'aimerais retourner voir cet événement rare (les expositions consacrées à Degas ou surtout à Picasso sont plus fréquentes, même si les thèmes et les oeuvres montrées peuvent se renouveler). Il est probable que depuis le 5 décembre et le début des grèves dans les transports en communs, ceux qui atteignent le Grand Palais y soient plus à leur aise.

Cette scène m'a semblé bien convenir en cette période de Noël. De plus je la trouve poignante lorsque l'on sait le destin de cet enfant à la mine chiffonnée (il n'est qu'à voir ses yeux cernés) venu sauver le monde et le délivrer du mal.

Rome (Italie, le 24.11.2019 à 16h25

Un mois avant Noël, la Via dei Condotti avait déjà revêtu ses habits de lumière. Nous l'avons remontée (ou descendue ?) sous la pluie jusqu'à la Piazza di Spagna, au milieu d'une foule de piétons. Cela m'a rappelé lorsque, avec les enfants, il nous est arrivé de descendre les Champs Elysées fermés à la circulation automobile le soir de la Saint Sylvestre. Les habitants de Rome ont l'habitude de s'habiller et de se promener les soirs du Week-End (voir point 5) ICI) particulièrement dans ce quartier du luxe.
Puis nous avons gravi les marches douces menant à l'église Trinità dei Monti avant de regagner nos pénates.

Heureuses Fêtes à tous !

mercredi 9 octobre 2019

La Reconnaissance - Acknowledgement

Prise le 11.09.2019 à 14h11

Depuis la terrasse au niveau 5 du musée d'Orsay, celui de la Galerie Impressionniste, on a une belle vue frontale sur la butte Montmartre avec la basilique du Sacré-Coeur et le château d'eau. L'opéra Garnier est reconnaissable à son dôme central recouvert de plaques de cuivre. Les façades de la rue de Rivoli sont alignées sur les arbres et les balustres du jardin des Tuileries. Le quai Aimé Césaire longe la Seine.

... le Café Campana, à 14h18

C'est parce que nous avons déjeuné au café Campana près de la coursive qui le délimite sur deux cotés, que nous avons remarqué l’accès vers l’extérieur. Lorsque nous avons terminé notre fort agréable repas arrosé d'une carafe de bonne eau du robinet (nous avions bu la veille au soir la moitié d'une bouteille de bordeaux-clairet à deux. Il faut savoir raison garder) nous sommes sorties profiter du point de vue.

... Berthe Morisot, Jeune femme en toilette de bal (1879), à 11h38

Il y a le musée du quai Branly - Jacques Chirac. Il y a ce qui s'est appelé la "Très Grande Bibliothèque" puis "Bibliothèque nationale de France", "site François-Mitterrand". Il y a la pyramide du Louvre. Le Centre Pompidou...
Le musée d’Orsay a été aménagé dans l'ancienne gare d'Orsay par décision du Président Valéry Giscard d'Estaing...
Berthe Morisot a connu la consécration de son vivant avec cette oeuvre. Entrée en 1894 dans les collections nationales, celle-ci appartient aujourd'hui à la collection permanente du musée d'Orsay.

vendredi 13 septembre 2019

Un Coin de Verdure - a Greenery Spot

Jardin des Tuileries (Paris 1er), le 11.09.2019 à 16h25

Mon amie Liliane et moi nous sommes posées quelques temps sur une chaise dans cette allée du jardin des Tuileries. Ces charmants jeunes gens ont obligeamment enlevé leurs pieds des dossiers pour nous laisser passer lorsque nous nous sommes levées. Cette petite halte à l'ombre des houppiers dans un coin un peu sauvage agrémenté de touffes de fougères nous a délassées d'avoir beaucoup auparavant piétiné au musée d'Orsay.
L'exposition temporaire consacrée à Berthe Morisot s'achèvera le 22 septembre, il est encore temps de s'y rendre et il était grand temps pour moi car je ne serai pas en Région Parisienne la semaine prochaine... Et puis il y a des acquisitions récentes de toiles de Caillebotte que je voulais voir ainsi qu'un nouvel accrochage des toiles de Van Gogh.

M.[onsieur] M.[anet] et sa fille, 1883, exposition temporaire Berthe Morisot, prise à 11h44

Les oeuvres de Berthe Morisot sont un enchantement. Celle-ci montre une scène de sa vie personnelle avec son mari (Eugène frère d'Edouard Manet) qui s'occupe de leur fille Julie pendant qu'elle-même peint et donc qu'elle travaille. Berthe Morisot affectionne les espaces intermédiaires à la lumière tamisée par les feuillages, les personnages de dos, le non-fini.

Une phrase de l'artiste m'a particulièrement touchée : "Il y a longtemps que je n'espère rien, et que le désir de glorification après la mort me paraît une ambition démesurée. La mienne se borne à vouloir fixer quelque chose qui se passe, oh quelque chose ! la moindre des choses, eh bien cette ambition-là est encore démesurée !... une attitude de Julie, un sourire, une fleur, un fruit, une branche d'arbre, une seule de ces choses me suffirait."

vendredi 13 octobre 2017

IRVING PENN (1/2)

Paris 8ème, le 06.10.2017 à 11H49
ICI le dépliant de l'exposition.

Lorsque je me suis présentée entrée Clémenceau, avenue Winston-Churchill, il n'y avait qu'une file d'attente (sans coupe-fil) pour l'exposition rétrospective "IRVING PENN" et elle n'était pas longue... J'ai été étonnée du nombre de visiteurs à l'intérieur. C'était un public attentif et calme, lisant les explications, prenant quelques photos des oeuvres qu'il voulait particulièrement garder en mémoire et ainsi ai-je fait aussi...

Ci dessous, quatre photos que j'ai prises de tirages carrés (plus faciles à assembler).


Man Lighting Girl's Cigarette, New York, 1949
Pablo Picasso à la Californie, Cannes, 1957
Large Sleeve (Sunny Harnet),New-York, 1951
Nude No.43, New-York, 1949-1950




Les 238 oeuvres exposées se déploient à leur aise sur les murs peints en gris de 11 salles. Je ne me suis guère attardée sur les trois dernières salles. J'y reviendrai peut-être lorsque je passerai voir l'exposition "GAUGUIN L'ALCHIMISTE" qui s'est ouverte depuis. J'avoue que ce qu'Irving Penn a tiré des mégots qu'il a ramassés dans la rue ne m'a guère passionné. Les images peuvent être belles sans que l'on puisse avoir envie de les accrocher à son mur et les contempler jour après jour. Le regard aigu de Picasso a été saisi lors d'une rapide séance chez le peintre, improvisée et imposée par le photographe. Irving Penn avait rêvé d'être peintre, il y a renoncé. Toutefois son sens des volumes, de l'expression se sent dans son travail digne des meilleurs affichistes (Villemot par exemple). Il attirait ses modèles en studio, parfois une tente en extérieur pour ses portraits à travers le monde. Je n'ai pas vu de paysage hormis... celui-ci, dans la salle "Les Nus"... Les nus ne sont pas des beautés classiques et glacées, ce qui le reposait des modèles de Vogue.

Si vous n'avez pas l'occasion de venir au Grand Palais d'ici le 29 janvier 2018, vous pouvez toujours vous promener en travers du site web de THE IRVING PENN FOUNDATION.

lundi 12 décembre 2016

La trahison des images - The treachery of images

"Les Vacances de Hegel" (1958), Centre Pompidou (Paris 4ème), le 28.11.2016 à 17H02.

À l'exposition "La trahison des images" dont l'éponyme est le plus connu des tableaux de René Magritte, commenté par lui ainsi : "La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti !"

(Source et reproduction du tableau ICI)



C'est une exposition à voir et à revoir, d'ailleurs j'ai bien l'intention d'y retourner avant qu'elle ne ferme ses portes le 23.01.2017. Elle est didactique, bien structurée, à la hauteur de l'oeuvre de René Magritte qui n'était pas seulement un peintre mais aussi un chercheur et un philosophe... Tout d'abord inspiré comme les surréalistes par Lautréamont ("beau... comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie !"), il a ensuite associé des objets liés par une logique : ici le parapluie repousse l'eau et le verre la retient.

"Éloge de la dialectique" (1937)

J'ai été séduite ici par la mise en abyme (la maison dans la pièce vue par la fenêtre). Ce tableau m'a fait considérer autrement cette photo prise il y a 10 ans...

"Les Charmes du paysage" (1928)

Sont-ce les mots ou les images qui importent ?

"Le Blanc-Seing" (1965)

Sur le pan de mur à gauche de la sortie de l'exposition, un tableau d'avant photoshop et le traitement par calques, jouant sur les différents plans...

vendredi 9 décembre 2016

L'Invité Surprise - the Surprise Guest

Cergy-le-Haut, le 05.12.2016 à 10H59

Il était prévu que j'aille tenir compagnie au petit bonhomme chez lui lundi dernier : la crèche était fermée pour cause de journée de formation. Et puis, il s'est retrouvé à la maison de dimanche après-midi jusqu'à hier après-midi jeudi. Ces jours de solitude relative, hors de sa communauté et sans son frère aîné qu'il adore, qui l'adore mais réussit tout tellement mieux que lui, lui ont fait grand bien ! Il aurait pu se lever plus tard, mais son réveil interne sonne à 6H30, 7H00. Heureusement il a fait beau, nous sommes sortis, nous sommes même allés goûter à la bibliothèque de Vauréal, nous avons touché tous les livres de la section bébé, dont celui-ci sorti en 1980 qui est tout à fait d'actualité grâce à l'exposition "René Magritte La trahison des images" qui se déroule jusqu'au 23 janvier prochain au Centre Pompidou.
Le petit homme porte un gilet tricoté main au début des années 80 du siècle dernier. Quoiqu'ayant été beaucoup porté par d'autres, il n'est pas tellement usé et pourra servir encore. De Little Jo on ne peut dire qu'il est un culbuto même s'il ressemble un peu à celui qui est démonté sur la photo. On ne peut dire qu'il est encore bipède même s'il tient debout comme les ours dont parle l'exposition "ESPÈCES D'OURS!" à la Grande Galerie de l'Évolution, jusqu'au 19 juin prochain...

mardi 8 novembre 2016

La Visite - Visiting Paris

Jardin des Plantes (Paris 5ème), le 5.11.2016 à 10H24

Lorsque la Petite P aura 4 ans révolus, elle pourra voyager comme sa grande soeur en tant qu'enfant accompagnée par avion ou TGV. Pour cette fois, Maman et Mlle A sont venues la chercher à Paris après qu'elle ait passé une semaine chez nous à Cergy... Nous avons eu une fin de semaine bien agréable et occupée ; nous avons passé la journée du samedi au Muséum d'Histoire Naturelle du Jardin des Plantes, visitant l'exposition "ESPÈCES D'OURS!", la Grande Galerie de l'Évolution, la galerie des enfants. Nous avons déjeuné à la Grande Mosquée.
Le Grand'Père avait envisagé que nous nous déplacions en métro et à pied mais j'ai suggéré que nous utilisions plutôt la voiture, ce qui serait plus rapide et éviterait de la fatigue à la Petite P même si elle est bonne marcheuse. Le grand'père "maîtrise". Il a facilement trouvé à se garer, rue Cuvier. Par cette porte on arrive dans le Jardin des Plantes en passant devant la statue de Bernardin de Saint Pierre. Celui-ci n'était pas seulement l'auteur de "Paul et Virginie". Il était aussi botaniste et il a travaillé au jardin des Plantes. Il y a eu déjà des messages à lui consacrés sur "Cergipontin" (cliquer sur le libellé) : il a vécu et est décédé à Éragny-sur-Oise. où nous avons nous-même habité quelques temps...

Rue Cuvier (Paris 5ème), à 15H26

Lorsque nous avons regagné la voiture, Mlle A marchait en lisant le livre acquis à la boutique du Muséum et consacré à Siam l'éléphant. Siam fut une star vivante du zoo de Vincennes. Il est, après sa mort, en bonne place dans la Grande Galerie de l'Évolution...

lundi 4 juillet 2016

Les Basses Plaines - Lowlands

Achères (Yvelines) le 26.06.2016 à 10H27, orge et coquelicots

Nous nous sommes garés à Achères, chemin des Basses Plaines, près du pont qui enjambe la ligne de chemin de fer puis nous sommes allés à pied prendre cette photo du champ que j'avais repéré depuis le RER A en rentrant l'avant-veille de deux expositions au Grand-Palais (CARAMBOLAGES et AMADEO DE SOUZA-CARDOSO). Je le reluque ce champ qui apparaît juste après que le RER ait quitté la gare d'Achères. J'en surveille l'évolution (en rentrant lundi dernier de l'exposition consacrée au photographe portraitiste malien SEYDOU KEÏTA toujours au Grand Palais). Il est un temps pour tout même si les coquelicots sont abondants ce printemps comme les fleurs de bord de chemin ou de talus (Vesce, Millepertuis, Séneçon...) ; il est donc un temps pour tout qu'il ne faut pas laisser passer. La saison culturelle se termine. Aussi sommes nous allés samedi avant qu'il ne soit trop tard à Giverny au musée des Impressionnismes pour "Caillebotte PEINTRE & JARDINIER) qui s'est achevée hier dimanche. Le Petit Gennevilliers dont il a beaucoup peint la platitude des champs n'est guère différent d'Achères en bord de Seine.
Samedi dernier, la "prairie aux coquelicots" du musée des Impressionnistes était déjà bien défleurie...

Le 26.06.2016 à 10H20, sise aussi chemin des Basses Plaines, cette "Chapelle de Garennes" (voir ICI la 5ème photo à partir du haut de la page)
La machine à laver est anecdotique, il y avait également des poubelles en sacs dans le petit bâtiment. Il n'a guère changé mais le terril est arrivé ainsi qu'un petit noyer.


Achères est la voisine de la prestigieuse Saint-Germain-en-Laye où est né Louis XIV. Lorsque nous habitions Eragny-sur-Oise qui n'en est pas loin, notre maraîcher parlait de la forêt d'Achères et non de celle de Saint-Germain... L'extension des carrières de sable des bords de Seine fait évoluer le paysage rapidement. La création d'un port industriel va chasser les pêcheurs opportunistes des étangs apparus dans les fosses inondées. Ainsi va l'Histoire, en marche depuis les romains et même avant...

Le 27.06.2016 à 11H42, le chemin des Basses Plaines depuis le RER roulant

Comment Gustave Caillebotte photographierait-il son cadre de vie, s'il vivait aujourd'hui ?

lundi 21 mars 2016

Les Enfants Flous - the Blurred Children

Prise le 27.02.2016 à 16H57 à la Cité des enfants 2-7 ans (Paris 19ème) à l'espace "J’EXPÉRIMENTE"



Il est des photos que l'on trouve dans la mémoire de son appareil dont on ne sait comment elles y sont arrivées et encore moins comment on les a prises. Certaines sont des cadeaux, comme celle-ci que j'aurais été tentée d'intituler "les Anonymes" ou "Anonymous". Une mère, une grand-mère, un grand-père reconnaîtront sans peine leurs têtes blondes à la courbe d'une joue, le coiffé d'une nuque, le penché d'une silhouette pressée de tout expérimenter...

Prise le 06.02.2015 au Crédit Municipal de Paris (Paris 4ème), à l'exposition "Jean-Philippe Charbonnier L’oeil de Paris"

Un enfant flou
Paris 20e 1947
"Je n'ai jamais compris pourquoi, dans cette étrange photo, pourtant faite "à la chambre" et sur pied, seuls les becs de gaz étaient nets."
- Jean-Philippe Charbonnier, 1921-2004 -


"... apparue en 1947 comme une photo ratée. Pourtant Jean-Philippe l'a toujours aimée et conservée parmi ses photos préférées comme une énigme précieuse le représentant lui enfant." (Source ICI)


C'est l'occasion de partager la photo "Un enfant flou" que j'ai beaucoup aimée, parmi d'autres qui m'ont également touchée à l'exposition consacrée à Jean-Philippe Charbonnier. Je l'avais visitée un matin avant de voir l'après-midi "Paris Magnum" à l'Hôtel de Ville de Paris. Il n'est pas bon de cumuler deux expositions le même jour. L'une pâtira de la comparaison. De même lorsqu'on visite deux jardins à la suite, il en est toujours un que l'on préfère à l'autre et c'est un peu injuste...

mercredi 18 novembre 2015

Bonhomme - Draw-a-Man

Grand Palais (Paris 8ème), le 12.11.2015 à 17H13

"Picasso.Mania". Ou "un Picasso mythologique au Grand Palais" comme est titré ce compte rendu du "Gentleman Moderne" racontant bien mieux ma propre visite que je ne l'aurais fait moi-même... Cet article cite même cette phrase de Picasso qui illustrerait fort bien ma première photo : "Quand j’étais enfant, je dessinais comme Raphaël mais il m’a fallu toute une vie pour apprendre à dessiner comme un enfant"... AILLEURS, j'ai trouvé celle-là : "L'art lave notre âme de la poussière du quotidien"...
A peine sortie de l'exposition, je voulais déjà y revenir...

lundi 26 octobre 2015

Les Couleurs de l'Automne - Fall Colors

Évian-les-Bains (Haute-Savoie), le 23.10.2015 à 10H51
  • "Le Palais Lumière est à l’origine un établissement thermal. Construit en 1902 par l’architecte Ernest Brunnarius, c’est l’un des plus beaux témoignages de l’architecture des villes d’eaux du début du XXe siècle. Situé sur le front de lac, au voisinage de l’hôtel de ville (ancienne villa des frères Lumière), il jouit d’un emplacement central et privilégié...
    ...En 1996, la Ville d’Evian est redevenue propriétaire du bâtiment et s’est préoccupée de sa préservation.
    Sa façade principale, son hall d’entrée, son vestibule et ses décors ont été inscrits aussitôt à l’inventaire des Monuments historiques.
    Une réflexion sur une destinée nouvelle et valorisante a abouti au projet de reconvertir l’édifice en centre culturel et de congrès..."
    (Source ICI)

  • Du 2 octobre 2015 au 10 janvier 2016 se tient au Palais Lumière l’exposition "Life’s a Beach / Evian sous l’œil de Martin Parr" (voir ICI et aussi ).
    Si, pour raisons disons familiales, je n'y ai pas passé autant de temps que j'aurais voulu, j'ai toutefois eu la chance d'y être quasi seule et d'avoir la discrète compagnie d'un charmant jeune homme travaillant à la médiathèque, pour discuter des photos et découvrir leur contexte...



Nous avons fait un long voyage de retour par le TER Rhône-Alpes, le TGV Lyria puis le RER A... À notre arrivée au terminus Cergy-le-Haut, chargés de bagages et de souvenirs, nous avons retrouvé le vert, le jaune, l’ocre, le roux, le brun que nous avions laissés dans l'Estlointain : ils ponctuaient l’orée du bois Lapelote que nous longeons en rentrant chez nous...
Les couleurs de l'automne se portent haut et fort, cette année (et le liquidambar de notre jardin est particulièrement rubicond)...

vendredi 17 avril 2015

L'endroit où il faut être - The Place to be

Terrasse photographiée depuis le boulevard Raspail, le 18.09.2012 à 12H07

Les premières lignes des "Mémoires d'une jeune fille rangée" (1958) de SIMONE de BEAUVOIR sont : "Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 2008, dans une chambre aux meubles laqués de blanc, qui donnait sur le boulevard Raspail."
Plus loin, elle écrit : "Au dessous de notre appartement, face au paisible Dôme où M. Dardelle jouait aux Dominos, venait de s’ouvrir un café bruyant, la Rotonde."

VASSILIS ALEXAKIS écrit à sa mère, décédée dix années plus tôt, dans son roman "Je t'oublierai tous les jours" (2005) : "Nous habitions encore boulevard Raspail, le petit deux-pièces sous les combles dont tu te souviens sans doute. Non loin de là, sur le terre-plein qui séparait la chaussée, se dressait une imposante statue de Balzac œuvre de Rodin. Quand j’écrivais Le Sandwich je croisais Balzac tous les jours mais il ne m’impressionnait pas outre mesure."
Et beaucoup plus loin, presque à la fin du roman : "La statue de Balzac n’est plus sur le boulevard Raspail. Je m’en suis aperçu par hasard il y a quelques mois. Aurait-elle déménagé au musée de son créateur ?"

LA ROTONDE et le BALZAC de RODIN sont idéalement placés près de la sortie de la station Vavin, dans le mythique quartier du Montparnasse. Le pied de la statue est un point de rendez-vous parfait entre deux personnes qui ne se connaissent pas de vue (des blogueurs par exemple). " BALZAC trône dans les jardins du musée Rodin, sur le boulevard Raspail et dans les collections du MoMA, à New York." En effet. Je l’ai croisé à Berlin en 2004, dans le hall de l’EXPOSITION des œuvres prêtées par le MoMA de New-York... Quel étrange monument doté d’ubiquité et citoyen du Monde !
(Fin Août 2007, il était bien revenu boulevard Raspail).

lundi 13 janvier 2014

L'escalier des tapissiers - Hidden Staircase

Prise au château de Versailles, le 06.01.14 à 15H00

"L'escalier des tapissiers" désigne l'escalier dérobé que nous avons emprunté : la présence inopinée au château de Versailles de sommités politiques requérant un important déploiement policier, se télescopait avec notre visite de l'exposition "André Le Nôtre en perspectives. 1613 - 2013" (jusqu'au 23 février)...
Ils sont délicieux ces moments juste avant, lorsque l'on ne sait ce qui nous attend et que tout est possible encore...

lundi 23 septembre 2013

Place de village avec chien - Village Square with Dog

Prise au Lac d'Issarlès (Ardèche), le 09.07.13 à 17H28
Le chien est un épagneul breton (bien entendu). Nous en avons croisés beaucoup en Ardèche, dont trois au lac d’Issarlès. Celui-ci s’appelle Fino (comme le chien de l’inspecteur Gadget)...


Il ne faut pas croire que le village soit ravitaillé par les corbeaux ! Nous le savions, mais nous eûmes la divine surprise de découvrir, en prenant la rue qui monte raide à gauche du gite et passe devant une petite boulangerie artisanale, qu’après 10 minutes de marche à peine, nous arrivions à la place de l’église, de la mairie, de la poste, de l’office du tourisme... Où se trouve une petite supérette et où se déroule le marché des producteurs (cerises, miel, fromages de chèvre...) tous les mardis en fin d’après-midi. Il est possible aussi de retirer de l’argent liquide à la station service de proximité, à condition d’avoir une carte bancaire du Crédit Agricole et qu’il y ait suffisamment de cash en caisse...
Bien sûr, jamais au village ne sera organisée une rétrospective complète de l’œuvre de Roy Lichtenstein comme cela est en ce moment au Centre Pompidou. A cette exposition, que j’ai visitée vendredi dernier, il y a, de part et d’autre de la sortie, deux immenses toiles très zen. "Landscape with Philosopher" (Paysage avec philosophe) et "Landscape with Boat" (Paysage avec bateau), ces deux tableaux m’ont beaucoup plu. Le philosophe est tout petit, petit dans un repli en bas à droite de l’une. Le bateau n’est pas grand du tout et de plus il est coupé en son milieu par le cadre en bas à gauche de l’autre...

vendredi 22 février 2013

CHUUUTTT !!!

Prise le 20.02.13 à 13H43, place Igor-Stravinsky (Paris 4ème) que bordent l’église Saint Merri et le centre Pompidou et où se situe la fontaine Stravinsky, ou fontaine des Automates.
"CHUUUTTT !!!" sponsorisé par la mairie du 4ème restera sur ce pignon "en déshérence" au moins jusqu'en 2014. Oeuvre du pochoirtiste Jef Aerosol, qui l'a réalisée lors d’une "performance" en juin 2011.
L'ami Peter y était.


J’avais comme étape obligée, avant la grande exposition Dali au musée Pompidou, l’autoportrait de Jef Aerosol. Aussi suis-je venue de la station de métro Hôtel-de-Ville, afin de débouler bien en face (et puis l’on marche depuis HdV moins que dans et depuis Châtelet-les-Halles). Jef Aerosol m’a tout de suite remarquée...
L’exposition Dali est ce qu’il faut voir en ce moment, comme l’a été la précédente à lui consacrée en 1979 du vivant de l’artiste, ou l’expo Toutânkhamon en 1967, ou l’expo Monet en 2010.
Dali s’est bien adonné à la performance. Et il a bien maîtrisé !

lundi 26 novembre 2012

Colleurs d'affiche dans le métro - billstickers in the Paris Metro

Le 21.11.12 à 10H41

J’avais décidé d’aller voir l’exposition consacrée à Edward Hopper au Grand Palais qui ouvre à 10 heures du matin tous les jours. Il n’y avait plus grand monde à cette heure de la journée sur le quai de la station de métro Rome. Il n’y a pas grand monde parfois aussi le soir lorsqu’il m’arrive d’en repartir et alors les rames sont assez espacées ce qui rallonge le temps de trajet. J’aime bien les affiches du métro qui font partie de son paysage visuel et puis elles donnent des idées de sortie. Quoique je ne croie pas que l’exposition Hopper du Grand Palais ait besoin de beaucoup de publicité pour faire le plein. Les colleurs d’affiches sont organisés et méthodiques. Ils déploient leurs accessoires puis les affiches en pièces comme des puzzles à reconstituer. Lorsqu’ils ont terminé, ils nettoient soigneusement le chantier, l’eau de leur seau versée dans la petite rigole sous l’affiche finit dans le caniveau au pied du mur...

L’exposition Hopper se déroule jusqu’au 28 janvier 2013, je l’ai tant aimée que j’en ai acheté le catalogue et que je pense y retourner...

jeudi 29 avril 2010

La Monnaie de Paris (Paris 6eme) : l'escalier de service *** backstairs

Le 28.04.10 à 15H10

Si vous le pouvez, allez voir l’exposition "Willy Ronis une poétique de l’engagement" [jusqu’au 22 août à la Monnaie de Paris (quai Conti)]. 150 photographies célèbres ou inédites sont accrochées aux murs d’une enfilade de salles sobres. Elles sont souvent accompagnées d’un petit texte de Willy Ronis (1910-2009) lui-même, évocateur des conditions de prise et des réflexions qu’elles lui ont inspirées.

Cette photo de l'escalier que j'ai chopée à la sortie de l’exposition me plait bien, malgré son manque de netteté. A cause du "cadrage intégral", de la position du personnage dans le décor minimaliste quoique précis et de sa posture. Tout y est bien en place. C’est pourtant une prise hâtive, unique, à l’instinct, qui n’a donc pas été "prévisualisée". Une chance. Un cadeau. Un souvenir...

Nous retournerons la semaine prochaine à Giverny avec deux messages...

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Creative Commons Licence 3.0 France - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les mêmes Conditions.

Archives